La Plume d’argent Imaginaire 2017 pour Zalmoxis !

Zalmoxis : Plume d'argent Imaginaire 2017

Zalmoxis : Plume d’argent Imaginaire 2017

Notre avant-dernier roman : Zalmoxis (paru en Mai 2016 aux Éditions Rivière Blanche) vient d’obtenir la Plume d’argent Imaginaire 2017 lors du Prix des lecteurs Plume libre

Voilà le lien :

http://www.plume-libre.com/index.php?option=com_content&view=article&id=3574:resultats-des-prix-plume-libre-2017&catid=126

Les auteurs

Les auteurs

Vous trouverez ci-dessous trois chroniques récemment parues :

Zalmoxis, septième roman du duo constitué par l’actrice X Oksana et l’ancien responsable de la FNAC Gil Prou, est la suite du second, Katharsis. Pourtant, là où ce dernier tenait surtout du thriller pré apocalyptique, Zalmoxis se rapproche davantage de Cathédrales de brume, premier effort des deux auteurs.

L’intrigue prend place au XXIXe siècle, alors que la Terre est toujours sous le coup de la catastrophe sans précédent intervenue à la fin de Katharsis. Mais de cette nouvelle glaciation, quelques bribes d’humanité sont parvenues à survivre. Il y a d’abord les occupants des deux dernières cavernes artificielles bâties comme des arches de Noé modernes, baptisées Zalmoxis 1 et 2. Régies par des systèmes monarchiques et théocratiques, ses populations ont en grande partie régressé, occupant leur temps à des fêtes, des cérémonies religieuses consacrées à Tiamat ou Kali, et à jouer…au bilboquet !

Toutefois, les appareillages de survie montrent des signes d’usure certaine, et la tension monte entre les deux cavernes, ennemies héréditaires, ainsi qu’au sein de chacune : Zalmoxis 1 est ainsi déchirée par la rivalité entre la reine et sa sœur, qui se répercute jusque dans la grotte voisine…

L’autre rameau d’humanité survivant, on le trouve dans le système solaire. La première expédition martienne, qui avait débarqué sur la planète rouge dans Katharsis, a en effet pris contact avec des civilisations extra-terrestres, ce qui a permis à ses membres de connaître une forme d’augmentation. Désormais, leurs descendants cumulent en chacun d’eux l’expérience et le souvenir de tous leurs aïeux. Nommés par le patronyme d’un personnage historique, de Marco Polo à Dürer en passant par Sémiramis ou Richard Cœur de Lion, ils occupent leurs temps dans des joutes philosophiques et hédonistes, volontiers sensuelles et charnelles, répartis entre Mars et la base située dans l’atmosphère de Jupiter. Leurs amis extra-terrestres en choisissent toutefois plusieurs afin de les accompagner dans une mission d’ambassade extraordinaire. La Confédération des Trois Amas, dont ils font tous partie, y compris ce qui reste d’humanité, est en effet menacée par des espèces agressives et expansives venues d’une autre galaxie…

Le vaisseau des Khataphractä arrive près de la planète Nepenthiüm

Le vaisseau des Khataphractä arrive près de la planète Nepenthium

En soi, le sujet de Zalmoxis n’est pas extrêmement original. Ce qui l’est plus, c’est le style adopté et les descriptions fleuries. On retrouve des mondes baroques, comme dans Cathédrales de brumes, des protagonistes légèrement surjoués, des relations humaines exacerbées, des descriptions ampoulées, usant d’un vocabulaire multicolore et volontiers savant et/ou désuet, une esthétique très visuelle tenant à la fois d’Interstellar et de Jupiter Ascending. Autre élément attractif, la dimension cosmique et légèrement hard science du propos, qui va jusqu’à embrasser le multivers, objectif d’une des espèces invasives. L’univers grouille ici littéralement de vie, et les amateurs d’extra-terrestres plus exotiques les uns que les autres seront aux anges. Quant à la réunion des deux rameaux séparés de ce qui reste d’humanité, elle s’apparente à une union du passé et du présent, de la sauvagerie ancestrale et de la sagesse post-post-moderne. Un motif d’ailleurs présent dans la longue durée de cette thématique d’une nouvelle glaciation touchant la Terre, puisque on la trouve déjà chez René Thévenin, dans les années 1930, avec Sur l’autre face du monde.

Une lecture à conseiller peut être en priorité aux amateurs confirmés de science-fiction, mais qui ne manque pas de piquant. D’autant qu’un troisième volume est plus que probable, l’intrigue demeurant ouverte, avec l’arrivée des fameux envahisseurs…

Wagoo

Murasaki Shikibu a un rôle important...

Murasaki Shikibu a un rôle important…

L’humanité s’est suicidée le 22 juillet 2033 à 3 heures GMT.

Huit siècles plus tard, il n’y a plus aucun être humain à la surface d’une Terre pétrifiée dans la glace.

Mais quelques rescapés survivent encore. Ailleurs !

Les lointains descendants se répartissent désormais en deux groupes que tout oppose. Les premiers vivent au sein des deux dernières cavernes Zalmoxis qui ont résisté à la destruction totale de l’humanité. Les seconds sont les descendants des douze courageux explorateurs s’étant posés sur Mars quelques mois après les éruptions des deux supervolcans qui dévastèrent notre planète.

Une guerre fratricide opposant les occupants des deux cavernes Zalmoxis, ceux-ci risquent de s’autodétruire totalement. Raffinés et sensuels, les humains de Mars ont besoin des humains enfouis dans les entrailles de la Terre et qui ne songent qu’à s’étriper bestialement.

Arriveront-ils à sauver à temps ZALMOXIS?

Zalmoxis est une sorte de suite à Katharsis roman paru en 2010. Il se situe 800 ans plus tard et ne reprend donc pas les personnages de ce roman. Zalmoxis peut donc être lu de manière indépendante même si la fin du roman, ainsi que de nombreuses informations, vous gâcheraient la lecture de Katharsis.

L’histoire commence dans la chaleur moite des grottes de Zalmoxis. Un régime moyennageux dirige les deux grottes. Les sacrifices humains pour plaire aux différents dieux sont légion. Dans ce contexte très précaire, la lutte entre les deux grottes de Zalmoxis mèneront peut-être le reste de l’humanité à sa perte.

Ce duo d’auteur a sans conteste un style inimitable. Irritant pour certains, fascinant pour d’autres, ce qui est sûr c’est qu’Oksana et Gil Prou ne laissent pas indifférents. L’une des caractéristiques propres, à quasi tous leurs romans, est qu’ils se méritent. Les auteurs ne mâchent pas le travail pour le lecteur, celui-ci est acteur de l’histoire et fournit, au moins au début, un effort pour rentrer dans l’histoire et surtout dans le style des Prousana (néologisme dont je m’excuse d’avance). Mais une fois passée cette petite barrière, le lecteur ne peut être que conquis par la puissance des images et la force de l’histoire.

Surtout que là, les auteurs ont vu les choses en grand, car Zalmoxis est le premier tome d’une trilogie, autrement dit l’histoire et les thèmes brassés sont extrêmement vastes. Il en ressort un souffle dans l’écriture qui vous fait voyager. L’imagination des Prousana est toujours aussi fertile et si la multitude de personnages rend parfois la compréhension complexe, le récit lui en ressort enrichi. Reste quelques scènes un peu dérangeantes par le côté violence un peu trop gratuite à mon goût, mais la fin du roman nous démontre l’importance de montrer cette violence. Les scènes de sexe sont nettement moins dérangeantes…

Il faut noter aussi la part belle aux personnages féminins superbement croqués, allant de la Reine majestueuse à la guerrière impitoyable. Les auteurs sont particulièrement à l’aise pour décrire les psychés féminines et leur capacité à créer des personnages profonds participe à notre attachement à l’histoire.

Zalmoxis, malgré un début de roman un peu rude, est un livre magnifique qui va vous emporter loin et pour longtemps et, pour une fois, en refermant ce livre, le lecteur sera soulagé de savoir qu’il reste encore deux tomes, soit encore deux doses de plaisir à venir.

Zalmoxis est paru en mai 2016. Éditions Rivière Blanche

La caverne Zalmoxis 2

La caverne Zalmoxis 2

Plume Libre

Pour celles et ceux ayant eu la possibilité de lire Katharsis (anciennement publié chez Interkeltia Éditeur en 2010 et réédité par Multivers Éditions fin 2016), sachez que Zalmoxis, récemment publié chez Rivière Blanche, en est la suite. Autrement dit, l’histoire du roman se déroule APRÈS la catastrophe cataclysmique! Pour les autres, sachez que Zalmoxis décrit un monde post-apocalyptique.

Le quatrième de couverture résume bien cet état de fait:

«L’humanité s’est suicidée le 22 juillet 2033 à 3 heures GMT. Huit siècles plus tard, il n’y a plus aucun être humain à la surface d’une Terre pétrifiée dans la glace. Mais quelques rescapés survivent encore. Ailleurs! Les lointains descendants se répartissent désormais en deux groupes que tout oppose. Les premiers vivent au sein des deux dernières cavernes Zalmoxis qui ont résisté à la destruction totale de l’humanité. Les seconds sont les descendants des douze courageux explorateurs s’étant posés sur Mars quelques mois après les éruptions des deux supervolcans qui dévastèrent notre planète. Une guerre fratricide opposant les occupants des deux cavernes Zalmoxis, ceux-ci risquent de s’autodétruire totalement. Raffinés et sensuels, les humains de Mars ont besoin des humains enfouis dans les entrailles de la Terre et qui ne songent qu’à s’étriper bestialement. Arriveront-ils à sauver à temps ZALMOXIS ?»

Avec Zalmoxis, Oksana & Gil Prou, le duo de romanciers imaginatifs, nous livrent une vision colorée mais sombre de l’après cataclysme engendrée par les humains.

Sur la Terre dévastée survit une poignée d’individus au sein de cavernes jumelles profondément enfouie dans l’écorce terrestre, en-dessous de ce qui a été, autrefois, l’Amazonie. La promiscuité, les privations, l’absence de lumière solaire, et la dégradation inexorable de leur environnement comme de leur moral entraîne ces survivants de l’apocalypse vers une dérive de sentiments toujours plus exacerbés. Désormais les fidèles d’anciennes divinités (égyptiennes, aztèques, hindoues et mésopotamiennes), la vie de ces habitants se trouve rythmée par les sacrifices humains et le jeu de bilboquet devenu une sorte de sport. Hélas, en parallèle, des appels à la violence s’élèvent tandis que la lutte pour le pouvoir enflamme les cœurs.

Or, quoi de plus dangereux qu’un affrontement à l’intérieur d’une enceinte close ?

Ailleurs, dans l’espace, d’autres survivants sont également séparés en deux entités. Une base pressurisée située sur Mars et une autre près de Jupiter. La grande différence avec les autres représentants de leur peuple vivant sous l’écorce terrestre, les descendants des astronautes vivent plutôt bien. La technologie demeure à leur service et ils profitent des avancées high-tech de leurs alliés. Qui plus est, ils sont à la veille d’être intégrés à une vaste Confédération galactique rassemblant plus de mille trois cent espèces intelligentes. Hélas, sous cette apparence idyllique se cache bien des maux, tant psychologiques que physiques.

De plus, la Confédération se trouve opposée à un adversaire venu d’une certaine Galaxie Noire. De quoi entraîner bien des bouleversements dans l’existence des pionniers Terriens.

La redoutable Asharaddon, demi sœur et ennemie jurée de la reine Oryxianna

La redoutable Asharaddon, demi sœur et ennemie jurée de la reine Oryxianna

En décrire trop pourrait vous gâcher le plaisir de la lecture.

Sachez tout de même que Zalmoxis vous permettra de retrouver le style incomparable, pour ne pas dire inimitable, du duo Oksana & Gil Prou. Que cela soit au gré des descriptions vestimentaires comme des décors, de la psychologie des protagonistes évoluant au fil des pages, mais aussi du style original, vous pourrez laisser vagabonder votre imagination dans cet univers d’anticipation, flirtant avec le hard-science, riche en couleurs comme en surprises en tout genre.

Qui plus est, Zalmoxis étant un pavé de plus de cinq cent pages, vous aurez tout le temps nécessaire pour apprécier les aventures vécues par ces survivants de la folie meurtrière des hommes déchaînée huit siècles plus tôt.

Si vous hésitez, n’hésitez pas à lire le premier chapitre offert en téléchargement par la maison d’édition : Rivière Blanche.

Fort de leurs précédents succès littéraires, Oksana & Gil Prou viennent de faire paraître leur huitième roman, titré L’outre-blanc, sorti en mai 2016 aux Éditions Fleur Sauvage, et dont Khimaira vous parlera bientôt.

Pour votre information, et en guise de conclusion, les deux écrivains nous informent que Zalmoxis est le premier volet d’une trilogie de science-fiction qui se poursuivra avec Nyx et Thanatos et Le testament de la lumière. Tout un programme en perspective!

Khimaira

Des mondes inédits, des êtres hallucinants. Des destins à l'échelle de l'univers...

Des mondes inédits, des êtres hallucinants. Des destins à l’échelle de l’univers…

Chronique de Katharsis

Katharsis publié en 2010 chez Interkeltia

Katharsis publié en 2010 chez Interkeltia

Une nouvelle chronique de « Katharsis » par un lecteur : Greg Hocfell

Ce thriller écologiste a été préfacé par le philosophe et naturaliste Yves Paccalet qui a coécrit une vingtaine de livres avec le Commandant Cousteau.

Le roman est paru en 2010 chez Interkeltia.

Il est disponible sur le site de la FNAC : http://livre.fnac.com/a2795391/Oksana-Katharsis#st=Katharsis&ct=Livre&t=p

On le trouve aussi chez Amazon : http://www.amazon.fr/Katharsis-Gil-Prou-Oksana/dp/2357780215/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1400416358&sr=1-2&keywords=Katharsis

Rappelons que « Katharsis » sera suivi d’un autre roman que nous avons déjà écrit : « Zalmoxis » et qui paraîtra normalement en 2015.

Zalmoxis (la suite de Katharsis) parution en 2015

Zalmoxis (la suite de Katharsis) parution en 2015

 

D’entrée de jeu, le ton est donné avec le choix de cette couverture où on voit des astronomes observant une éclipse, une œuvre d’Antoine Caron, mais on est bien loin de se douter de ce qui nous attend en lisant l’énorme opus de Gil Prou et Oksana, deux auteurs qui nous projettent, au fil des pages, dans un avenir proche, où les terroristes qui menacent soudain le monde, l’humanité, ne sont plus ceux auxquels on pense en ces temps d’actualité troublés.

Et si des écologistes désabusés, écœurés, posaient un ultimatum aux puissants de ce monde ?

Et si les éventuels barbus ou autres religieux fanatiques, les dictateurs cocaïnés ivres de leur égo, n’étaient plus à l’ordre du jour, en cette année 2033 ?

Pas de conflits entre deux civilisations, l’une orientale, l’autre occidentale, plus de nouvel ordre dit mondial insidieusement glissé dans les plans de conquête les plus secrets, non, juste un petit groupe dissimulé dans les profondeurs de la Terre, à un point bien stratégique, qui décide de faire prendre conscience à toutes et tous, via les moyens de communications dernier cri – les fameux Xylic -, à travers de longs messages écrits et dictés où il est question, grosso modo, de dire « Voilà où nous en sommes, voilà où toute cette consommation de ressources naturelles, technologiques, commerciales nous ont conduit, aussi nous allons faire sauter le monde par le pouvoir du feu nucléaire… »

La réalisation n’y va pas de main morte : l’histoire fait monter une tension qui va crescendo autour d’une certaine Katrin Thoroddsen, secrétaire générale de l’ONU, une femme emblématique, charismatique, forte et qui parait ne jamais devoir être déstabilisée, jusqu’au jour où…

Ces écolos qui ont largué moutons, montagne et fumette sont bel et bien en position de force, ils ne sont pas en haut de la falaise à nous pisser dessus, non, mais bien au centre de la Terre, près d’un « supervolcan« , à caresser des ogives nucléaires pendant que l’un d’entre eux hésite à presser le « gros bouton rouge »…

A travers les conversations, nous, lecteurs, lectrices, nous avons un compte-rendu de l’état de la planète. Et c’est plutôt ballot. Ce sont des tracasseries à tous les points du globe, entre le réchauffement climatique, l’épuisement des ressources, les conflits de civilisations, les révoltes, les crève-la-dalle plus nombreux que les étoiles… fiouf !

Katharsis : d'abord vint la nuit

Katharsis : d’abord vint la nuit

On se met à tergiverser malgré tout, Gil Prou et Oksana veulent nous faire réfléchir, nous aussi, planqué derrière notre bouquin, au soleil. Et ils y arrivent.

Oh, il y a bien quelques fellations çà et là, entre un magnétique Goran et sa sulfureuse étudiante ukrainienne, mais ce n’est presque pas assez pour nous rassurer, même si rien ne vaut parfois une bonne petite pipe pour calmer le jeu…

On sent la culture de Gil Prou et de sa complice, et la connivence qui leur a fait écrire une histoire qui se lirait presque d’une traite.

Si KATHARSIS aurait eu toutes les chances d’être un chouette bouquin de science-fiction pour un été situé dans les années 70, un gros burger super bon à dévorer à l’ombre d’un parasol sur une plage ivoirine, ce n’est plus le cas aujourd’hui. KATHARSIS fait salement flipper, « prendre conscience« , à des cons comme moi, misérable machin qui ne peut qu’opiner en répétant : « Bah oui, c’est sûr, c’est grave mais qu’est-ce qu’on peut faire ?…« 

Juste une chose, cependant, histoire de faire baisser l’audimat : les dialogues parfois un peu beaucoup trop châtiés entre certains protagonistes, par exemple : deux cyclistes ont un vocabulaire que je n’ai pas quand j’ouvre ma grande gueule, et deux individus retournés à l’âge de pierre, à la fin, m’ont fait découvrir le mot « ténébrosité », wowww…

Mis à part ça, cette histoire m’a happé, et elle apporte beaucoup à notre conscience, et ça, c’est l’essentiel.

Une grande histoire !

 

Greg Hocfell

Katharsis : puis vint le froid...

Katharsis : puis vint le froid…

Katharsis : la troisième exigence des écoterroristes

Dès le début de leur première missive, les écoterroristes de « Katharsis » sont très clairs :

« L’Homme a failli à sa mission !

S’étant arrogé tous les pouvoirs sur Terre, il devait protéger sa propre espèce, la planète qui le nourrit et tous les êtres qu’elle abrite.

Il n’en est rien. L’être humain démontre chaque jour un peu plus qu’il se complaît dans une démarche suicidaire et aveugle.

Ne respectant ni les autres hommes, ni son environnement, il met délibérément en péril l’équilibre de la Nature en niant obstinément les fondements même de son existence sur Terre : la fraternité, le respect des autres et de soi-même, l’altruisme et la précellence absolue de l’Amour ».

Ils continuent un peu plus loin :

« Nos revendications sont au nombre de trois. 

Les deux premières concernent le respect de la planète. La dernière concerne le respect de la personne humaine ».

Le respect de la personne humaine… grave et difficile question que chacun remise trop souvent dans un coin de sa mémoire afin d’éviter de se poser trop de questions gênantes !

Or, dans notre thriller, le rôle des écoterroristes est, justement, de poser toutes les questions gênantes…

Ils poursuivent ainsi en évoquant leur troisième exigences :

« Notre ultime revendication concerne la disparition immédiate et définitive de l’esclavage moderne lié à des contraintes purement économiques. Or il y a deux fois plus d’esclaves dans les pays pauvres en 2033 qu’il n’y en avait dans le monde entier au début du XIXe siècle !

En conséquence, nous exigeons que les Nations Unies fassent signer par tous les pays concernés (ils sont une cinquantaine au moins, et parfaitement connus de tous) une Charte rendant illégal l’esclavage économique, car lorsqu’un homme est totalement privé de liberté de choix… il est esclave ! Et l’absence apparente de chaînes ne modifie guère l’asservissement et la dépendance ».

Ce qui précède peut, légitimement étonner les femmes et les hommes qui imaginaient que la lèpre de l’esclavage est désormais derrière nous.

C’est une magistrale erreur. Le pire est devant nous !

En effet, le commerce d’esclaves a fait un retour en force. Et, cet esclavage moderne (c’est-à-dire un esclavage et un assujettissement économique total) ne touche pas seulement les jeunes africains et les jeunes africaines, car des femmes et des enfants sont également enlevés et exploités comme esclaves sur tous les continents.

On estime qu’il y a plus de 27 millions de victimes dans le monde, soit plus du double du nombre de personnes qui ont été déportées au cours des 400 ans d’histoire du commerce transatlantique des esclaves vers l’Amérique !

Or, cette traite d’êtres humains sans précédent passe pratiquement inaperçue. Les 27 millions de victimes de ce commerce moderne sont plus invisibles que les 12 millions d’Africains qui ont été envoyés de force en Amérique du XVIe au XIXe siècle.

Comment expliquer un tel phénomène à une époque où les médias et les moyens de communication sont plus nombreux que jamais et où la transparence est à l’ordre du jour ?

Le premier problème est lié aux différences majeures entre l’ancien commerce transatlantique des esclaves et le commerce moderne. Le premier était fondé sur une idéologie raciale. Les victimes étaient africaines. Elles étaient capturées et vendues comme esclaves en Afrique, puis envoyées dans les colonies européennes pour travailler principalement dans les champs et les gisements de minerai.

Les efforts conjugués des mouvements abolitionnistes ont conduit à l’abolition du commerce des esclaves dans l’Empire britannique et dans les Amériques, puis celle de l’esclavage lui-même en Occident au XIXe siècle.

Au XXIe siècle, la traite des esclaves revêt un caractère bien différent car tous les groupes humains sont visés. Bien que les femmes et les enfants soient les principales victimes, ceux qui sont achetés et vendus comme esclaves viennent de presque tous les continents et sont envoyés dans pratiquement tous les pays.

Contrairement au commerce transatlantique, ces personnes ne sont pas recrutées pour travailler dans une région géographique spécifique, ou dans un industrie ou un secteur particulier. Certes, un grand nombre de femmes sont vendues comme prostituées ou concubines, et de nombreux enfants comme travailleurs agricoles, mais il existe peu de routes ou de marchés bien établis et relativement stables. Alors que le commerce transatlantique jusqu’au XIXe siècle était légal et pratiqué comme un commerce légitime, la traite moderne est illégale.

Les transactions de ce commerce clandestin sont donc en grande partie dissimulées au public.

Étant donné l’ampleur et la nature illégale et relativement invisible de ce phénomène, il est difficile de définir et de mettre au point une stratégie. C’est d’ailleurs en raison de cette difficulté que les écoterroristes de « Katharsis » ont décidé de « frapper un grand coup » en menaçant l’humanité par le biais de la pire sanction imaginable.

La plus terrifiante aussi…

Vu les formes diverses que revêt l’esclavage moderne dans les sociétés et les communautés du monde entier, les abolitionnistes du XXIe siècle sont obligés de travailler avec les gouvernements locaux, régionaux et nationaux, les organismes religieux et les citoyens afin de mener des enquêtes et organiser des débats sur l’état actuel de l’esclavage et la traite des esclaves.

Au-delà même des 27 millions d’esclaves économiques actuellement identifiés par les Nations Unies, il ya plus sournois encore : l’esclavage économique des enfants…

Chaque année, des centaines de millions d’enfants dans le monde sont victimes d’exploitation, d’abus et de violence. Ils sont enlevés et recrutés dans l’armée, vendus à des réseaux de prostitution, asservis pour dette ou victimes d’autres formes d’esclavage.

Selon l’Organisation internationale du Travail, 246 millions d’enfants sont engagés dans un travail forcé, dont près des trois quart travaillent dans un environnement dangereux, tels que des mines ou des usines, ou manipulent des substances dangereuses comme des produits chimiques et des pesticides agricoles.

Ceci prend parfois directement la forme de traite d’êtres humains…

L’exploitation des enfants à des fins de travail et à des fins sexuelles est un commerce international lucratif. On estime que, chaque année, 1,2 million d’enfants dans le monde sont victimes de la traite, certains étant parfois arrêtés et détenus comme immigrants illégaux.

Des filles, qui ont parfois moins de treize ans, sont vendues comme « épouses par correspondance ». Jusqu’à 10 000 femmes et filles des pays pauvres voisins ont été attirées par la ruse dans des établissements de prostitution. Comme les autres formes d’activités criminelles, la traite est une activité dissimulée et difficile à combattre.

Environ 1 million d’enfants, la plupart des filles, mais aussi un nombre important de garçons, sont exploités chaque année dans l’industrie du sexe qui rapporte des milliards de dollars. Ces abus sont alimentés par la demande locale, le tourisme sexuel ne représentant qu’une petite partie du problème. L’activité sexuelle étant généralement considérée comme une affaire privée, les gouvernements et les communautés sont souvent réticents à intervenir dans les cas d’exploitation sexuelle.

Enfin, plus de 300 000 enfants-soldats, qui n’ont parfois pas plus de huit ans, sont exploités dans les conflits armés dans plus de 30 pays.

On estime qu’au cours de la dernière décennie, plus de 2 millions d’enfants sont morts des conséquences directes d’un conflit armé, et au moins 6 millions ont été gravement blessés ou handicapés à vie.

De plus, entre 8 000 et 10 000 enfants sont, chaque année, tués ou mutilés par des mines terrestres.

A la lumière de ces éléments chiffrés, on comprend mieux les raisons pour lesquelles les écoterroristes insistent sur le caractère impératif et obligatoire de cette ultime revendication…

Dans notre prochain article nous évoquerons le cœur du problème qui -très étrangement aussi- est fort peu connu du grand public : l’extrême dangerosité des « supervolcans ».

Katharsis : entretien avec Clara dans le cadre du Prix Collégien 2011

Vous trouverez ci-dessous l’intégralité du commentaire réalisé par la collégienne qui a rencontré Gil à Paris après avoir gagné le concours lui permettant de dialoguer avec l’un des auteurs nominés pour le Prix collégien 2011.

Cette discussion sympathique et enrichissante se déroula en Avril. Clara put ainsi poser toutes les questions qui lui venait à l’esprit après avoir lu notre thriller et ses implications pour un futur, hélas, assez proche pour nous-mêmes et nos descendants.

Lors de cette discussion, nous avons aussi examiné les différentes facettes du travail de l’auteur qui doit s’efforcer de mettre en oeuvre une intrigue et densifier le profil des protagonistes du livre, tout en maintenant le suspense et la cohérence d’ensemble du sujet.

Ce lien du Musée des Confluences reprend les modalités du Prix et le processus qui s’est finalisé à travers ces rencontres intéressantes entre collégiens et auteurs : http://www.museedesconfluences.fr/musee/evenements/prix_collegien_2011/index.php

Voilà le commentaire de Clara Perrin :

Le lundi 11 avril 2011 n’a pas été pour moi une journée ordinaire.

J’avais été sélectionnée par le musée des Confluences pour rencontrer Gil Prou, l’un des deux auteurs de « Katharsis ».

« Katharsis » est un roman de science-fiction qui raconte comment, en 2033, des écoterroristes menacent de faire exploser la planète si l’ONU ne se décide pas à diminuer de 50 % la production des gaz à effet de serre, d’arrêter la déforestation et la fin de l’esclavage économique.

Mon entretien avec Gil Prou a tourné autour de deux thèmes : l’avenir de la planète et le travail d’un écrivain.

D’après lui, l’humanité n’est pas prête à changer radicalement ses comportements et ses modes de vie afin de sauver la planète. Or, elle en aurait dramatiquement besoin ! Cependant « allez expliquer à un milliard de chinois avides de consommer que, désolés, c’est bête, mais vous arrivez trop tard, nous, on en a bien profité mais maintenant il faut sauver la planète ! »

Et quel politique se risquerait à prendre des décisions aussi impopulaires que celles décrites par les écoterroristes du livre ? Décisions auxquelles Gil Prou et Oksana, co-auteure du roman, adhèrent totalement « ainsi que les trois-quarts de la population mondiale… tant que c’est les autres qui le font ! ».

Pour lui, le développement durable est l’un des plus grands ennemis de la planète car « en posant un panneau solaire sur leur toit et en coupant l’eau pendant qu’ils se brossent les dents, les gens pensent que la planète va être sauvée ! Ce sont, certes, des gestes utiles, mais ils ne suffisent pas et servent surtout à nous donner bonne conscience ».

Pour toutes ces raisons, comme le laissait supposer la fin du livre, les auteurs ne sont pas très optimistes quant à l’avenir de l’humanité. D’ailleurs, lorsque j’ai demandé à Gil Prou s’il pensait que les mentalités pouvaient changer, il m’a affirmé avec franchise que, pour lui, la réponse était non.

J’ai également posé des questions sur le travail d’un écrivain. Par exemple : comment faites-vous pour écrire à deux ? Est-ce difficile ?

Il m’a expliqué que chacun écrit des parties et qu’ils communiquent via internet. Il m’a dit aussi qu’écrire à deux est enrichissant, car chacun apporte un regard critique sur le travail de l’autre. Il a ajouté que souvent les idées viennent par hasard, d’un article de journal, d’une odeur, d’une sensation. C’est d’ailleurs par hasard qu’il a rencontré Oksana. Tous deux ne vivent pas de leur plume, ils ont d’autres sources de revenus, ce qui les rend plus libres.

En conclusion, je dirais que cet entretien m’a beaucoup intéressée. Il valait largement la peine de se lever aux aurores pour prendre le TGV pour Paris, et la présence amicale de Monique Sirejols, la documentaliste du collège, et de Patrick Ageneau, le photographe du Musée des Confluences, a été pour beaucoup dans la réussite de ce voyage.

Un grand merci à tous les deux ainsi qu’au Musée des Confluences !

Clara PERRIN

élève de 3ème au Collège Georges Charpak – Brindas.

Voilà le lien vers le Musée des Confluences qui reprend cet entretien : http://www.museedesconfluences.fr/musee/evenements/prix_collegien_2011/plc_2011_ent_katharsis.htm

Katharsis : la deuxième revendication des écoterroristes

Comme nous l’avons déjà précisé dans le précédent article de notre série « Les secrets de Katharsis », les écoterroristes qui menacent l’humanité d’une sanction apocalyptique s’ils ne sont pas entendus précisent :

« Nos revendications sont au nombre de trois. 

Les deux premières concernent le respect de la planète. La dernière concerne le respect de la personne humaine »

Ils complètent leur première requête (la diminution de 50% des émissions de gaz à effet de serre) par une seconde exigence incontournable et de bon sens : l’arrêt immédiat et définitif de la déforestation des zones tropicales.

Leurs propos sont clairs : « Les forêts constituant simultanément le poumon de la planète, un important réservoir d’eau douce, des puits de carbone  très efficaces et le vivier de presque tous les médicaments du futur. Abattre un arbre tropical est donc un crime »

« Abattre un arbre est donc un crime »… Cette phrase fera probablement bondir certains lecteurs de notre thriller qui estimeront qu’employer le terme « crime » lorsque l’on détruit un arbre ou une forêt est excessif, voire indécent.

Ils auront tort !

Les spécialistes de l’environnement sont formels : les forêts tropicales sont le garant de la biodiversité. Il faut se remémorer qu’un seul hectare de forêt tropicale contient plus d’espèces différentes que toutes les autres forêts couvrant notre planète !

Par ailleurs, leur rôle en tant que « puits de carbone » est essentiel. Il suffit par ailleurs d’observer ce que deviennent les forêts tropicales après déforestation (en Amazonie, en Afrique, à Madagascar ou en Indonésie par exemple) pour comprendre le sens exact du mot « crime ».

Qu’observe-t-on alors : des champs craquelés se désertifiant…

Enfin, les ressources botaniques issues des forêts tropicales sont immenses en termes de médicaments potentiels pour l’avenir.

Et savoir qu’un bûcheron est peut-être, actuellement, en train de détruire les derniers représentants d’une plante qui pourrait définitivement vaincre le sida ou le paludisme, nous convie à porter un réel crédit aux requêtes des écoterroristes de « Katharsis » qui vont terroriser l’humanité pendant 18 jours…

Katharsis : la première revendication des écoterroristes

 

Le point de départ de l’intrigue de « Katharsis » s’inscrit dans un rêve qui taraude une vingtaine d’hommes et de femmes prêts à commettre l’irréparable afin de sauver l’humanité face à ses démons.

Nous sommes en 2033 et les moyens de communication électroniques sont omniprésents. C’est pour cette raison que les revendications des écoterroristes arrivent aux Nations Unies et aux grands médias mondiaux… par courrier !

Voilà les premières lignes du communiqué qui alimentera l’effroi pendant un long compte-à-rebours de 18 jours :

« L’Homme a failli à sa mission !

S’étant arrogé tous les pouvoirs sur Terre, il devait protéger sa propre espèce, la planète qui le nourrit et tous les êtres qu’elle abrite.

Il n’en est rien. L’être humain démontre chaque jour un peu plus qu’il se complaît dans une démarche suicidaire et aveugle.

Ne respectant ni les autres hommes, ni son environnement, il met délibérément en péril l’équilibre de la Nature en niant obstinément les fondements même de son existence sur Terre : la fraternité, le respect des autres et de soi-même, l’altruisme et la précellence absolue de l’Amour. 

Détruisant les ressources de la planète, anéantissant les forêts tropicales, polluant chaque jour un peu plus les océans et l’atmosphère, l’Homme a initié le plus invraisemblable suicide collectif qui soit.

Ceci doit cesser !

Dans certaines religions on prétend que Dieu a créé le Monde en six jours.

Notre association -elle s’appelle aujourd’hui « Katharsis », mais nous lui donnons un nom différent chaque jour- accorde trois fois plus de temps à l’humanité et à ses dirigeants pour se reprendre et reconstruire un monde plus équitable et plus harmonieux.

18 jours… pas un de plus !

Si les trois revendications que nous résumons ci-dessous ne sont pas validées par les dirigeants de tous les pays du monde dans le cadre solennel d’une Assemblée Générale des Nations Unies, nous mettrons en œuvre une mesure de rétorsion exceptionnelle par son ampleur et sa gravité.

Cette sanction sera si terrifiante, si définitive, que la civilisation basculera dans le chaos en quelques semaines. »

Un peu plus loin, l’organisation écoterroriste égrène ses trois requêtes qui effareront huit milliards de terriens simultanément incrédules et inquiets. Voilà la première :

« Nos revendications sont au nombre de trois. 

Les deux premières concernent le respect de la planète. La dernière concerne le respect de la personne humaine. Les 8 milliards d’habitants qui s’entassent actuellement sur la poubelle insalubre que l’on s’obstine à nommer Terre, conviendront aisément que ces doléances constituent un strict minimum.

En conséquence, nous exigeons qu’un engagement définitif soit pris afin de diminuer de 50% les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Cette décision doit être confirmée dans un délai de 18 jours. Elle devra être scrupuleusement respectée à travers des actions concrètes, opérationnelles et vérifiables. Toute fourberie de la part des décideurs concernés sera cruellement sanctionnée. En cas d’acceptation de la part des gouvernants de tous les pays du monde et des principaux décideurs économiques, notre menace restera active.

Toute trahison ultérieure provoquera l’Apocalypse.

Les Protocoles de Kyoto, de Perth et de Vancouver, ont démontré l’inanité des efforts visant à diminuer l’accroissement de l’effet de serre dont nous sommes tous les responsables directs.

La situation est catastrophique et les prévisions pour la fin du siècle sont affolantes.

On évoque désormais des augmentations de la température moyenne de l’atmosphère pouvant frôler les 10° entre le début du XXIe siècle et 2100. En conséquence, un reflux de 15 ou 25% des émissions de gaz à effet de serre ne suffirait nullement à endiguer le processus entamé depuis quelques décennies.

Une diminution de 50% constitue donc un strict minimum. Afin de conforter notre propos et la légitimité de nos exigences, nous donnerons ici deux exemples qui se suffisent à eux-mêmes. »

Sans aller plus loin, on peut affirmer qu’une diminution de 50% des émissions de gaz à effet de serre sera très prochainement nécessaire si l’on souhaite enrayer les effets désastreux du réchauffement climatique.

Rappelons ici que ces gaz à effet de serre sont des composés gazeux (vapeur d’eau, dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d’azote, ozone et certains gaz fluorés) qui absorbent le rayonnement infrarouge émis par la surface de la Terre. Comme ils confinent une partie de la chaleur issue du soleil, ils provoquent un effet de serre salutaire. Il faut savoir que -sans gaz à effet de serre- la température annuelle moyenne à la surface de notre planète serait de… -18° !

Le problème ne réside donc nullement dans l’existence de gaz à effet de serre, mais dans celui de son accroissement irraisonné depuis les débuts de l’ère industrielle. Comme la plupart de ces gaz ont des durées de vie dans l’atmosphère comprise entre 120 et 50 000 ans, on comprend immédiatement qu’il n’y a que deux solutions pour enrayer ce processus létal à moyen terme :

–          absorber massivement les excédents de carbone,

–          produire moins de gaz à effet de serre.

La première solution semble être la plus naturelle (car elle existe depuis des millions d’années) et la moins pénalisante pour une humanité qui comptera bientôt neuf milliards d’habitants. Hélas, les deux « puits de carbone » les plus efficaces : les forêts et les océans vont progressivement être en panne.

Pour les forêts, c’est très simple. Le « poumon » de la planète (les forêts tropicales) est en train de disparaître sous nos yeux au profit de l’huile de palme et des plantes utilisées pour les agrocarburants qui symbolisent l’idée la plus absurde qui soit : détruire des millions d’hectares de forêts pour nourrir des millions de voitures alors que des millions d’êtres humains meurent de faim !

Pour les océans, c’est plus subtil car leur surface ne varie pas ; elle augmentera même avec la montée des eaux liée au réchauffement climatique. La difficulté réside dans le fait qu’un océan plus chaud de 1° perd environ 10% de sa capacité à jouer le rôle de « puits de carbone ».

La seule solution efficace est donc celle revendiquée par les écoterroristes de « Katharsis » : réduire rapidement nos émissions de gaz à effet de serre d’au moins 50%.

Cela signifie changer totalement notre façon de vivre.

Et c’est bien là le problème…

Katharsis : la préface d’Yves Paccalet (« La vengeance de la Terre »)

 

Commençons notre voyage au sein des secrets de Katharsis par la préface que le philosophe et naturaliste Yves Paccalet a rédigée pour notre thriller.

Le titre de cette préface est explicite : « La vengeance de la Terre » !

L’intrigue de « Katharsis » se situe effectivement au cœur d’une vengeance terrible : celle d’une planète torturée, dévastée ; et qui se venge enfin…

L’outil de cette vengeance est symbolisé ici par la plus effroyable menace naturelle susceptible d’anéantir l’humanité : l’éruption cataclysmique d’un supervolcan !

Ecoutons Yves Paccalet : « À l’exception de ceux qui y vivent, de quelques touristes et de rares concurrents de « Questions pour un champion », nul ne connaît le lac Toba. Il occupe le centre de l’île indonésienne de Sumatra. Il est immense : environ 100 kilomètres de longueur sur 30 de largeur. C’est la caldeira, le vaste « chaudron », aujourd’hui rempli d’eau (on y trouve même une île dans l’île nommée Samosir), d’un volcan dont l’éruption désastreuse et formidable, dix mille fois plus puissante que celle du mont Saint-Helens aux États-Unis, ne fut pas loin d’anéantir l’espèce humaine il y a de cela 75 000 ans. Le prodigieux nuage de poussière envoyé dans la stratosphère par ce cataclysme se déploya autour de la Terre et fit un voile à la lumière du Soleil. Plusieurs années d’intense refroidissement climatique en furent la conséquence, tandis que s’abattaient des déluges de pluies acides qui stérilisaient la terre et la mer.

Notre espèce (oui : nous, les Homo sapiens, les « hommes sages » comme nous nous baptisons avec une vanité délicieuse et délirante à la fois) en était à mi-parcours. Elle avait commencé son aventure en Afrique orientale, il y a environ 150 000 ans. Et c’est ainsi, dans les catastrophes de son moyen-âge, qu’elle faillit arrêter son parcours… En ce temps-là, la science vous le dit, elle fut réduite à quelques milliers de sujets assoiffés, affamés, terrorisés, incertains du lendemain, souvent même sans espoir, mais qui survécut au déchaînement des éléments, et dont nous sommes, aujourd’hui, tous issus. Tous cousins, tous rescapés des fureurs du Toba de Sumatra…

Nous avons des raisons de penser que l’humanité actuelle est une miraculée. Mais que, lors du prochain cataclysme, elle pourrait figurer au rang des victimes définitives ».

L’intrigue se dévoile progressivement. On peut la résumer ainsi.

D’un côté : une organisation écoterroriste qui organise un chantage sur une période courte -18 jours- avec trois revendications simples (que nous examinerons dans les trois prochains articles) et en utilisant la menace d’une sanction apocalyptique dont les modalités sont progressivement précisées tout au long du thriller.

De l’autre côté : un monstre tapi dans l’écorce terrestre et dont l’éruption pourrait définitivement décimer la civilisation humaine en créant un « hiver volcanique » susceptible de se prolonger pendant plusieurs siècles…

La parole est désormais aux lectrices et lecteurs car, comme le précise Yves Paccalet à la fin de sa préface : « Au lecteur de se jeter dans l’intrigue d’un roman où la caste des méchants se livre à cet ultime chantage : la vie ou la mort de notre genre, sur une Terre qui a nourri plus d’un scélérat, et qui pourrait bien, un jour prochain, ne plus avoir envie d’en porter d’autres ! ».

La « caste des méchants » est bien là !

Nous évoquerons les termes de son chantage planétaire dès le prochain article…

Le texte complet de la préface est accessible ici : http://www.interkeltia.com/Prefaces/prefacekatharsis.htm

Voici le lien vers le blog d’Yves : http://www.yves-paccalet.fr/blog/a-propos/

Oksana & Gil

Les secrets de Katharsis

 

Chers lecteurs et lectrices,

Que diriez-vous de parcourir l’univers de « Katharsis » et découvrir ses secrets à travers notre blog ?

Ceci s’effectuera par le biais d’une promenade au sein des thèmes abordés dans notre thriller et qui seront liés à l’actualité, aux personnages du roman ou aux anecdotes et péripéties qui alimentent l’intrigue.

Bien sûr, il n’est pas interdit d’y participer… C’est même fortement recommandé !

Vos questions, remarques et observations nous permettront d’enrichir ainsi un débat interactif.

Posez toutes vos questions ici ou sur : https://www.facebook.com/?ref=home#!/oksanaetgil.romans 

A très bientôt !

Bisous…

 

Oksana & Gil

 

Prix Rosny aîné 2011

Cette année, nous concourrons pour le Prix Rosny aîné 2011 dans la catégorie « Romans » (avec « Katharsis ») et dans la catégorie « Nouvelles » (avec « L’œil de la nuit »).

Voilà les infos essentielles.

Depuis 1980, le Prix Rosny aîné récompense des œuvres de science-fiction (romans et nouvelles) parues en langue française sur support papier au cours de l’année civile précédente.

Les votes se déroulent en deux tours :

— le premier est ouvert à tous. Le vote se fait sur la base de deux listes, une pour les romans et une pour les nouvelles. Attention ! ces deux listes sont indicatives, ce qui veut dire que vous pouvez voter pour d’autres titres que ceux proposés dans ces listes.

Ce premier tour est ouvert jusqu’au 14 juillet 2011, vous pouvez donc voter en indiquant deux listes (une pour les romans, une autre pour les nouvelles) de 5 textes maximum chacune, sans ordre de préférence,

— le deuxième est réservé aux inscrits à la 38e convention francophone de science-fiction (du 18 au 21 août 2011 à Tilff).

Comment voter ?

Les votes sont à envoyer au secrétaire du prix, Joseph Altairac, par deux moyens :

— mail : joseph.altairac@wanadoo.fr

— courrier : Prix Rosny 2011 c/o Joseph Altairac, 128 rue du Mont-Cenis, 75018 Paris.

Si vous souhaitez nous encourager en votant pour notre roman et pour notre nouvelle, vous pouvez donc envoyez vos votes à l’adresse e-mail ci-dessus.

Nous vous rappelons que notre thriller : « Katharsis » est nominé aussi pour le Prix collégien 2011 du Musée des confluences (Lyon) aux côtés d’un ouvrage d’Erik Orsenna et d’un récit de J. P. Payet. Le résultat du vote des 1 800 collégiens qui étudient actuellement ces trois livres sera connu courant Juin.

Site du Prix Rosny aîné : http://www.noosfere.org/rosny/