La crypte des fantasmes : présentation et chronique

La crypte des fantasmes - Éditions L'ivre-Book

La crypte des fantasmes – Éditions L’ivre-Book

 

Notre septième roman : « La crypte des fantasmes » est paru (en version numérique pour le moment) aux Éditions L’ivre-Book dans la collection Imaginarium Fantastique :

http://www.livre-book-63.fr/home/314-la-crypte-des-fantasmes-9782368922798.html

Le manoir

Le manoir

Voilà la présentation et une chronique.

La société Arkhadium le promet depuis quelques semaines à grand renfort de pub dans les médias les plus prestigieux : « Rêver, et nous ferons le reste ! ».

Dans ses brochures et sur son site, elle réinterprète même le célèbre vers de Shakespeare en précisant : « nous sommes l’étoffe de vos rêves… »

À la fin du printemps 2015, plusieurs personnes qui ne se connaissent pas, pour la majorité d’entre elles en tout cas, vont se retrouver pendant une semaine dans un manoir isolé au cœur de l’Ardèche. La promesse faite par Arkhadium était claire : « vous vivrez une aventure unique en découvrant un monde fantastique aux limites presque infinies : vous-même ! ».

Au début, le contrat est parfaitement rempli. Le manoir (Les Hamadryades) est vaste, confortable et luxueux. Trois personnes (dont un étrange majordome et deux femmes adeptes des expériences BDSM) sont au service des huit « invités ».

Ceux-ci se répartissent en trois groupes : Paul Tienhoven, le directeur du marketing d’une grosse entreprise filiale d’un géant coréen et Coralie Mirlanova, son assistante. Il y a aussi une sœur, Virginie, et ses deux frères : Sylvain et Maxime Kuyper.

Enfin, le groupe se complète d’un couple : Morgane et Thierry Verlanger, ainsi que de la sœur cadette de Morgane. Cette dernière : Eva est une geek passionnée par les premières formes de vie sur notre planète, à l’Archéen donc, et qui s’intéresse beaucoup aux différentes théories du multivers, surtout les univers holographiques.

Elle écrit actuellement un roman fou de plus de 10 000 pages qui explique pour quelles raisons les premières créatures qui vivaient déjà sur Terre il y 35 millions de siècles vivent encore ! Mieux encore, elle affirme que ces êtres étranges viennent d’un univers dont le nôtre ne serait que l’hologramme. Eva est désormais connue de tous sous son pseudonyme : DarkIsis.

C’est le personnage central du roman.

DarkIsis

DarkIsis

L’ensemble des Hamadryades est vaste, entouré d’un grand parc et cerné de hauts murs. À l’intérieur, chacun est libre de faire ce qu’il veut. Mais les limites de la propriété ne peuvent pas être franchies pendant le séjour, c’est un impératif exigé par Arkhadium et accepté par les participants à cette étrange « aventure intérieure ».

Tous les réseaux (internet et téléphone) sont inopérants ici.

Premier "tableau-univers" -Mantegna

Premier « tableau-univers » -Andrea Mantegna

Le manoir a été construit en 1905 par Balthazar Anguissoli, un excentrique ayant fait fortune dans le commerce du caoutchouc naturel. Dès le début du XXe siècle, il possédait des milliers d’hectares de plantations d’hévéas à Sumatra. Passionné et artiste, Balthazar peignait dans un style très académique et caractéristique de l’époque pré-impressionniste. Il copiait principalement des toiles illustres de la Renaissance, du XVIIIe et du XIXe siècle, représentant des scènes bucoliques, mythologiques ou plus franchement licencieuses.

Deuxième tableau de la Crypte des fantasmes - William Turner

Deuxième tableau de la Crypte des fantasmes – William Turner

Ces tableaux, généralement de très grandes tailles, ornent toujours une salle souterraine très spéciale que le majordome appelle « La crypte des fantasmes ».

Mais, dès la première nuit, d’étranges phénomènes surviennent.

Troisième tableau - Sir Frederic Leighton

Troisième tableau – Sir Frederic Leighton

Au fil des quatre premiers jours, les participants à cette odyssée intérieure se rendent compte qu’ils vont découvrir beaucoup de choses sur eux-mêmes dans le cadre d’une expérience holistique très étrange qu’Arkhadium appelle : « La victoire de l’hippocampe ». Et cela les fascine.

Mais ils comprennent aussi qu’ils ne sont pas réunis ici par le simple fait du hasard. Six d’entre eux sont liés par un terrible secret qui impliqua leurs ancêtres dans le cadre d’une tragédie qui terrorisa les populations qui travaillaient au tout début du XXe siècle dans les plantations d’hévéas de Balthazar Anguissoli.

Quatrième tableau - Johann Heinrich Füssli

Quatrième tableau – Johann Heinrich Füssli

Peu à peu, certains tableaux les engloutissent chaque nuit par groupe de deux. Ces peintures de Mantegna, Füssli, Leighton et Turner, deviennent scènes de vie et de supplices, scènes de libertinage, scènes de cauchemar ou d’incendies tragiques.

Mais elles vont surtout devenir scènes de vengeance, juste avant l’ultime découverte qui métamorphosera brutalement l’inquiétude sourde en effroi.

Aglatide, l'une des assistantes du Majordome

Aglatide, l’une des assistantes du Majordome

En effet, c’est lorsqu’ils s’immergeront dans une peinture d’Antoine Caron (visible au Louvre) montrant les massacres et exactions organisés par le second Triumvirat romain, qu’ils sauront enfin ce qui va réellement se passer…

Puis la prophétie s’accomplira.

Une effroyable vengeance qui les positionnera alors à la verticale de l’Enfer !

Les ruines de l'abbaye

Les ruines de l’abbaye

 

Chronique dans Indecise-Book :

J’ai aimé lire ce livre même si j’avoue que les auteurs m’ont perdu dans certains chapitres !

J’ai adoré le coté mystérieux de « la crypte » ainsi que le secret qui relie les hôtes du manoir. J’ai apprécié, parce que j’aime ça, les descriptions des paysages et des tableaux. Je trouve que ça nous permet de nous imprégner et de nous placer au cœur de l’histoire.

J’ai aimé la romance et les relations décrite entre ces personnages se connaissant très peu, même si, à mon goût, il n’y en a pas assez !

L'ultime tableau de la Crypte des fantasmes ! - Antoine Caron

L’ultime tableau de la Crypte des fantasmes ! – Antoine Caron

Par contre j’avoue qu’il y a un côté « scientifique et mythologique » un peu pointu pour moi. C’est là-dessus que j’étais un peu perdu. Cependant même si on, enfin « je », n’y connais pas grand-chose on peut quand même suivre le cours de l’histoire sans problème.

J’ai aimé ce livre qui montre comment les gens peuvent réagir à certains évènements dans un espace clos et coupé du monde.

C’est un roman riche en émotion et en culture !

Lien : http://indecise-book.over-blog.com/2016/06/la-crypte-des-fantasmes.html

Pour le commander :

https://www.amazon.fr/Crypte-Fantasmes-Gil-Prou-ebook/dp/B01EUUYHKY/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1465633689&sr=1-1&keywords=la+crypte+des+fantasmes

Les auteurs : en dédicace pour un autre roman : "L'outre-blanc"

Les auteurs : en dédicace pour un autre roman : « L’outre-blanc »

Trois nouveaux romans en Mai…

Nos trois nouveaux romans

Nos trois nouveaux romans

Nos trois nouveaux romans : « Zalmoxis », « La crypte des fantasmes » et « L’outre-blanc » paraissent dans les jours à venir.

« Zalmoxis » (548 pages) paraît début Mai aux Éditions Rivière Blanche.

Voilà le lien : http://www.riviereblanche.com/zalmoxis.htm

L’intrigue :

L’humanité s’est suicidée le 22 juillet 2033 à 3 heures GMT.

Huit siècles plus tard, il n’y a plus aucun être humain à la surface d’une Terre pétrifiée dans la glace. Mais quelques rescapés survivent encore. Ailleurs ! Les lointains descendants se répartissent désormais en deux groupes que tout oppose. Les premiers vivent au sein des deux dernières cavernes Zalmoxis qui ont résisté à la destruction totale de l’humanité. Les seconds sont les descendants des douze courageux explorateurs s’étant posés sur Mars quelques mois après les éruptions des deux supervolcans qui dévastèrent notre planète.

Une guerre fratricide opposant les occupants des deux cavernes Zalmoxis, ceux-ci risquent de s’autodétruire totalement. Raffinés et sensuels, les humains de Mars ont besoin des humains enfouis dans les entrailles de la Terre et qui ne songent qu’à s’étriper bestialement.

Arriveront-ils à sauver à temps ZALMOXIS?

« Zalmoxis » est la suite de notre second roman : « Katharsis ». L’aventure se poursuivra avec « Nyx et Thanatos » (que nous commençons à écrire) et « Le testament de la lumière ».

Zalmoxis

Zalmoxis

« La crypte des fantasmes » paraît à la fin Avril aux Éditions L’ivre-Book.

Voilà le site de l’éditeur : http://www.livre-book-63.fr/

L’intrigue :

La société Arkhadium le promet depuis quelques semaines à grand renfort de pub dans les médias les plus prestigieux : Rêver, et nous ferons le reste !  Dans ses brochures et sur son site, elle réinterprète même le célèbre vers de Shakespeare en précisant : nous sommes l’étoffe de vos rêves

À la fin du printemps 2015, plusieurs personnes qui ne se connaissent pas, pour la majorité d’entre elles en tout cas, vont se retrouver pour une semaine dans un manoir isolé au cœur de l’Ardèche. La promesse faite par Arkhadium était claire : vous vivrez une aventure unique en découvrant un monde fantastique aux limites presque infinies : vous-même !

Au début, le contrat est parfaitement rempli.

Le manoir est vaste, confortable et luxueux. Trois personnes (dont un étrange majordome et deux femmes adeptes des expériences BDSM) sont au service des huit « invités ». Ceux-ci se répartissent en trois groupes : Paul, le Directeur du Marketing d’une grosse entreprise filiale d’un géant coréen et Coralie, son assistante. Il y a aussi une sœur, Virginie, et ses deux frères : Sylvain et Maxime. Enfin, le groupe se complète d’un couple : Morgane et Thierry, ainsi que de la sœur de Morgane. Plus jeune, cette dernière : Eva est une geek qui écrit un roman fou de plus de 10 000 pages. Son pseudonyme : DarkIsis.

L’ensemble est vaste, entouré d’un grand parc et cerné de hauts murs. À l’intérieur, chacun est libre de faire ce qu’il veut. Mais les limites de la propriété ne peuvent pas être franchies pendant le séjour, c’est un impératif exigé par Arkhadium et accepté par les participants à cette étrange aventure intérieure. Les téléphones sont inopérants ici.

Le manoir a été construit en 1905 par Balthazar Anguissoli, un excentrique ayant fait fortune dans le commerce du caoutchouc naturel. Dès la fin du XIXe siècle, il possédait des milliers d’hectares de plantation d’hévéa à Java et à Sumatra. Passionné et artiste, Balthazar peignait dans un style très académique et caractéristique de l’époque pré-impressionniste. Il copiait principalement des toiles illustres de la Renaissance, du XVIIIe et du XIXe siècle, représentant des scènes bucoliques, mythologiques ou plus franchement licencieuses.

Ces tableaux, généralement de très grandes tailles, ornent toujours une salle souterraine très spéciale que le majordome appelle la crypte des Fantasmes.

Mais, dès la première nuit, d’étranges phénomènes surviennent. Au fil des jours, les participants à cette expérience se rendent compte qu’ils vont découvrir beaucoup de choses sur eux-mêmes. Et cela les fascine. Mais ils comprennent aussi qu’ils ne sont pas réunis ici par le simple fait du hasard. Ils sont tous liés par un terrible secret qui impliqua leurs ancêtres dans le cadre d’une tragédie qui terrorisa les populations qui travaillaient au tout début du XXe siècle dans les plantations d’hévéas de Balthazar.

Au fil des quatre premiers jours, les participants à cette odyssée intérieure se rendent compte qu’ils vont découvrir beaucoup de choses sur eux-mêmes dans le cadre d’une expérience holistique très étrange qu’Arkhadium appelle : La victoire de l’hippocampe. Et cela les fascine.

Peu à peu, certains tableaux les engloutissent chaque nuit par groupe de deux. Ces peintures de Mantegna, Füssli, Leighton et Turner, deviennent scènes de vie et de supplices, scènes de libertinage, scènes de cauchemar ou d’incendies tragiques. Mais elles vont surtout devenir scènes de vengeance, juste avant l’ultime découverte qui métamorphosera brutalement l’inquiétude sourde en effroi.

Puis la prophétie s’accomplira. Une effroyable vengeance qui les positionnera alors à la verticale de l’Enfer !

Ce roman est tiré d’un scénario que nous avons écrit pour une nouvelle série TV imaginée par Joël Houssin (Dobermann, David Nolande) et qui devrait s’appeler « Cauchemars à louer ». Le projet étant pour l’instant gelé, Joël nous a donné l’autorisation de transformer ce scénario en roman.

La crypte des fantasmes

La crypte des fantasmes

« L’outre-blanc » (552 pages) paraît le 12 Mai aux Éditions Fleur Sauvage : http://www.editionsfleursauvage.com/

L’intrigue :

Que se passe-t-il dans le cerveau d’un homme qui vient d’être décapité ?

Imaginez le destin d’un homme qui agonise et qui, cependant, va pouvoir assister à la mort du soleil.

Imaginez le Petit Prince immergé dans l’Enfer de Dante. Un Enfer outre-blanc stratifié en millions de terrasses.

Imaginez un homme qui est simultanément une femme, un tigre et le premier grand prédateur vivant sur Terre il y a 530 millions d’années.

Imaginez une hallucinante odyssée verticale au sein d’un monde outre-blanc où barbarie, émerveillement et sensualité s’acoquinent sans cesse.

Imaginez que votre cerveau devienne un univers à part entière. Nouveau. Différent. Magique. Et fou.

Ce récit qui plongera le lecteur dans les abîmes d’un cerveau qui devient un univers à part entière bénéficie d’une longue préface coécrite par Bernard Werber et Jean-Claude Dunyach.

Voilà deux courts extraits de cette préface rédigée sous la forme d’un dialogue entre ces deux prestigieux romanciers.

En premier : une question posée par Jean-Claude Dunyach à Bernard Werber : Jean-Claude Dunyach : Une chose m’a frappé en lisant « L’outre-blanc », ainsi que tes livres, d’ailleurs : vous adorez aller au-delà des barrières supposées infranchissables, là où personne n’a pénétré avant vous. Au-delà de la mort, au-delà des profondeurs du sommeil, et ici au-delà des frontières de l’univers… La science-fiction nous a déjà envoyé dans l’espace, loin de la Terre, parfois même au-delà de notre galaxie, mais là on bascule carrément dans la métaphysique fiction. Ça vient d’où, ce désir de franchir les ultimes barrières ?

Second extrait : une synthèse de Bernard Werber qui clôt la préface :  Bernard Werber : un bon roman est un baptême. Une initiation. L’intérêt de la promenade, au-delà d’être surpris, c’est qu’on en ressort transformé. Celui qui dormait a appris à rêver. Celui qui ne savait rien a appris la forêt. Et il pourra se lancer avec confiance dans la traversée de forêts plus sombres, plus dangereuses. C’est ça, l’initiation par le livre. Et c’est un vrai bonheur, pour nous autres écrivains, de faire naître des forêts. Autant que de les parcourir avec nos lecteurs…

Si ce roman étrange et baroque permet de faire naître quelques forêts dans l’esprit de nos lecteurs, nous serons entièrement satisfaits…

« L’outre-blanc » peut déjà être précommandé sur tous les sites. Ici le lien de la FNAC : http://livre.fnac.com/a9644955/Oksana-L-outre-blanc

L'outre-blanc

L’outre-blanc

 

Bonne lecture à tous !

 

Oksana et Gil

Les auteurs : Oksana et Gil

Les auteurs : Oksana et Gil

Interview Oksana et Gil dans Mediapart

Un matin différent - Éditions Artalys

Un matin différent – Éditions Artalys

 

Interview paru le 15 Juin 2015 dans Mediapart.

 

Bonjour Gil et Oksana,

 

Vous venez de publier un nouvel ouvrage. Il apparait différent en regard des derniers parus…  Une envie de plonger dans un nouvel univers ?

« Un matin différent » est en effet un roman très différent des autres.

Les intrigues de nos autres récits sont souvent foisonnantes avec de nombreux personnages et des péripéties en cascade. C’était le cas par exemple avec notre quatrième livre : « Tomyris et le labyrinthe de cristal ».

Dans le cas de « Un matin différent » (Éditions Artalys) nous avons souhaité concentrer au maximum l’intrigue afin qu’elle respecte la règle des trois unités imposée par la dramaturgie classique, c’est-à-dire : unité d’action, unité de lieu et unité de temps.

Ici, l’unité d’action est évidente car il s’agit simplement de la naissance de l’amour entre deux personnages, amour qui sera prématurément brisé par la tragédie du 11 Septembre 2001. L’unité de lieu est respectée aussi car tout se passe à New York dans un rayon de 500 mètres autour des tours jumelles du WTC. Enfin, l’intrigue dure moins de deux heures.

Nos univers sont souvent baroques, fantasmagoriques ou poétiques. Dans le cadre présent, nous souhaitions revenir à la description simple et méticuleuse à la fois d’une réalité qui concerne chacun de nous, même si l’issue est ici tout à fait exceptionnelle et dramatique.

 

Comment décririez-vous votre roman pour le lecteur qui aimera surement l’atmosphère qui se dégage à chaque page?

« Un matin différent » s’efforce de mettre en lumière la différence fondamentale qui existe entre le temps ressenti et le temps réel. Dans le cas présent le phénomène est encore accentué car les deux tourtereaux qui viennent de se révéler mutuellement leur amour travaillent au 96eme étage de la tour Nord du WTC. Ils laissent un instant leurs regards errer vers l’extérieur en regardant le ciel de New York derrière les parois de verre de la tour géante. Soudain, la silhouette d’un avion de ligne se découpe devant eux. Il leur reste exactement deux dixièmes de seconde avant d’être pulvérisés dans un fracas de verre et de métal. C’est à cet instant précis que leurs esprits se mettent à chevaucher souvenirs enfouis et folles chimères.

Le temps que nos machines sophistiquées découpent en nanosecondes n’existe plus d’un coup. Ils sont brutalement dans un ailleurs qui n’est plus régi par la cyclicité du temps ni sa flèche qui nous propulse sans cesse vers un destin dont nous ne savons rien. Nos deux héros s’immergent au sein d’une éternité trop vite foudroyée.

 

Que dire des personnages? Eux aussi sont émouvants et forts dans leur réalisation… il y a une vraie dimension qui se trouve à chaque instant, indéfinissable et forte…

William Fitzgerald, l’australien cavaleur, et Iluh Semarang, la balinaise réservée, sont très différents. Totalement différents.

Et c’est justement l’union de ces différences que nous avons souhaité mettre en exergue ici.

De leurs différences naît une lumière chaude, suave et sensuelle, qui les pousse à s’exhausser au-delà d’eux-mêmes. La notion d’ «indéfinissable » est très juste car l’émergence de cet amour entre deux êtres que tout oppose apparemment génère des émotions fortes et troubles à la fois. Elle réveille en nous des sensations, des joies, des plaisirs et des peurs. On a envie de les accompagner un bref moment sur le chemin de la vie. De leurs souhaiter bonne chance.

En même temps, chaque lecteur sait très bien qu’une épouvantable catastrophe va briser net cette belle histoire. Comme elle a simultanément brisé les destins de milliers d’êtres humains si l’on comptabilise les victimes des attentats, leurs familles et leurs proches.

Mais nous souhaitions vraiment tisser une intrigue courte, simple et percutante à la fois. Après l’écrasement du premier avion sur la façade de la tour Nord du WTC, d’innombrables tragédies s’enchaînèrent en ondes de choc successives. Mais celle de nos héros s’achève immédiatement. En un millième de seconde.

C’est la raison pour laquelle le dernier chapitre s’achève si abruptement.

 

Quelle force créative vous a poussé à produire un roman aussi nouveau et aussi captivant? Y a-t-il un fil conducteur, des recettes nouvelles? S’agit d’une histoire qui touche chacun dans un inconscient collectif commun ?

Nous souhaitions évoquer la tragédie du 11 Septembre de manière intimiste et en finissant notre roman là où les commentateurs commencèrent à décrire l’effroi qui tétanisa le monde entier pendant quelques jours. Nos autres romans évoquent souvent les destinées étonnantes de plusieurs personnages, d’une contrée, voire de l’humanité toute entière. Ce fut le cas pour notre second livre : « Katharsis ».

Dans le cas présent, nous avons concentré l’intrigue autour de deux êtres humains en un seul lieu et pendant une seule journée. Nous ne savons pas si c’est une « force créative » qui nous a poussés, mais ce fut un exercice passionnant.

Naturellement, la tragédie du 11 Septembre est inscrite durablement dans l’inconscient collectif. Il en est de même avec le sentiment diffus que l’on revoit toute notre vie juste avant de mourir. Mais nous avons fait ce choix radical en pensant aux deux victimes imaginaires de notre récit. C’est, inconsciemment sans doute, une forme d’hommage aux innocentes victimes de ce drame qui nous fit tous entrer si violemment dans ce XXIe siècle qui risque fort d’être le plus cruel de tous…

Dans « Fureur et mystère » (Les feuillets d’Hypnos), René Char précisait que « l’homme est capable de faire ce qu’il est incapable d’imaginer ». Cette remarque d’une effrayante lucidité est toujours d’actualité…

New York 11 Septembre 2001

New York 11 Septembre 2001

 

Un prochain ouvrage? De prochaines dates de présentation du roman?

Nous avons déjà écrit trois nouveaux romans.

Le sixième : « Zalmoxis » est un pur récit de SF qui paraîtra en 2016 aux Éditions Rivière Blanche. C’est en fait une suite de « Katharsis », mais plus de quatre siècles après la disparition de l’humanité suite à un impitoyable « hiver volcanique » qui pétrifia la surface de la Terre dans la neige et la glace.

Ce roman sera suivi par « Nyx et Thanatos » et « Le testament de la lumière ».

Le septième : « À la verticale de l’Enfer » est un roman fantastique qui se passe dans un manoir isolé en Ardèche. Ce roman est tiré d’un scénario que nous avions écrit pour Joël Houssin (le créateur de la série Dobermann) dans le cadre d’une série TV dont il avait imaginé le concept. Cette série restant pour l’instant à l’état de projet, Joël nous a donné son accord pour que nous puissions transformer ce scénario en roman. C’est l’histoire tragique de trois familles et d’une vengeance qui se poursuit de génération en génération. L’épilogue est… déroutant !

Le huitième et plus récent roman : « L’Hydre-Univers » sera assurément le plus surprenant de tous. Partant d’une intrigue classique pour un thriller (une prise d’otages en Amazonie avec demande de rançon) ce récit qui ne ressemble à aucun autre répond de manière totalement iconoclaste à la question suivante : « que se passe-t-il dans le cerveau d’un homme qui vient d’être décapité ? »

La réponse est hallucinante et entraînera les lecteurs dans l’univers le plus exotique et lointain qui soit : le cerveau d’un homme…

Ce roman bénéficiera d’une postface coécrite par deux des plus prestigieux écrivains dans les domaines de l’imaginaire : Yal Ayerdhal et Jean-Claude Dunyach qui ont glané tous les deux un grand nombre de prix littéraires (Grand Prix de l’Imaginaire, Prix Bob-Morane et Prix Rosny aîné par exemple).

Deux gros éditeurs sont déjà intéressés.

Par ailleurs, nous dédicacerons « Un matin différent » le samedi 20 Juin dans le magasin Cultura d’Hénin-Beaumont, près de Lille.

 

Lien : http://blogs.mediapart.fr/blog/le-blog-des-associes-par-yannick-et-helene/140615/un-matin-different-par-oksana-et-gil-prou

 

Pour commander le livre en version papier (la version numérique est disponible partout) :

http://editions-artalys.com/hors-reel/un-matin-different/

Zalmoxis

Zalmoxis

À la verticale de l'Enfer

À la verticale de l’Enfer

L'Hydre-Univers

L’Hydre-Univers

France 3 « Ma vie est une aventure » avec Oksana et Gil

 

Contrairement à la plupart des liens qui reprennent le « replay » d’émissions TV et qui disparaissent au bout de quelques semaines, celui-ci :  http://ici.france3.fr/limousin/video/cafe_mvea_limoges_101106_710_06112010170406_F3/?webtv_rubrique=39  est pérenne.

Vous pouvez ainsi avoir accès à l’intégralité du reportage que France 3 nous a consacré dans l’émission « Ma vie est une aventure » diffusée en Novembre 2010.

A l’époque, nous n’évoquions pas la nomination de « Katharsis » pour le Prix collégien 2011 du Musée des Confluences à Lyon…

Reportage sur France 3

France 3 vient de nous consacrer un reportage dans le cadre de l’émission « Ma vie est une aventure« .

Vous pouvez accéder au replay complet de cette émission (27 minutes) en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://limousin-poitou-charentes.france3.fr/ma-vie-est-une-aventure/index.php?page=article&numsite=6281&id_rubrique=6290&id_article=14069

Il suffit ensuite d’aller sur « émission du 6 Novembre 2010 ».

Nous espérons que ce reportage vous intéressera…