Chronique de Un cri dans l’abîme

La version française et la version américaine du roman avec Konvent au centre.

 

Une chronique récente de Un cri dans l’abîme parue dans Babelio :

 

Le Death Doom et les enfers. Le Metal et les ténèbres.
Avec une puissance virevoltante, le dernier roman d’Oksana et Gil Prou propulse (avec leur accord) la chanteuse et les musiciennes de Konvent dans les profondeurs de la Terre. Et même bien au-delà…. Cette odyssée souterraine est rythmée par des combats cruciaux et de plus en plus violents où la confrontation avec des entités démoniaques ne peut s’achever que par une victoire de la musique sombre de Konvent et la voix caverneuse de leur chanteuse : Rikke Emilie List.
Tout commence par un concert à Copenhague qui semble virer au drame car un trou béant s’ouvre brutalement derrière les spectateurs. Les miasmes des enfers envahissent par vagues le vaste espace consacré au Metal sous toutes ses formes. Seul le Death Doom hypnotique et puissant de Konvent semble susceptible d’enrayer l’engloutissement au sein d’un gouffre qui remémore immédiatement les vers de Victor Hugo dans Les Contemplations (Ce que dit la bouche d’Ombre) :
« Là, tout flotte et s’en va dans un naufrage obscur ;
Dans ce gouffre sans bord, sans soupirail, sans mur,
De tout ce qui vécut pleut sans cesse la cendre ;
Et l’on voit tout au fond, quand l’œil ose y descendre,
Au-delà de la vie, et du souffle et du bruit,
Un affreux soleil noir d’où rayonne la nuit ! »
D’inquiétantes titanomachies musicales ponctuent cette descente au sein d’abîmes enténébrés qui ressemblent un peu à l’Enfer de la Divine Comédie vu à travers le prisme déformant de la gravitation quantique.
Un roman −déjà traduit en anglais sous le titre Growling Into The Abyss (Black Coat Press)− qui mêle astucieusement des personnages réels, une musique qui s’apparente à un tsunami sonore et des créatures hallucinantes et affolantes. L’ensemble tisse une trame dramatique qui va crescendo jusqu’à l’horreur finale tapie dans les replis d’une écorce terrestre qui est à la fois joyau et tombeau.

Version française : 

https://www.riviereblanche.com/blanche-2210-un-cri-dans-labime.html

Version américaine :

https://www.blackcoatpress.com/fiction-growling-into-the-abyss.html 

 

La chronique : https://www.babelio.com/livres/Oksana-Un-Cri-dans-lAbime/1412602#critiques 

 

Le logo de Konvent.

Un cri dans l’abîme et Growling Into The Abyss.

Version française.

Version américaine.

SF et Metal : interview dans Le Populaire du Centre

Gil et Emmanuel Hennequin

 

Interview parue le 30 Avril 2022 dans Le Populaire du Centre.

Le sujet : les liens entre la SF et la musique Metal.

Interview : Laurent Bonilla.

 

Les liens entre la science-fiction et la musique Metal sont évidents. Démonstration avec deux haut-viennois, Gil Prou, écrivain, et Emmanuel Hennequin, rédacteur en chef d’une revue musicale en ligne, Obsküre.

L’un vit à Razès et écrit des romans de science-fiction à quatre mains avec Oksana (Gil Prou), l’autre est un Limougeaud pur jus et dirige une revue numérique de musique dite alternative ou sombre, Obsküre (Emmanuel Hennequin) (*).

Tous deux sont les parfaits symboles des synergies qui existent entre le monde de la SF et la musique Metal. « Ces liens existent depuis la fin des années 60 », explique Gil Prou. Qui sait d’autant mieux de quoi il parle que son dernier roman, Un cri dans l’abîme (comme les précédents, écrit avec Oksana), met en scène un vrai groupe de metal, 100% féminin, Konvent, aux prises avec d’infernales entités sonores (**). Les membres ont bien sûr été sollicités pour autorisation. Séduites, elles ont donné leur accord… et Emmanuel Hennequin a accepté de préfacer l’ouvrage.

« Ce son (Metal) qui veut tant dépasser le commun, ne pouvait que trouver en la SF et le fantastique une réserve divinatoire et fantasmagorique », écrit ainsi le préfacier. « Il existe de toute évidence un feeling, une résonance entre l’univers sonore de Konvent et la narration de Gil et Oksana. C’est tout l’intérêt de leur livre », poursuit Emmanuel.

« Le grand écrivain de SF et Fantasy Michael Moorcock a écrit des paroles de chansons pour les groupes Blue Öyster Cult et Hawkwind. Le groupe de Metal autrichien Summoning, lui, est inspiré par Tolkien », explique Gil Prou. « Il y a énormément de groupes de Metal en Scandinavie, qui se sont appuyés sur la riche mythologie scandinave », poursuit l’écrivain.

« Ces liens entre SF et Metal sont évidents dans les années 70 avec Black Sabbath, qui a pioché des éléments de son univers dans la SF. Pareil pour Iron Maiden », lance Emmanuel Hennequin.

Compte tenu de la vivacité de la littérature SF et celle de la musique Metal, nul doute que ces synergies continueront de séduire nombre d’amateurs.

 

(*) Revue créée par Emmanuel Hennequin et Nicolas Pingnelain en 2000, sur internet. Elle connut une version papier entre 2012 et 2016, sur un rythme bimestriel, avant de redevenir 100% digitale. Sa consultation est gratuite. En 2007, Obsküre a publié un bel ouvrage chez l’éditeur K-ïnite, Obsküre Opus I.

 

(**) Ouvrage paru chez Rivière Blanche et traduit aux États-Unis. 

 

Oksana présentant les éditions françaises et américaines du roman dont la chanteuse et les musiciennes de Konvent sont les héroïnes.

Gil Prou et Emmanuel Hennequin ont dressé une petite liste, évidemment non exhaustive, d’albums Metal inspirés par la SF :

Fire of Unknown Origin − Blue Oster Cult

Somewhere in Time − Iron Maiden

Operation : Mindcrime − Queensrÿche

The Outer Limits − Voivod

Crack the Skye − Mastodon

Frost and Fire et King of the Dead − Cirith Ungol

Dopes to Infinity − Monster Magnet

In Search of Space et Doremi Fasol Latido − Hawkwind

Old Mornings Dawn − Summoning

Memoria Vetusta II : Dialogue With The Stars − Blut Aus Nord

Codex Omega − Septicflesh

Traced In Air − Cynic

L’interview dans la version papier du journal.

Konvent sur scène.

Les couvertures de nos romans (version française et américaine) avec le logo de Konvent au centre.

Prix Rosny Aîné 2022

Paru en 2021, Le festin de Tisiphone participe au Prix Rosny Aîné 2022

 

Chaque année, le Prix Rosny Aîné distingue le meilleur roman français de Science-Fiction paru l’année précédente.

Notre roman Le festin de Tisiphone publié aux Éditions Rivière Blanche participe à ce Prix pour lequel les votes s’arrêteront le 30 Juin.

Voilà le lien pour voter : https://www.noosfere.org/rosny/VoteRomans.asp

Le festin de Tisiphone – couverture : Frederic Leighton (1830-1896)
Oksana présentant Le festin de Tisiphone.
Oksana et Gil lors d’un salon du Livre.
La couverture complète.

Notre nouveau roman en français et en anglais

Un cri dans l’abîme (version française) et Growling into the Abyss (version américaine).

Notre nouveau roman paraît en France et aux États-Unis le 1er Avril 2022.

Un cri dans l’abîme est disponible ici : 

https://www.riviereblanche.com/nouveautes-bl2210-un-cri-dans-labime.html 

L’illustration de couverture est réalisée par Marije Berting et ce roman dont les héroïnes sont la chanteuse et les musiciennes de Konvent bénéficie d’une belle préface rédigée par Emmanuël Hennequin, le rédacteur en chef d’Obsküre : https://www.obskure.com/ 

 

Growling into the Abyss a été traduit par Sheryl Curtis.

L’illustration est de Marije Berting.

Il peut être commandé ici : https://www.blackcoatpress.com/new-releases-growling-into-the-abyss.html   et sur tous les sites de vente de livres anglo-saxons un peu partout dans le monde.

 

Au même moment, nos héroïnes viennent de faire paraître leur nouvel album : Call Down The Sun chez Napalm Records : https://napalmrecords.com/english/konvent 

 

Nouveau disque de Konvent : Call Down The Sun

Growling into the Abyss (Black Coat Press) et Un cri dans l’abîme (Rivière Blanche).
Growling into the Abyss.

Coordination avec Konvent

Nos deux nouveaux romans dont les héroïnes sont la chanteuse et les musiciennes de Konvent

Excellente coordination entre Konvent et nous.

Leur nouveau disque : « Call Down The Sun » sort le 11 Mars chez Napalm Records.

Nos deux romans dont elles sont les héroïnes : Growling Into The Abyss et Un cri dans l’abîme paraissent à la fin du mois de Mars chez Rivière Blanche : https://www.riviereblanche.com/a-paraitre-bl2210-un-cri-dans-labime.html et en anglais chez Black Coat Press : https://www.blackcoatpress.com/forthcoming-growling-into-the-abyss.html .

Enfin, leur tournée européenne commence le 8 Avril avec deux passages en France.

Le nouvel album de Konvent qui sortira le 11 Mars 2022 chez Napalm Records
La tournée 2022 de Konvent
Notre nouveau roman en français
Notre nouveau roman en anglais
Konvent sur scène

Chronique de Nyx et Thanatos

Une nouvelle chronique de Nyx et Thanatos.

Dès la préface qu’il a rédigée pour Nyx et Thanatos, Laurent Whale (romancier franco-britannique qui a été récompensé par de multiples prix littéraires dont le Prix Rosny Aîné, le Prix Masterton et le Prix Bob-Morane) trace les grandes lignes de cette épopée.

« Au-delà d’une cosmogonie originale, Oksana et Gil explorent l’infini des possibles où chaque phrase est un champ de diamants bruts qui ne demandent qu’à être cueillis. […] Explorateurs, pilotes, soldats de fortune et concepteurs d’univers, nagez entre d’étranges galaxies où le temps n’a pas cours. Laissez ce formidable sens du merveilleux si cher aux anglo-saxons vous transporter par-delà les vides infinis, tantôt brillant voyageur de l’éther et tantôt esclave. Tantôt reine et tantôt servante. Ne faites pas l’économie de vos envies ni de vos sentiments. Un livre d’Oksana et Gil, c’est autre chose qu’un simple empilement de pages sous une belle couverture. Non, c’est un voyage, un périple, une aventure dont vous sortirez burinés aux vents de l’espace, des feux au ventre et mille soleils au fond des yeux. »

Suite de Zalmoxis qui décrivait les destins croisés des survivants d’une humanité décimée par un impitoyable « hiver volcanique », Nyx et Thanatos explose les frontières d’une Confédération s’étalant sur 200 millions d’années−lumière.

Afin de lutter contre les terrifiants Sulphylïshs qui prétendent dominer tous les empires de la Confédération des trois Amas, les survivants d’une humanité suicidaire et leurs alliés extraterrestres devront partir en quête de civilisations positionnées à près d’un milliard d’années-lumière.

Cette titanesque odyssée leur permettra de découvrir des êtres qui défient l’entendement par leur apparence et leur faculté de vivre dans cinq ou six dimensions spatiales. En dépit de leurs différences, ces créatures fantasmagoriques s’uniront afin de briser le joug de tyrans qui martyrisent les peuples et pillent les richesses des planètes qu’ils annexent afin de nourrir une inextinguible soif de puissance.

La solution existe. Elle est lointaine. Extraordinaire. Fabuleuse.

L’omnipotente créature susceptible d’éliminer la menace que les Sulphylïshs font peser sur la Confédération est aussi la seule qui soit capable de voguer d’univers en univers au sein du multivers. Dans sa préface, Laurent Whale résume l’âme de ce roman dantesque en une phrase : « Le goût de l’hypothèse ultime, la chasse de l’absolu. »

Oksana et Gil Prou suggèrent à plusieurs reprises que ce gigantesque multivers qui crée de nouveaux mondes à chaque seconde est sans commencement et sans fin. On peut aisément comprendre qu’une structure qui s’auto-reproduit et se ramifie sans cesse soit éternelle. Il est plus déroutant de penser qu’elle n’a jamais eu de commencement.

Espérons que les auteurs dévoileront enfin cet ultime et fascinant mystère dans un prochain roman.

Laurent Whale qui a rédigé la préface – Photo : Pascale Doré

Lien vers la chronique : https://www.babelio.com/livres/Oksana-Nyx-et-Thanatos/1342733

Pour se procurer le livre : https://www.riviereblanche.com/blanche-2190-nyx-et-thanatos.html 

Oksana présente Nyx et Thanatos

Le festin de Tisiphone sur Babelio

Une nouvelle chronique du Festin de Tisiphone sur Babelio :

 

https://www.babelio.com/livres/Oksana-Le-Festin-de-Tisiphone/1328440

 

Le festin de Tisiphone orchestre les destinées de plusieurs familles qui se retrouvent au même endroit afin de vivre une surprenante odyssée intérieure. Ce thriller fantastique commence presque comme une comédie. Cependant, l’atmosphère s’alourdit rapidement. L’onirisme se glisse entre chaque page et le lecteur réalise alors que le visible n’est que l’épiphanie de l’invisible. Au sein d’une crypte aménagée dans un manoir baroque, plusieurs tableaux deviennent des univers inquiétant. Dangereux. Épouvante, érotisme et réminiscences d’un passé enfoui dans l’imaginaire de la plupart des membres de cette aventure immobile deviennent les règles d’or d’un jeu qui n’amuse plus personne.
Vieille de plus d’un siècle, une terrifiante et implacable vengeance s’abat alors.

Ce thriller qui joue avec le fantastique et l’horreur met en scène des personnalités fortes et déroutantes. Certaines sont très inquiétantes comme Ophélie et Aglatide, les deux étranges assistantes du vieux majordome dont le rôle devient crucial au fil des immersions au cœur de tableaux qui distillent l’effroi. le personnage essentiel : DarkIsis, symbolise la quintessence d’une intelligence brillante. Toujours prête à ouvrir toutes les portes, se confronter à tous les défis.
Dans ce domaine, le manoir niché au centre d’un vaste parc en Ardèche constituera l’écrin idéal pour les expériences les plus folles. Les plus déroutantes. Les plus affolantes aussi.

 

Disponible chez Rivière Blanche :

https://www.riviereblanche.com/blanche-2199-le-festin-de-tisiphone.html

 

Oksana présentant Le festin de Tisiphone

Prix Rosny Aîné 2021

Paru en janvier 2020, Les vortex d’Übelmanium participe au Prix Rosny Aîné 2021 qui récompense chaque année les meilleurs romans de SF française.

Pour voter, il suffit d’aller sur le site officiel du Prix : https://www.noosfere.org/rosny/VoteRomans.asp

Le processus est simple : vous cochez entre 2 et 5 titres (pas plus). Puis vous descendez au bas de la page afin de mettre votre nom et votre adresse mail. Il suffit ensuite de cliquer sur « Voter ».

Bien sûr, on ne peut voter qu’une fois.

Vous pouvez donc soutenir Les vortex d’Übelmanium dont l’héroïne est Emmanuelle Zoldan, mezzo−soprano qui est aussi la chanteuse du groupe de Metal norvégien Sirenia. Emmanuelle a, par ailleurs, réalisé la couverture du livre car elle est aussi peintre et dessinatrice.

Emmanuelle Zoldan : mezzo-soprano d’opéra. Photo : Louis Combelles

Emmanuelle Zoldan : chanteuse Metal avec Sirenia. Photo : Valerie Schuster

Sirenia en concert. Photo : Anca Coleasa

Deux chroniques de notre nouveau roman

Oksana présentant Le festin de Tisiphone

 

Deux chroniques de notre nouveau roman : Le festin de Tisiphone, parues sur le site Plume Libre et sur Babelio.

https://www.plume-libre.com/index.php?option=com_content&view=article&id=4579:oksana-a-gil-prou-festin-tisiphone&catid=82:fantastique-horreur&Itemid=85

https://www.babelio.com/livres/Oksana-Le-Festin-de-Tisiphone/1328440

Le site Plume Libre

 

Ce roman est tiré d’un scénario que nous avions écrit pour une série TV : « Cauchemars à louer » dont le concept a été imaginé par Joël Houssin. Nous avons donc participé à l’écriture de certains scénarios avec Valérie Fadini et Joël Houssin.

En dépit des succès des scénarios de Joël au cinéma (Ma vie est un enfer, Dobermann) ou à la télévision (Les Bœufs-carottes, David Nolande, Éternelle et plusieurs épisodes de Navarro ou Commissaire Moulin) ce concept atypique est toujours coincé dans les tiroirs des sociétés de productions. Joël nous a donc donné la possibilité de transformer l’un de nos scénarios en roman.

Le manoir où se déroule l’odyssée immobile qui vire au cauchemar.

 

Résumé en 4eme de couverture :

La société Arkhadium l’affirme : Rêver… et nous ferons le reste !

À la fin du printemps 2022, plusieurs personnes vont se retrouver pendant une semaine dans un manoir isolé au cœur de l’Ardèche afin de vivre une aventure unique.

Construite en 1905 par Balthazar Anguissoli, un excentrique ayant fait fortune dans le commerce du caoutchouc naturel, la demeure est vaste, entourée d’un grand parc et cernée de hauts murs. Balthazar copiait des toiles de la Renaissance et du XIXe siècle. Ces peintures ornent désormais une salle souterraine.

Dès le premier jour, les tableaux s’animent et deviennent scènes de vie, scènes de libertinage, mais aussi scènes de massacre. Les participants à cette expérience comprennent alors qu’ils sont tous liés par un terrible secret.

Puis, l’effroyable vengeance s’accomplit : le festin de Tisiphone !

DarkIsis : le personnage central du roman. Photo : Seï
Ce tableau d’Antoine Caron : Les massacres du Triumvirat (1566) symbolise la fin de l’aventure pour la plupart des participants à cette « odyssée intérieure »…

 

Chronique Plume Libre

Nouveau roman du duo d’auteurs très prolifique Oksana et Gil Prou, Le festin de Tisiphone est, contrairement à leurs habitudes, un roman qui se passe de nos jours et sur Terre, ce qui est assez rare dans leur bibliographie pour le signaler. Donc, pour une fois, le lecteur se retrouve dans un univers familier. Très rapidement, les auteurs nous présentent une galerie de personnages qu’ils vont plonger dans un univers feutré, inattendu et onirique avec un relent de Cluedo sans meurtre, mais nappé de mystère.

Les chapitres, assez longs, prennent le temps de bien détailler chaque personnage, ce qui leur donne une certaine épaisseur et, par conséquent, nous permettent d’être plus empathiques avec eux. Même les personnages, sur le papier, moins sympathiques, nous interpellent quand même, car le lecteur peut comprendre les motivations du personnage. C’est une des grandes réussites du roman et des romans de ce duo en général, la caractérisation de leurs personnages.

Dans ce roman, bien que se déroulant dans notre référentiel, les auteurs trouvent rapidement moyen de nous faire évader dans des univers différents, à des époques passées, comme si le réel les limitait dans leurs imaginations. Et ces excursions sont le lieu de pérégrinations ébouriffantes pour le meilleur comme le pire, ce qui constitue la moelle épinière du roman.

Oksana et Gil Prou signent ici un de leur meilleur roman et celui-ci constitue une très bonne introduction à leur univers si unique. J’encourage donc le lecteur ne connaissant pas ce duo d’écrivain à se jeter sur ce roman.

N’hésitez pas à venir goûter ce festin !

 

Le Festin de Tisiphone, parution mai 2021. Éditions Rivière Blanche

https://www.riviereblanche.com/blanche-bl2199-le-festin-de-tisiphone.html

Aglatide : l’une des deux inquiétantes assistantes du majordome du manoir.
L’abbaye en ruines située dans le parc du manoir dissimule un hallucinant secret.

 

Chronique dans Babelio :

Le festin de Tisiphone orchestre les destinées de plusieurs familles qui se retrouvent au même endroit afin de vivre une surprenante odyssée intérieure. Ce thriller fantastique commence presque comme une comédie. Cependant, l’atmosphère s’alourdit rapidement. L’onirisme se glisse entre chaque page et le lecteur réalise alors que le visible n’est que l’épiphanie de l’invisible. Au sein d’une crypte aménagée dans un manoir baroque, plusieurs tableaux deviennent des univers inquiétant. Dangereux. Épouvante, érotisme et réminiscences d’un passé enfoui dans l’imaginaire de la plupart des membres de cette aventure immobile deviennent les règles d’or d’un jeu qui n’amuse plus personne.

Vieille de plus d’un siècle, une terrifiante et implacable vengeance s’abat alors.

Ce thriller qui joue avec le fantastique et l’horreur met en scène des personnalités fortes et déroutantes. Certaines sont très inquiétantes comme Ophélie et Aglatide, les deux étranges assistantes du vieux majordome dont le rôle devient crucial au fil des immersions au cœur de tableaux qui distillent l’effroi. Le personnage essentiel : DarkIsis, symbolise la quintessence d’une intelligence brillante. Toujours prête à ouvrir toutes les portes, se confronter à tous les défis.

Dans ce domaine, le manoir niché au centre d’un vaste parc en Ardèche constituera l’écrin idéal pour les expériences les plus folles. Les plus déroutantes. Les plus affolantes aussi.

Ophélie : l’autre assistante du majordome. Leur rôle s’avérera essentiel… Photo : Meik Reinhardt
Oksana, Gil et des lecteurs lors d’un Salon du Livre.

Interview pour Le Populaire du Centre

 

Voilà l’interview intégrale pour Le Populaire du Centre daté du 14 Mai 2021

 

Limousin d’adoption depuis 2008, Gil Prou écrit des romans fantastiques et de science-fiction à quatre mains avec Oksana, ancienne actrice de films X.

C’est ce qui s’appelle une retraite active. Ancien enseignant, journaliste (à Actuel) et cadre supérieur à la FNAC, Gil Prou vit à Razès (Haute-Vienne) depuis 2008. Et le moins que l’on puisse dire est qu’il ne reste pas les deux pieds dans le même sabot : passionné par les sciences, la philosophie néoplatonicienne (Plotin, Damascius, Proclus, Hypathie…), la poésie, le Metal, entre autres, il a écrit une douzaine d’ouvrages de SF et fantastique à quatre mains avec Oksana, ancienne actrice de films.

Leur dernier opus est un thriller qui se déroule cependant de nos jours, Le Festin de Tisiphone (Rivière Blanche, 536 pages, 35 euros).

Entretien.

Comment en arrive-t-on à écrire de la SF avec Oksana ?

Quand nous avons sympathisé en 2005, on s’est aperçu qu’on avait des centres d’intérêt commun, comme l’Égyptologie, l’astrophysique, la cosmologie… Nous avons donc écrit un premier ouvrage, Cathédrales de brume, préfacé par l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet. Nous l’avons même adapté en scénario pour le cinéma. Mais un tel film nécessite d’importants effets spéciaux, et n’est donc pas simple à monter. Depuis, nous avons publié une douzaine d’ouvrages, de SF et fantastique, mais aussi un à caractère historique, À la verticale du Styx, qui se passe durant la Grande Peste de 1348, et pour lequel nous cherchons un éditeur.

Comment écrit-on à quatre mains, sachant qu’Oksana vit dans le nord de la France ?

Nous élaborons d’abord un synopsis, puis chacun travaille de son côté. Oksana se concentre notamment sur les personnages, les caractères, les émotions, et moi sur l’action et les aspects scientifiques. Nous essayons ensuite de synthétiser le tout.

Et vous êtes toujours d’accord ?

Non, bien sûr, mais cela n’empêche rien. Parfois, lors de points de vue différents, on trouve un juste milieu et en discutant s’impose une troisième voie en quelque sorte à laquelle on n’avait pas pensé de prime abord.

Parmi vos ouvrages figure un essai, Les métamorphoses d’Éros, dans lequel vous dites que la femme a un rôle essentiel à jouer dans l’avenir du monde.

Absolument. Il ne s’agit pas de dire que donner tous les pouvoirs aux femmes permettra de résoudre tous les problèmes de la Terre, bien sûr que non, mais la femme porte plus que l’homme une vision holistique du monde. Nous souffrons aujourd’hui d’une vision réductionniste, focalisée sur certains sujets, ce qui est typiquement masculin. Les femmes sont aussi plus pragmatiques, prennent plus de recul, de hauteur, ont plus de bon sens tout simplement. Elles peuvent proposer une vision plus apaisée du monde.

L’un de vos romans, L’Outre-Blanc, préfacé par Bernard Werber et Jean-Claude Dunyach, a été traduit aux USA…

Oui, nous avons réussi à trouver une traductrice qui a accepté ce travail, et nous avons proposé le résultat à un éditeur américain, qui l’a accepté. Nous avons même proposé une adaptation à Netflix. Pour l’instant, on attend… Mais le sujet n’est pas simple à transposer sur écran, puisqu’il s’agit d’une histoire qui se déroule à l’intérieur du cerveau d’un homme décapité…

Vous avez écrit les scénarios d’une série TV fantastique baptisée Cauchemars à louer…

Oui, elle attend toujours dans un tiroir qu’un producteur veuille bien s’en emparer… Nous sommes quatre à avoir travaillé sur la série, Oksana bien sûr, Valérie Fadini, Joël Houssin et moi-même. Nous avions bon espoir, parce que Joël Houssin, outre ses nombreux romans, a écrit pas mal de scénarios qui ont vu le jour (*). Mais la série est coûteuse à monter… Notre dernier roman, Le Festin de Tisiphone, est issu de cette série. L’histoire se déroule de nos jours, mais elle évolue petit à petit vers le fantastique et bascule dans la SF les dix dernières pages.

Quelles sont vos influences ?

Je ne lis plus de romans, mais de la poésie, de la philosophie, des essais, notamment scientifiques.

(*) Il est notamment l’auteur de la série Les Bœufs Carottes, de David Nolande, d’épisodes de Navarro, Commissaire Moulin, Rocca ; au cinéma, il a écrit les scénarios de  Ma vie est un enfer, réalisé par Josiane Balasko, avec Josiane Balasko, Daniel Auteuil, Richard Berry, Jean Benguigui, et de Dobermann, réalisé par Jan Kounen, avec Vincent Cassel, Tchéky Karyo, Monica Bellucci, d’après une série de romans de Houssin lui-même.

 

Oksana et Gil Prou sont d’ores et déjà assurés de publier deux autres romans, en 2022 et 2023. Le premier se nomme Un cri dans l’abîme et le second Soliloquium in Splendor. Particularité de ce dernier, il se déroule hors du temps et de l’espace, durant une zeptoseconde, soit un billionième de milliardième de seconde. Il s’agit de la période la plus courte qui a été mesurée à ce jour…

Par ailleurs, le duo a participé à la création de La Ronde de Glorvd, écrit par 30 auteurs différents selon le principe du cadavre exquis.