L’outre-blanc : Phil Caldwell face à Anubis, Horus, Isis et Osiris

La pesée du cœur (ou psychostasie) dans le Livre des Morts des égyptiens.

Notre dernier roman : L’outre-blanc, met en scène un captif décapité par le chef des preneurs d’otages.

Le cerveau de cet homme : Phil Caldwell continuera à fonctionner pendant quelques secondes dans le monde « normal ».

Mais ces quelques secondes dureront une éternité –dans le sens absolu du terme– dans un autre monde dont il deviendra son propre univers au sein de la myriade de mondes qui peuplent le Multivers décrit par les spécialistes de la gravitation quantique.

Mais, avant de devenir un univers à part entière,Phil Caldell devra explorer un Enfer de Dante immaculé stratifié en millions de terrasses et peuplé d’innombrables variations de lui-même. Il se retrouvera ainsi avec une femme, un tigre et un anomalocaris (le premier grand prédateur terrestre qui vivait au Cambrien il y a plus de 500 millions d’années) qui l’accompagneront lors de cette odyssée verticale qui l’exhaussera bien au-delà de lui-même et de la condition humaine.

Certaines incursions dans des mondes oniriques adjacents lui permettront de découvrir comment il est mort et qui il est réellement.

Ce chapitre se situe face aux divinités de l’Egypte antique dans cet espace étrange où les cœur sont pesés afin de savoir si l’âme du mort est pure ou non.

C’est lors de cette psychostasie que Phil Caldwell découvrira enfin comment il a été exécuté par un psychopathe.

L’outre-blanc chroniqué par Plume Libre.

 

La salle est assez allongée et très décorée. Les coloris dominants sont l’or, des carmins et des bruns très chauds.

S’éveillant d’un long coma, Phil Caldwell remarque immédiatement qu’une grande balance trône au centre de l’espace. Une nageoire dure et couverte d’écailles est posée sur sa cuisse droite. Il constate alors que l’anomalocaris est vautré sur lui.

Il le secoue un peu.

—Où est-on ? glapit la créature archaïque.

Phil Caldwell est un homme, mais c’est aussi une femme, un tigre et un anomalocaris.

L’astrophysicien lui fait un signe afin de lui imposer le silence.

—Regarde et tais-toi !

Comme ils sont au fond de la salle, ils peuvent donc observer tranquillement l’enfilade de personnages étranges qui sont au centre de ce lieu qui ressemble à une antichambre. Ou à un tribunal.

Le grand mur situé à gauche est recouvert de hiéroglyphes sombres sur fond or. Au-dessus, formant comme une frise, on voit les silhouettes de douze divinités. Sans avoir fait de longues études en égyptologie, le mari de Vanessa Caldwell peut immédiatement les nommer sans réellement savoir pour quelle raison cette science s’infuse ainsi en lui. Il les détaille à l’intention de son ami qui a prudemment regroupé sous sa carapace les deux fouets qui prolongent sa queue.

—Regarde. Depuis notre position, et en allant vers le fond de cette pièce que l’on nomme la salle des deux Maât[1]

—Des deux…

—C’est en fait le tribunal d’Osiris lors de la pesée du corps d’un défunt. Donc, disais-je, on trouve dans l’ordre les effigies de douze divinités : Harmakhis, Atoum, Shou, Tefnout, Geb, Nout, Isis, Nephtys, Horus, Hathor, Hou et Sia.

—Et sur l’autre mur ?

—On trouve les effigies des 42 assesseurs d’Osiris qui représentent en fait les 42 provinces de l’Égypte pharaonique.

L’anomamocaris reste muet un instant, ce qui constitue un réel exploit.

—Devant nous : c’est qui ?

L’astrophysicien n’a pas le temps de répondre car une partie du cérémonial lié au rituel de la pesée du cœur du défunt commence.

Le dieu à tête de chacal : Anubis, pose déjà une première question à l’homme situé devant lui :

—Connais-tu le nom de cette porte Osiris Ouserkaf ?

—Ouserkaf ? c’est le nom du mort qui passe en jugement ? murmure l’arthropode aux yeux pédonculés.

—Oui.

Anubis.

Vêtu de fins vêtements blancs qui descendent jusqu’au niveau de ses pieds, le trépassé répond calmement à Anubis :

Tu écartes Chou est le nom de cette porte.

—Connais-tu le nom du seuil ?

Maître de rectitude qui est sur ses deux jambes est le nom de ce seuil.

—Connais-tu le nom du linteau ?

Maître de force qui introduit le bétail est le nom de ce linteau.

Dieu des nécropoles et patron des embaumeurs, Anubis semble satisfait par les réponses données par Ouserkaf. Il conclut donc cette première phase du rituel avec ces quelques mots parfaitement codifiés :

— Passe puisque tu as donné les trois réponses Osiris Ouserkaf !

L’astrophysicien en profite pour observer les autres personnages qui se trouvent dans cette salle de part et d’autre de la balance géante qui va servir à la pesée du cœur. La plume symbolisant Maât est déjà placée dans l’un des plateaux.

Indépendamment d’Ouserkaf et du dieu à tête de chacal qui vient de laisser passer le défunt pour le moment crucial de la pesée de son cœur, on voit aussi Thot, le dieu à tête d’Ibis, dont le savoir est illimité. À l’arrière, assis sur un trône massif et très décoré, on distingue aisément Osiris qui est accompagné par ses deux sœurs, Isis et Nephtys. Elles se tiennent derrière lui, les mains posées sur ses épaules.

Sous la balance géante, une étrange créature hybride avec un corps d’hippopotame, une tête de crocodile et des pattes avant de lion, ouvre grand sa gueule armée d’innombrables dents.

—C’est Ammout, confirme Phil Caldwell. On l’appelle aussi la grande dévoreuse.

—Charmant… soupire l’anomalocaris en rangeant mieux sa queue. Quel est son rôle ?

—Elle dévore le cœur de celles et ceux qui échouent lors de la psychostasie. Si leur cœur est trop lourd par rapport au poids de la plume de Maât, Ammout le déchiquète. C’est pour cette raison qu’on l’appelle aussi la dévoreuse des morts !

—Brrr…

Au même instant, le sol et le plafond se métamorphosent. Les surfaces recouvertes d’or disparaissent. La vision est affolante. Le plafond n’est plus qu’une immense plaque de verre qui laisse entrevoir des millions d’étoiles dans un ciel serein et constellé d’escarboucles qui étincellent. À l’inverse, le sol est remplacé par une autre plaque de verre. Mais celle-ci ne capte pas le regard en direction d’un firmament édénique. L’abîme n’est qu’un foisonnement d’enfers qui s’enlacent et copulent sans cesse. Du magma, de la lave et des flammes hautes comme des montagnes lèchent cette surface translucide qui semble prompte à engloutir les femmes et les hommes qui y sont conduits en procession.

Phil Caldwell essaie, absurdement il est vrai, de ne plus poser les pieds sur ce sol qui l’attire et le terrifie à la fois. Comme il n’y parvient pas, il focalise son esprit sur le malheureux Ouserkaf qui est positionné juste devant la balance, Thot et la redoutable Ammout.

Horus.

Ouserkaf s’exprime alors en respectant à la lettre un rituel immuable et en s’adressant directement à Osiris :

— Salut à toi, Grand Dieu, Maître des deux Maât ! Je suis venu vers Toi ô mon Maître pour voir ta perfection. Je te connais et je connais le nom des deux Maât qui sont près de toi. Voici que je suis venu vers toi et t’ai apporté ce qui est équitable. J’ai chassé pour toi l’iniquité.

Il s’arrête un instant et entame alors la litanie de ce que l’on nomme la confession négative qui consiste à citer d’une manière exhaustive tous les actions critiquables ou abjectes que l’on a soigneusement évité d’accomplir pendant sa vie sur Terre.

Ainsi, on ne met pas en exergue ce que l’on a fait de bien, mais ce que l’on n’a pas fait de mal !

Ouserkaf, sans se fatiguer apparemment, poursuit son interminable démonstration d’honnêteté et de bienveillance universelle en précisant :

— Je suis pur, je suis pur, je suis pur ! Ma pureté est la pureté de ce grand Phénix qui est à Héliopolis, car je suis bien ce nez du Maître des souffles qui fait vivre tous les hommes en ce jour de remplissage de l’œil à Héliopolis…

Après avoir réitéré une seconde salve de confession négative en la détaillant divinité par divinité cette fois-ci, le défunt termine enfin son long discours par ces explications qui frôlent l’épique et le grandiloquent :

— Salut à vous, dieux qui êtes dans cette salle des deux Maât ! Je connais vos noms. Vous direz devant le Maître de l’Univers les choses équitables qui me reviennent car j’ai pratiqué l’équité en Egypte : je n’ai pas blasphémé Amon-Rê. Salut à vous tous qui êtes dans cette salle des deux Maât, vous qui êtes exempts de mensonge par essence, qui vivez de ce qui est équitable devant Horus-qui-est-dans-son-disque… Me voici venu à vous sans péchés, sans vilenie, sans accusateur. Je vis de ce qui est équitable. J’ai fait ce dont parlent les hommes, ce dont se réjouissent les dieux. J’ai satisfait Amon-Rê par ce qu’il aime. J’ai donné du pain à l’affamé, de l’eau à celui qui avait soif, des vêtements à celui qui était nu, une barque à celui qui n’en avait pas et j’ai fait le service des offrandes divines pour les dieux et des offrandes funéraires pour les bienheureux. Je suis quelqu’un dont la bouche et les mains sont pures, quelqu’un à qui il est dit viens en paix par ceux qui le voient… Je suis venu ici pour témoigner de la vérité, pour mettre la balance dans sa position exacte à l’intérieur du royaume des morts !

Le rituel étant accompli, la pesée du cœur commence sous la houlette d’Anubis. Thot tient un calame à la main afin d’inscrire le résultat sur un papyrus.

Placé dans un vase canope, le cœur d’Ouserkaf commence à faire doucement osciller le fléau. Puis ce dernier se fige à l’horizontal, démontrant ainsi que la plume de Maât et le cœur de cet homme pur ont exactement le même poids.

Encouragé par un geste d’Anubis et d’Osiris, Ouserkaf se dirige vers l’arrière de la salle sous le regard torve et déçu d’Ammout qui n’a pas obtenu sa pitance et devra donc attendre le jugement, négatif cette fois, d’un autre défunt.

Oksana et Gil lors des Halliennales 2016.

C’est à cet instant précis que le dieu à la tête de chacal aperçoit l’astrophysicien et l’étrange créature née il y a plus d’un demi-milliard d’années.

Anubis semble surpris. En dépit du fait que Phil Caldwell soit, lui aussi, vêtu du long manteau blanc cérémoniel qui frôle les pieds, il est évident qu’il est très différent des trépassés égyptiens qui pénètrent régulièrement dans la salle des deux Maât. Son teint est très pale, ses cheveux, roux et bouclés et ses yeux verts, diffèrent sensiblement des canons esthétiques qui prévalent ici. Par ailleurs, l’extravagante créature qui volète près de son épaule ne ressemble à rien de connu en ce début de Nouvel Empire et sous le règne glorieux de Thoutmôsis Ier.

Il se retourne vers Osiris.

Hiératique dans son attitude et impérieux par son regard qui semble être en mesure de calciner qui ose le regarder en face sans ciller, le frère d’Isis et de Nephtys dit simplement :

—Qui es-tu étranger ?

Avant même que l’astrophysicien parvienne à discipliner les tremblements nerveux qui agitent ses bras et ses jambes, le dieu qui juge les âmes des défunts complète sa question :

—Quelle est cette étrange créature ?

Phil Caldwell s’incline respectueusement devant Anubis, Thot, Osiris et ses deux sœurs. Il ne sait pas du tout comment il doit s’exprimer face à ces cinq divinités du panthéon égyptien.

Utiliser la phraséologie pompeuse d’Ouserkaf serait sans doute blasphématoire car il n’est pas mort et se retrouve, par un ahurissant caprice du destin, dans un processus funéraire antique qui le dépasse et qu’il ne comprend pas.

Il décide donc d’être lui-même. Tout simplement.

Isis.

—Je m’appelle Phil Caldwell et j’observe les étoiles.

Ses interlocuteurs ne réagissant pas, contrairement à Ammout qui commence à ouvrir sa gueule de crocodile affamé en laissant les ors de la salle apporter quelques éclats supplémentaires sur ses dents acérées, le scientifique de Stanford poursuit :

—La créature qui m’accompagne vivait déjà sur Terre il y a très longtemps. Je ne sais pas pour quelle raison je suis là. Car je ne suis pas mort…

À l’instant précis où il prononce ces derniers mots, ses yeux se convulsent. Il vacille et semble prêt à tomber. L’anomalocaris volète à côte de lui. Mais il ne parvient pas vraiment à le retenir. C’est donc le dieu à tête de chacal qui contourne la balance géante et aide Phil Caldwell afin qu’il ne s’effondre pas sur le sol.

La plaque de verre qui s’est substituée à ce même sol sert désormais d’écrin aux flammes d’une étoile au seuil de l’explosion. Les volutes de feu lèchent la surface et des morceaux de magma en fusion se collent un instant sur la surface transparente avant de retomber dans le brasier qui grossit sans cesse.

—Je ne suis pas mort… répète l’astrophysicien hagard.

Osiris échange quelques mots avec ses deux sœurs.

Imperturbable, Thot continue à décrire tout ce qu’il observe. Son calame[2] court sur le parchemin qu’il tient haut devant lui.

Anubis prend le compagnon de l’anomalocaris par les épaules et lui dit, d’une voix grave qui flirte avec les infrasons :

—Qui es-tu vraiment Phil Caldwell ?

—Je suis… Je suis…

Ses yeux s’exorbitent. Son front se moire de sueur et un peu de bave commence à couler à la commissure de ses lèvres glacées d’effroi. Il tremble comme s’il se trouvait au bord d’un gouffre immense et avec un vent violent qui le pousserait vers l’abîme.

Tous les dieux le regardent.

Il dit enfin.

—Je suis mort et vivant !

Il s’agite encore. Sa tête est animée de mouvements irrépressibles et brouillons comme s’il était soudainement pris de démence.

—Je vois… la mort ! Je vois… Je vois… ma mort ! Ma mort !

Il hurle désormais, ce qui énerve considérablement la créature hybride chargée de dévorer les cœurs des êtes impurs.

—Parle ! ordonne alors Osiris dont les yeux flamboient comme des soleils noirs.

—Parle doucement, invite Anubis tout en laissant ses mains posées sur les épaules du malheureux qui voit d’un coup s’effondrer devant lui des pans entiers de l’épaisse muraille qui claquemurait sa mémoire depuis si longtemps.

Le museau sombre et pointu du dieu à tête de chacal est à moins de vingt centimètres du visage de Phil Caldwell. Les oreilles d’Anubis, fines, sombres et pointues, sont attentives et bien dressées à la verticale.

—Je t’écoute. Nous t’écoutons.

—Le voile se déchire. Enfin !

—Oui ?

—Je vois une forêt avec des arbres gigantesques. Il fait chaud. J’ai mal.

Il s’arrête à nouveau.

L’anomalocaris s’approche à son tour très près de la tête du rouquin. Le visage de l’astrophysicien, le museau effilé d’Anubis et les queues de crevettes géantes qui prolongent la tête de l’arthropode du cambrien sont désormais circonscrits au sein d’une sphère très réduite.

Leurs haleines se mêlent.

Osiris.

—Continue, dit doucement la créature échevelée sans parvenir à juguler totalement sa crispante voix de fausset.

—Mes amis souffrent. Il y a déjà eu beaucoup de sang. Un homme monstrueux hurle sans cesse devant l’œil froid d’une caméra. Il insulte une jeune femme rousse. Il m’insulte aussi.

Il se tait un bref instant et reprend son soliloque halluciné sous le regard simultanément interrogateur et courroucé d’Osiris.

—Il m’insulte. Il m’insulte !

—Tu l’as déjà dit. Continue… l’encourage Anubis qui semble avoir fugacement pris sous sa protection cet homme étrange qui ne ressemble pas à un égyptien de l’époque de Thoutmôsis Ier  et qui, surtout, ne devrait en aucun cas se retrouver ici dans la salle des deux Maât.

—Il m’insulte. Me frappe. Je suis à genoux. Il hurle encore !

Atterré par ses propres visions qui exhument brutalement la séquence la plus dramatique de sa vie, Phil Caldwell s’arrête encore une fois. Il regarde les hiéroglyphes qui couvrent le mur gauche et que l’or qui tapisse la paroi rehausse encore. Tous ces signes semblent se décoller de la surface verticale. Ils se précipitent sur lui ! L’astrophysicien exécute quelques mouvements désordonnés afin de dissiper ces hordes ténébreuses et grimaçantes qui veulent s’insinuer dans ses yeux, son nez, sa bouche et ses oreilles.

—Calme-toi, reprend l’anomalocaris. Tout va bien.

—Continue, surenchérit Anubis en appuyant plus fortement sur les épaules du malheureux qui sombre d’épouvantes en épouvantes.

Le scientifique respire un grand coup. Il déglutit et se ressaisit enfin.

—Ces cris sont si violents ! Mon esprit se trouble et s’embue. Un voile grège et sang obstrue mes yeux. Je me redresse un peu. C’est alors que je vois le sabre…

—Le sabre ! coupent ensemble Anubis et l’arthropode issu des premières aubes du cambrien.

Phil Caldwell tombe à genoux.

Impassible, Thot note tous les détails de cet étrange récit alors que les quatre autres divinités restent muettes. Statufiées.

Manifestement, elles attendent une révélation. Un signe. Une épiphanie Ou une seconde mort !

—La lumière ! L’homme lève le sabre. Nooooon !

Phil Caldwell se renverse en arrière. Isis quitte l’arrière du siège d’apparat où trône son frère afin de rejoindre Anubis. En joignant leurs efforts, les deux divinités funéraires parviennent à remettre le rouquin debout. Il est blême et des flots de bave sortent désormais de sa bouche.

Révulsés en un premier temps, ses yeux reprennent leur apparence normale.

—Prenez le temps nécessaire, intervient la sœur de Nephtys de sa voix douce, caressante ; presque désincarnée.

Phil Caldwell se reprend un peu et regarde attentivement Isis. Le visage de la jeune divinité est doux, empreint d’une bonté presque surréelle. Il réalise à cet instant qu’il est en train de dialoguer avec Anubis et la sœur d’Osiris, de Seth et de Nephtys.

Il frissonne aussitôt et poursuit cette douloureuse remémoration d’un instant atroce.

—Après la douleur : l’effroi ! Je suis couché au sol et je regarde mon corps qui baigne dans son sang. À une dizaine de mètres de moi !

—Une dizaine de mètres ? glapit alors l’anomalocaris qui, en cet instant, outrepasse toutes les sonorités suraiguës audibles par tous les êtres qui ont vécu sur Terre depuis 3,5 milliards d’années.

—Décapité ? demande Anubis dont les longs cils mettent en exergue un regard qui se vrille dans celui du malheureux qui découvre enfin comment il est décédé.

—Oui. Mon corps acéphale gît très loin et m’envoie ce message atroce et merveilleux à la fois : tu n’es plus qu’une tête. Un cerveau ! Et pourtant… tu vis !

—Pour l’instant, tempère Isis en ouvrant grands ses yeux où le lapis-lazuli façonne un univers miniature d’une puissance inégalée.

—Mais… Mais… j’ai déjà vu l’agonie du soleil !

Le silence retombe sur la salle des deux Maât. Cette remarque, ahurissante, loufoque et totalement iconoclaste, réussit même à surprendre les cinq divinités du panthéon égyptien qui officie en ce lieu pour la pesée des cœurs.

Comment peut-on avoir eu la tête tranchée et assister en même temps à la mort du soleil qui se déroulera sept à huit milliards d’années plus tard ? C’est dément !

C’est impossible ! C’est peu probable.

C’est tout à fait possible en fait si le temps ne s’écoule plus du tout au même rythme à l’intérieur et à l’extérieur de cette tête orpheline d’un corps et qui doit donc devenir… son propre univers !

C’est ce que les cinq divinités égyptiennes viennent de réaliser brutalement. Hallucinant et fou, ce constat sublime leur rôle au niveau de la vie terrestre et de sa lente métamorphose au sein d’un au-delà normé et ritualisée dans un univers dont les limites sont connues et bien définies.

Mais, à l’aune de l’exubérance infinie du Multivers, Phil Caldwell devient peu à peu son propre panthéon.

Osiris le comprend aussitôt.

C’est lui qui s’adresse alors à l’homme qui vient de réaliser cette chose simple est effrayante à la fois : il vit uniquement en lui et doit assumer désormais le rituel d’une initiation folle dont il est la fois le maître d’œuvre et l’objet, le vecteur et la finalité.

—Phil Caldwell ! Ton destin est unique dans l’histoire des hommes. En pétrifiant le temps, ton cerveau devient à la fois le terreau et la finalité de ta propre existence. Tu vas devoir investiguer toutes les facettes de ton être intime qui, ainsi, est devenu aussi complexe que toute l’humanité depuis sa création. Miroir de toi-même, tu concentres à la fois ton enfer et ton firmament. Ta damnation et ta sublimité ! Tu as beaucoup de chance. Mais il te faudra beaucoup de courage aussi !

Le frère d’Isis et de Nephtys s’arrête un instant. Il décroise ses bras qui maintiennent chacun un sceptre et un chasse-mouches rituel.

Puis il lève lentement son sceptre en un signe qui peut s’apparenter à une bénédiction.

—Va en paix !

Anubis et Isis le regardent encore. La sœur de Nephtys esquisse un sourire.

—Merci… Merci… balbutie Phil Caldwell. Vos encouragements me donnent une force inouïe. J’essaierai désormais d’être ma propre épiphanie !

Il sourit à son tour et pivote sur les talons afin de rejoindre le lac de mercure qui vient d’apparaître à l’extrémité de la salle par laquelle il était venu avec l’anomalocaris.

Ammout essaie quand même de lui happer une jambe. Mais le claquement sec des dents de la dévoreuse des cœurs démontre l’inanité de cette ultime tentative.

L’astrophysicien et la créature échevelée se dirigent vers le lac. Ils s’immergent immédiatement.

Et se noient.

 

[1] Dans la religion de l’Égypte antique, Maât incarne les notions d’ordre, de solidarité, d’équilibre du monde, d’équité, de paix, de vérité et de justice. Sur le plan cosmique, elle est la lumière. Dans le monde des humains, elle symbolise le ciment de la communauté humaine dont la clef de voûte est Pharaon. Lors de la pesée du cœur devant Osiris (ou psychostasie), Maât est aussi légère qu’une plume. Elle est donc le contrepoids du cœur du défunt qui doit être aussi léger qu’elle pour que le Kâ –l’âme du trépassé– puisse accéder au monde des bienheureux.

[2] Le calame est un roseau taillé en pointe dont on se sert pour l’écriture, soit à sec sur des tablettes d’argile, soit trempé dans de l’encre afin d’écrire sur un papyrus ou un parchemin.

L’outre-blanc : la couverture recto-verso.

 

Disponible ici :

http://livre.fnac.com/a9644955/Oksana-Prou-L-outre-blanc#int=S:Derniers articles consultés|Home Géné|NonApplicable|9644955|BL1|L1

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Chronique de L’outre-blanc dans la revue Keep Watching the Skies ! de Janvier 2017

Présentation de L'outre-blanc aux Halliennales (Octobre 2016)

Présentation de L’outre-blanc aux Halliennales (Octobre 2016)

Une excellente chronique de L’outre-blanc dans le N° 79 de la revue KWS (Keep Watching the Skies!)
L’expédition Orpheus s’enfonce au cœur de la jungle sud-américaine, à la frontière entre le Venezuela, le Guyana et le Brésil. Dirigée par Karin Stockhausen, héritière de l’une des familles les plus riches du globe, cette mission scientifique attire l’attention de la pire des engeances. Sous couvert d’un discours politicorévolutionnaire, un commando s’empare de la dizaine d’hommes et de femmes qui composent le petit groupe et réclame une forte rançon. Afin de prouver sa détermination, le chef de ces rebelles n’hésite pas à frapper, torturer ses prisonniers et finit par tuer l’un des otages. C’est en étant décapité par ce fou furieux que commence l’étrange odyssée de Phil Caldwell.
Moins hermétique que Cathédrales de brume, qui jouait avec la théorie des cordes, et qui était le tout premier roman de l’improbable duo littéraire formé par l’ex-star du X Oksana et l’ancien journaliste Gil Prou, L’Outre-blanc débute comme un récit d’aventures. On suit ainsi un groupe de scientifiques dont l’objectif importe peu, car ils ne pourront jamais l’atteindre. Armés de leur simple volonté de découverte, ils se heurtent à la violence d’un preneur d’otages psychopathe et de ses vils séides. Au fil des chapitres, la véritable nature du chef du commando se révèle, tout comme les failles de certains des explorateurs coincés au plus profond de la jungle, entre la terreur de souffrances annoncées et la peur de mourir. Et c’est justement la mort par décapitation de l’un des membres du groupe qui fait basculer L’Outre-blanc dans une tout autre dimension, le thriller cède la place à quelque chose de totalement différent.

Nos préfaciers : Jean-Claude Dunyach et Bernard Werber

Nos préfaciers : Jean-Claude Dunyach et Bernard Werber

En perdant la tête, au sens propre, Phil Caldwell, le non-héros de ce livre, nous entraîne dans une étrange quête au cœur d’un univers d’outre-tombe à la blancheur immaculée. Le Phil Caldwell qui renaît après son décès brutal n’est qu’une ébauche d’être humain, nu comme au premier jour et à la peau aussi blanche que le monde qu’il découvre. Ce Phil Caldwell n’est pas seul à arpenter ce territoire laiteux et inconnu, il rencontre d’autres individus qui disent s’appeler Phil Caldwell comme lui, mais qui ont des apparences diverses, masculines, féminines ou même animales. Ce sont des milliers de lui-même qui parcourent cet espace de blancheur dont ils cherchent à percer les secrets. Accompagné d’une Phil Caldwell très en formes, d’un Phil Caldwell tigre et d’un Phil Caldwell anomalocaris, le Phil Caldwell originel voyage à travers le temps et flirte avec l’infini. Il assiste ainsi à la fin du système solaire et à la création d’un nouvel univers dont l’origine est une décapitation, la sienne.
Oksana et Gil Prou ont le chic pour surprendre le lecteur avec des récits qui échappent à toute classification. Fort heureusement, dans leur préface à quatre mains, Jean-Claude Dunyach et Bernard Werber ont trouvé le qualificatif idéal pour définir cet Outre-blanc avec le terme de « métaphysique fiction ».
—Philippe Paygnard
KWS (Keep Watching the Skies!) n° 79 / janvier 2017

Les auteurs avec deux lecteurs lors des Halliennales

Les auteurs avec deux lecteurs lors des Halliennales

Les Halliennales 2016

Sur le stand Fleur sauvage. Notre éditeur : David Lecomte est à droite sur la photo

Sur le stand Fleur sauvage. Notre éditeur : David Lecomte est à droite sur la photo

Le samedi 8 Octobre, nous avons participé aux Halliennales de Lille.

Un très grand succès : beaucoup de visiteurs du matin jusqu’au soir et de très belles rencontres avec les lecteurs.

Notre prochain salon: les 13eme Rencontres de l’Imaginaire se déroulera près de Paris (à Sèvres plus précisément).

Voilà quelques photos…

 

Avec Jean-Claude Dunyach qui nous a fait l'honneur de coécrire la préface de L'outre-blanc avec Bernard Werber.

Avec Jean-Claude Dunyach qui nous a fait l’honneur de coécrire la préface de L’outre-blanc avec Bernard Werber.

Notre présentation sur le site des Halliennales.

Notre présentation sur le site des Halliennales.

Grande complicité avec des lecteurs venus de Belgique.

Grande complicité avec des lecteurs venus de Belgique.

Deux auteurs. Un livre. Un OVNI littéraire...

Deux auteurs. Un livre. Un OVNI littéraire…

L'outre-blanc : la couverture recto-verso.

L’outre-blanc : la couverture recto-verso.

L'outre-blanc : une couverture immaculée pour une odyssée verticale dans un monde immaculé. Et très inquiétant !

L’outre-blanc : une couverture immaculée pour une odyssée verticale dans un monde immaculé. Et très inquiétant !

Les premiers visiteurs arrivent...

Les premiers visiteurs arrivent…

Avec Jean-Claude Dunyach, l'un de nos deux préfaciers.

Avec Jean-Claude Dunyach, l’un de nos deux préfaciers.

2009-2016 : sept romans, un essai et deux rééditions.

2009-2016 : sept romans, un essai et deux rééditions.

Les achats d'un visiteur du salon... Tomyris et le labyrinthe de cristal et L'outre-blanc sont en très bonne compagnie...

Les achats d’un visiteur du salon… Tomyris et le labyrinthe de cristal et L’outre-blanc sont en très bonne compagnie…

Des visiteurs heureux et de futurs lecteurs...

Des visiteurs heureux et de futurs lecteurs…

Présentation de L'outre-blanc quelque jours après sa sortie lors du salon Au rendez-vous de la Culture.

Présentation de L’outre-blanc quelque jours après sa sortie lors du salon Au rendez-vous de la Culture.

À ValJoly'Maginaire en compagnie d'un archer.

À ValJoly’Maginaire en compagnie d’un archer.

En dédicace.

En dédicace.

L'année dernière lors du salon ValJoly'Maginaire

L’année dernière lors du salon ValJoly’Maginaire

En Juin avec Franck Thilliez.

En Juin avec Franck Thilliez.

L'année dernière dans un magasin Cultura.

L’année dernière dans un magasin Cultura.

Nos deux prochains romans.

Nos deux prochains romans.

Chroniques de L’outre-blanc

Un univers immaculé...

Un univers immaculé…

Florilège de chroniques concernant notre nouveau roman : « L’outre-blanc » préfacé par Bernard Werber et Jean-Claude Dunyach (paru aux Éditions Fleur Sauvage).

L'outre-blanc - Éditions Fleur Sauvage

L’outre-blanc – Éditions Fleur Sauvage

« L’écriture est fluide, le propos intéressant, on entre tout de suite dans l’histoire et les nombreux rebondissements nous scotchent aux pages. Le rythme est rapide et l’ambiance survoltée. Tout à coup, on bascule dans un autre univers. On approche dans une dimension fantastique, pas à pas, avec subtilité et de nombreuses références à l’univers, à l’espace-temps (je suis passionnée par ces questions et j’ai beaucoup apprécié les notes en bas de page). La cadence se ralentit. Là, on prend le temps… On est confronté à un environnement où tout est différent et, où malgré tout, des réminiscences du « réel » se font jour… » (Le Blog de collectif-littérature)

Les strates de l'Enfer de Dante

Les strates de l’Enfer de Dante

« Les auteurs dans cette première partie, nous font vivre le cauchemar en même temps que leur personnage, brimade, cruauté gratuite, tout est là pour apeurer, pour faire tremble le lectorat et on se prend à l’histoire, on espère que tout finira par s’arranger, mais c’est l’horreur et les kidnappeurs feront peu de cas pour leurs otages si bien que l’un d’entre eux fini par perdre la tête. Littéralement… Je ne sais pas comment expliquer ce que j’ai ressenti dans cette deuxième partie. Était-ce comme pour Dickens, que Phil se retrouvait face à plusieurs « doubles » de lui ? Est-ce parce qu’en perdant la tête, il est redevenu une infime entité appartenant au micro cosmos et qu’il erre alors indéfiniment à moins qu’il ne soit tout simplement revenu à des années-lumière en arrière, dans un même lieu mais dans un espace-temps plus que révolu ou alors il s’agissait de quelque chose de plus mystique, où la foi est si grande que l’âme continue de survivre après la mort, cherchant inlassablement une réincarnation dans toutes les entités présentes et puissantes ? Je vous laisserai le soin d’en décider. Quant à moi, j’en suis parvenue à me demander ce qui existait réellement après la mort tout en espérant ne pas vivre la même expérience que Phil… En conclusion, un roman qui ne laissera aucun d’entre vous indifférent… » (Les livres en folie)

Phil Caldwell est un tigre ?

Phil Caldwell est un tigre ?

« Cet au-delà que le lecteur découvre avec les avatars du héros n’est pas une énième resucée du tunnel de lumière des amateurs d’expériences de quasi-mort, mais un univers inattendu, peut-être l’intérieur d’un trou noir par rapport au monde des vivants (hypothèse qui justifierait les phénomènes évoqués plus haut mais exigerait d’imaginer que le cas envisagé est exceptionnel). Grâce aux connaissances diverses du héros, en physique, en biologie, en histoire et en philosophie, il parviendra à interpréter et faire comprendre au lecteur ce qui lui arrive après cette mort dont il ne se souvient pas… Plusieurs métaphysiques anciennes, en particulier le Livre des Morts égyptien, le mythe d’Atrée tel que présenté dans la pièce de Crébillon père, celui de Gilgamesh, lui permettent de s’intégrer à cet autre univers. Leur présence dans le roman et dans le parcours du héros est justifiée par le fait que tout homme est porteur de tout ce que l’Humanité a créé avant lui. Et son au-delà devra l’inclure. Un roman qui fera réfléchir, qui vous apprendra certainement des choses… » (Phénix Web)

Phil Caldwell est une femme ?

Phil Caldwell est une femme ?

« Et pourtant, cette fois-ci, le roman de Gil Prou et Oksana avait l’air “normal”… Un pur thriller, un roman d’aventures avec de l’action, du suspens : un enlèvement, des otages, des geôliers violents et déterminés, enfin bref, un livre à avaler en quelques heures au bord de la plage en frissonnant avec les personnages. Ah, mais oui, c’est un livre de Gil Prou et d’Oksana, alors ça ne peut pas être aussi rectiligne, eux sont spécialisés dans les Ovni littéraires et ce nouvel opus ne déroge pas au principe. Nous entamerons donc au mitan du livre une odyssée hallucinante dans le cerveau d’un homme décapité qui nous emporte au-delà de toutes nos certitudes. Si vous n’êtes pas encore fan des auteurs, c’est le moment de le devenir ! » (L’Ornythorynque)

Phil Caldwell est un anomalocaris ?

Phil Caldwell est un anomalocaris ?

« L’outre-blanc débute par une effrayante situation, hélas bien trop réelle, née de la folie humaine. Un groupe de scientifiques voyageant dans la jungle amazonienne est enlevé sans ménagement par des hommes sans foi ni loi bien assez armés pour tenir un siège. Captifs malmenés et brutalisés, les pauvres amateurs de sciences vont vivre des heures difficiles. D’autant plus que le leader des kidnappeurs semble aussi incontrôlable que pervers. Entre intimidations et violences, l’existence des scientifiques sera littéralement «sur le fil du rasoir». Et, au final, comme c’est malheureusement le cas dans de telles prises d’otages, les dommages seront collatéraux ! Un homme y perdra la tête au sens propre… C’est après cet acte inqualifiable de cruauté que commence réellement le récit lié au quatrième de couverture. Le lecteur se trouve plongé dans un univers, étrange et envoûtant, coloré d’un blanc si profond qu’il en dépasse l’imagination. Un long voyage s’en suivra, en dehors de l’espace-temps, qui vous conduira vers des horizons hors du commun. Une hallucinante odyssée au sein d’un monde immaculé… » (Khimaira)

Phil Caldwell est un ou des millions ?

Phil Caldwell est un ou des millions ?

« Un livre hors du commun.
Une seule phrase en couverture arrière : « Que se passe-t-il dans le cerveau d’un homme qui vient d’être décapité ? » mais les 200 premières pages font penser à une erreur sur la couverture. Et au 18ème chapitre, le récit bascule et devient hallucinant, mais passionnant !
Et quelle recherche dans le vocabulaire !!! Une merveille pour la lecture…
La Beauté de l’écriture…
Quant aux annotations scientifiques, elles sont les bienvenues et accentuent l’impression de réalité. » (Babelio)

Les auteurs

Les auteurs

Un Monde sans fin...

Un Monde sans fin…

L’outre-blanc est disponible dans toutes les librairies.

On peut aussi le commander sur internet en version papier et en version numérique :

http://livre.fnac.com/a9644955/Oksana-Prou-L-outre-blanc

https://www.amazon.fr/Loutre-blanc-Oksana/dp/B01CZIROW6

http://www.cultura.com/l-outre-blanc-9791094428245.html

Créer un nouvel univers ?

Créer un nouvel univers ?

Présentation de L’outre-blanc au salon « Au rendez-vous de la Culture »

Présentation de notre huitième roman

Présentation de notre huitième roman

Nous avons présenté notre huitième roman : L’outre-blanc à l’occasion du Salon Au rendez-vous de la Culture dont Franck Thilliez était le parrain.

Oksana, Franck Thilliez et Gil

Oksana, Franck Thilliez et Gil

Organisation remarquable et ambiance très sympathique.

Nous avons été interviewés sur la Scène des auteurs afin de répondre aux questions des lecteurs.

Interview sur la Scène des auteurs

Interview sur la Scène des auteurs

Quelques photos illustrent ce moment très sympathique.

Dialogue avec les lecteurs

Dialogue avec les lecteurs

Avec notre éditeur.

Avec notre éditeur.

Prêts à dédicacer !

Prêts à dédicacer !

Trois auteurs "Fleur Sauvage" et l'éditeur : David Lecomte

Trois auteurs « Fleur Sauvage » et l’éditeur : David Lecomte

Avec une des organisatrices du salon

Avec une des organisatrices du salon

Par ailleurs, une première chronique vient de paraître sur le site Khimaira.

Vous la trouverez ci-dessous :

Le duo littéraire, Oksana et Gil Prou, continue de satisfaire leur lectorat au fil de leurs livres et de leurs présences en salons. L’outre-blanc aux Éditions Fleur Sauvage, leur huitième roman publié, en est une preuve supplémentaire.

Le quatrième de couverture, laconique, est bien éloigné de ceux de leurs autres romans. Jugez plutôt: «Que se passe-t-il dans le cerveau d’un homme qui vient d’être décapité? Une odyssée verticale hallucinante…»

En fait, L’outre-blanc débute par une effrayante situation, hélas bien trop réelle, née de la folie humaine. Un groupe de scientifiques voyageant dans la jungle amazonienne est enlevé sans ménagement par des hommes sans foi ni loi bien assez armés pour tenir un siège. Captifs malmenés et brutalisés, les pauvres amateurs de sciences vont vivre des heures difficiles. D’autant plus que le leader des kidnappeurs semble aussi incontrôlable que pervers. Entre intimidations et violences, l’existence des scientifiques sera littéralement «sur le fil du rasoir».

Et, au final, comme c’est malheureusement le cas dans de telles prises d’otages, les dommages seront collatéraux! Un homme y perdra la tête au sens propre…

C’est après cet acte inqualifiable de cruauté que commence réellement le récit lié au quatrième de couverture. Le lecteur se trouve plongé dans un univers, étrange et envoûtant, coloré d’un blanc si profond qu’il en dépasse l’imagination. Un long voyage s’en suivra, en dehors de l’espace-temps, qui vous conduira vers des horizons hors du commun.

Une hallucinante odyssée au sein d’un monde immaculé…

En raconter plus serait gâcher au lecteur tout plaisir d’une lecture découverte très éloignée des sentiers battus par les auteurs de science-fiction, en général.

Pour l’anecdote, sachez que le terme d’Outre-Blanc est évoqué par comparaison à celui d’Outre-Noir, inventé par le peintre français Pierre Soulages en 1979.

Étonnement, le style d’écriture de L’outre-blanc est très différent du récent Zalmoxis, parut aux Éditions Rivière Blanche, et chroniqué sur notre site.

Sans doute est-ce car Oksana & Gil Prou écrivent «à quatre mains», ce qui équivaut à dire qu’ils possèdent deux esprits, doublant par la même leurs capacités imaginatives et littéraires. Quoi qu’il en soit, L’outre-blanc se lit vite tant le lecteur est entraîné dans l’histoire et désireux d’en connaître le dénouement.

Autre particularité de ce roman difficile à ranger dans un compartiment littéraire, il est possible de le lire en écoutant une bande son dédiée, spécialement imaginée à son intention. L’idée a été soumise par les deux auteurs au groupe toulousain Abysmal Growls Of Despair :

http://abysmalgrowlsofdespair.bandcamp.com/

Le résultat, dont le premier morceau est disponible sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=a5kheckOMnU  est bluffant. De même que les images d’illustrations tout à fait dans le thème.

Votre voyage littéraire n’en sera que plus mémorable.

Que votre lecture soit riche en émotions…

Christian Perrot le 4 Juin 2016.

Lien : http://www.khimairaworld.com/loutre-blanc/

Couverture de notre huitième roman : L’outre-blanc

L'outre-blanc - Oksana et Gil Prou

L’outre-blanc – Oksana et Gil Prou

Notre huitième roman : « L’outre-blanc » paraît le 19 Mai aux Éditions Fleur Sauvage :   http://www.editionsfleursauvage.com/

Cette odyssée verticale dans le cerveau d’un homme qui vient d’être décapité bénéficie d’une longue préface coécrite par deux des plus prestigieux romanciers français dans le domaine des littératures de l’imaginaire : Bernard Werber et Jean-Claude Dunyach.

Jean-Claude Dunyach et Bernard Werber : les auteurs de la préface de "L'outre-blanc"

Jean-Claude Dunyach et Bernard Werber : les auteurs de la préface de « L’outre-blanc »

Vous pouvez déjà précommander L’outre-blanc sur la plupart des sites de ventes en ligne. Ici par exemple : https://www.amazon.fr/Loutre-blanc-Oksana/dp/B01CZIROW6  ou : http://livre.fnac.com/a9644955/Oksana-Prou-L-outre-blanc#st=L’outre&ct=&t=p

Trois nouveaux romans en Mai…

Nos trois nouveaux romans

Nos trois nouveaux romans

Nos trois nouveaux romans : « Zalmoxis », « La crypte des fantasmes » et « L’outre-blanc » paraissent dans les jours à venir.

« Zalmoxis » (548 pages) paraît début Mai aux Éditions Rivière Blanche.

Voilà le lien : http://www.riviereblanche.com/zalmoxis.htm

L’intrigue :

L’humanité s’est suicidée le 22 juillet 2033 à 3 heures GMT.

Huit siècles plus tard, il n’y a plus aucun être humain à la surface d’une Terre pétrifiée dans la glace. Mais quelques rescapés survivent encore. Ailleurs ! Les lointains descendants se répartissent désormais en deux groupes que tout oppose. Les premiers vivent au sein des deux dernières cavernes Zalmoxis qui ont résisté à la destruction totale de l’humanité. Les seconds sont les descendants des douze courageux explorateurs s’étant posés sur Mars quelques mois après les éruptions des deux supervolcans qui dévastèrent notre planète.

Une guerre fratricide opposant les occupants des deux cavernes Zalmoxis, ceux-ci risquent de s’autodétruire totalement. Raffinés et sensuels, les humains de Mars ont besoin des humains enfouis dans les entrailles de la Terre et qui ne songent qu’à s’étriper bestialement.

Arriveront-ils à sauver à temps ZALMOXIS?

« Zalmoxis » est la suite de notre second roman : « Katharsis ». L’aventure se poursuivra avec « Nyx et Thanatos » (que nous commençons à écrire) et « Le testament de la lumière ».

Zalmoxis

Zalmoxis

« La crypte des fantasmes » paraît à la fin Avril aux Éditions L’ivre-Book.

Voilà le site de l’éditeur : http://www.livre-book-63.fr/

L’intrigue :

La société Arkhadium le promet depuis quelques semaines à grand renfort de pub dans les médias les plus prestigieux : Rêver, et nous ferons le reste !  Dans ses brochures et sur son site, elle réinterprète même le célèbre vers de Shakespeare en précisant : nous sommes l’étoffe de vos rêves

À la fin du printemps 2015, plusieurs personnes qui ne se connaissent pas, pour la majorité d’entre elles en tout cas, vont se retrouver pour une semaine dans un manoir isolé au cœur de l’Ardèche. La promesse faite par Arkhadium était claire : vous vivrez une aventure unique en découvrant un monde fantastique aux limites presque infinies : vous-même !

Au début, le contrat est parfaitement rempli.

Le manoir est vaste, confortable et luxueux. Trois personnes (dont un étrange majordome et deux femmes adeptes des expériences BDSM) sont au service des huit « invités ». Ceux-ci se répartissent en trois groupes : Paul, le Directeur du Marketing d’une grosse entreprise filiale d’un géant coréen et Coralie, son assistante. Il y a aussi une sœur, Virginie, et ses deux frères : Sylvain et Maxime. Enfin, le groupe se complète d’un couple : Morgane et Thierry, ainsi que de la sœur de Morgane. Plus jeune, cette dernière : Eva est une geek qui écrit un roman fou de plus de 10 000 pages. Son pseudonyme : DarkIsis.

L’ensemble est vaste, entouré d’un grand parc et cerné de hauts murs. À l’intérieur, chacun est libre de faire ce qu’il veut. Mais les limites de la propriété ne peuvent pas être franchies pendant le séjour, c’est un impératif exigé par Arkhadium et accepté par les participants à cette étrange aventure intérieure. Les téléphones sont inopérants ici.

Le manoir a été construit en 1905 par Balthazar Anguissoli, un excentrique ayant fait fortune dans le commerce du caoutchouc naturel. Dès la fin du XIXe siècle, il possédait des milliers d’hectares de plantation d’hévéa à Java et à Sumatra. Passionné et artiste, Balthazar peignait dans un style très académique et caractéristique de l’époque pré-impressionniste. Il copiait principalement des toiles illustres de la Renaissance, du XVIIIe et du XIXe siècle, représentant des scènes bucoliques, mythologiques ou plus franchement licencieuses.

Ces tableaux, généralement de très grandes tailles, ornent toujours une salle souterraine très spéciale que le majordome appelle la crypte des Fantasmes.

Mais, dès la première nuit, d’étranges phénomènes surviennent. Au fil des jours, les participants à cette expérience se rendent compte qu’ils vont découvrir beaucoup de choses sur eux-mêmes. Et cela les fascine. Mais ils comprennent aussi qu’ils ne sont pas réunis ici par le simple fait du hasard. Ils sont tous liés par un terrible secret qui impliqua leurs ancêtres dans le cadre d’une tragédie qui terrorisa les populations qui travaillaient au tout début du XXe siècle dans les plantations d’hévéas de Balthazar.

Au fil des quatre premiers jours, les participants à cette odyssée intérieure se rendent compte qu’ils vont découvrir beaucoup de choses sur eux-mêmes dans le cadre d’une expérience holistique très étrange qu’Arkhadium appelle : La victoire de l’hippocampe. Et cela les fascine.

Peu à peu, certains tableaux les engloutissent chaque nuit par groupe de deux. Ces peintures de Mantegna, Füssli, Leighton et Turner, deviennent scènes de vie et de supplices, scènes de libertinage, scènes de cauchemar ou d’incendies tragiques. Mais elles vont surtout devenir scènes de vengeance, juste avant l’ultime découverte qui métamorphosera brutalement l’inquiétude sourde en effroi.

Puis la prophétie s’accomplira. Une effroyable vengeance qui les positionnera alors à la verticale de l’Enfer !

Ce roman est tiré d’un scénario que nous avons écrit pour une nouvelle série TV imaginée par Joël Houssin (Dobermann, David Nolande) et qui devrait s’appeler « Cauchemars à louer ». Le projet étant pour l’instant gelé, Joël nous a donné l’autorisation de transformer ce scénario en roman.

La crypte des fantasmes

La crypte des fantasmes

« L’outre-blanc » (552 pages) paraît le 12 Mai aux Éditions Fleur Sauvage : http://www.editionsfleursauvage.com/

L’intrigue :

Que se passe-t-il dans le cerveau d’un homme qui vient d’être décapité ?

Imaginez le destin d’un homme qui agonise et qui, cependant, va pouvoir assister à la mort du soleil.

Imaginez le Petit Prince immergé dans l’Enfer de Dante. Un Enfer outre-blanc stratifié en millions de terrasses.

Imaginez un homme qui est simultanément une femme, un tigre et le premier grand prédateur vivant sur Terre il y a 530 millions d’années.

Imaginez une hallucinante odyssée verticale au sein d’un monde outre-blanc où barbarie, émerveillement et sensualité s’acoquinent sans cesse.

Imaginez que votre cerveau devienne un univers à part entière. Nouveau. Différent. Magique. Et fou.

Ce récit qui plongera le lecteur dans les abîmes d’un cerveau qui devient un univers à part entière bénéficie d’une longue préface coécrite par Bernard Werber et Jean-Claude Dunyach.

Voilà deux courts extraits de cette préface rédigée sous la forme d’un dialogue entre ces deux prestigieux romanciers.

En premier : une question posée par Jean-Claude Dunyach à Bernard Werber : Jean-Claude Dunyach : Une chose m’a frappé en lisant « L’outre-blanc », ainsi que tes livres, d’ailleurs : vous adorez aller au-delà des barrières supposées infranchissables, là où personne n’a pénétré avant vous. Au-delà de la mort, au-delà des profondeurs du sommeil, et ici au-delà des frontières de l’univers… La science-fiction nous a déjà envoyé dans l’espace, loin de la Terre, parfois même au-delà de notre galaxie, mais là on bascule carrément dans la métaphysique fiction. Ça vient d’où, ce désir de franchir les ultimes barrières ?

Second extrait : une synthèse de Bernard Werber qui clôt la préface :  Bernard Werber : un bon roman est un baptême. Une initiation. L’intérêt de la promenade, au-delà d’être surpris, c’est qu’on en ressort transformé. Celui qui dormait a appris à rêver. Celui qui ne savait rien a appris la forêt. Et il pourra se lancer avec confiance dans la traversée de forêts plus sombres, plus dangereuses. C’est ça, l’initiation par le livre. Et c’est un vrai bonheur, pour nous autres écrivains, de faire naître des forêts. Autant que de les parcourir avec nos lecteurs…

Si ce roman étrange et baroque permet de faire naître quelques forêts dans l’esprit de nos lecteurs, nous serons entièrement satisfaits…

« L’outre-blanc » peut déjà être précommandé sur tous les sites. Ici le lien de la FNAC : http://livre.fnac.com/a9644955/Oksana-L-outre-blanc

L'outre-blanc

L’outre-blanc

 

Bonne lecture à tous !

 

Oksana et Gil

Les auteurs : Oksana et Gil

Les auteurs : Oksana et Gil

Parution de L’outre-blanc en Mai 2016

L'outre-blanc aux Éditions Fleur Sauvage

L’outre-blanc aux Éditions Fleur Sauvage

Notre septième livre (et sixième roman) paraîtra en Mai 2016 aux Éditions Fleur Sauvage :

http://www.editionsfleursauvage.com/

Il s’appelle L’outre-blanc et bénéficiera d’une préface coécrite par deux des plus prestigieux romanciers français dans le domaine des littératures de l’imaginaire : Bernard Werber et Jean-Claude Dunyach.

Commençant comme un thriller assez classique (prise d’otages et demande de rançon) il bascule ensuite dans un monde totalement inédit. Celui de l’outre-blanc.

Tout comme l’outrenoir imaginé par le peintre Pierre Soulages est un noir se situant au-delà du noir et qui symbolise une nuit révélant la lumière, l’outre-blanc est un blanc immaculé qui révèle nos ténèbres intimes.

Juste une piste : imaginez le Petit Prince plongé dans l’Enfer de Dante.

Un Enfer outre-blanc…

Nous venons d’ouvrir une Page consacrée à ce nouveau roman :

https://www.facebook.com/Loutre-blanc-1519563588365125/

Elle s’étoffera peu à peu jusqu’au jour de la sortie du livre.

 

À bientôt !

 

Oksana et Gil

Interview Oksana et Gil dans Mediapart

Un matin différent - Éditions Artalys

Un matin différent – Éditions Artalys

 

Interview paru le 15 Juin 2015 dans Mediapart.

 

Bonjour Gil et Oksana,

 

Vous venez de publier un nouvel ouvrage. Il apparait différent en regard des derniers parus…  Une envie de plonger dans un nouvel univers ?

« Un matin différent » est en effet un roman très différent des autres.

Les intrigues de nos autres récits sont souvent foisonnantes avec de nombreux personnages et des péripéties en cascade. C’était le cas par exemple avec notre quatrième livre : « Tomyris et le labyrinthe de cristal ».

Dans le cas de « Un matin différent » (Éditions Artalys) nous avons souhaité concentrer au maximum l’intrigue afin qu’elle respecte la règle des trois unités imposée par la dramaturgie classique, c’est-à-dire : unité d’action, unité de lieu et unité de temps.

Ici, l’unité d’action est évidente car il s’agit simplement de la naissance de l’amour entre deux personnages, amour qui sera prématurément brisé par la tragédie du 11 Septembre 2001. L’unité de lieu est respectée aussi car tout se passe à New York dans un rayon de 500 mètres autour des tours jumelles du WTC. Enfin, l’intrigue dure moins de deux heures.

Nos univers sont souvent baroques, fantasmagoriques ou poétiques. Dans le cadre présent, nous souhaitions revenir à la description simple et méticuleuse à la fois d’une réalité qui concerne chacun de nous, même si l’issue est ici tout à fait exceptionnelle et dramatique.

 

Comment décririez-vous votre roman pour le lecteur qui aimera surement l’atmosphère qui se dégage à chaque page?

« Un matin différent » s’efforce de mettre en lumière la différence fondamentale qui existe entre le temps ressenti et le temps réel. Dans le cas présent le phénomène est encore accentué car les deux tourtereaux qui viennent de se révéler mutuellement leur amour travaillent au 96eme étage de la tour Nord du WTC. Ils laissent un instant leurs regards errer vers l’extérieur en regardant le ciel de New York derrière les parois de verre de la tour géante. Soudain, la silhouette d’un avion de ligne se découpe devant eux. Il leur reste exactement deux dixièmes de seconde avant d’être pulvérisés dans un fracas de verre et de métal. C’est à cet instant précis que leurs esprits se mettent à chevaucher souvenirs enfouis et folles chimères.

Le temps que nos machines sophistiquées découpent en nanosecondes n’existe plus d’un coup. Ils sont brutalement dans un ailleurs qui n’est plus régi par la cyclicité du temps ni sa flèche qui nous propulse sans cesse vers un destin dont nous ne savons rien. Nos deux héros s’immergent au sein d’une éternité trop vite foudroyée.

 

Que dire des personnages? Eux aussi sont émouvants et forts dans leur réalisation… il y a une vraie dimension qui se trouve à chaque instant, indéfinissable et forte…

William Fitzgerald, l’australien cavaleur, et Iluh Semarang, la balinaise réservée, sont très différents. Totalement différents.

Et c’est justement l’union de ces différences que nous avons souhaité mettre en exergue ici.

De leurs différences naît une lumière chaude, suave et sensuelle, qui les pousse à s’exhausser au-delà d’eux-mêmes. La notion d’ «indéfinissable » est très juste car l’émergence de cet amour entre deux êtres que tout oppose apparemment génère des émotions fortes et troubles à la fois. Elle réveille en nous des sensations, des joies, des plaisirs et des peurs. On a envie de les accompagner un bref moment sur le chemin de la vie. De leurs souhaiter bonne chance.

En même temps, chaque lecteur sait très bien qu’une épouvantable catastrophe va briser net cette belle histoire. Comme elle a simultanément brisé les destins de milliers d’êtres humains si l’on comptabilise les victimes des attentats, leurs familles et leurs proches.

Mais nous souhaitions vraiment tisser une intrigue courte, simple et percutante à la fois. Après l’écrasement du premier avion sur la façade de la tour Nord du WTC, d’innombrables tragédies s’enchaînèrent en ondes de choc successives. Mais celle de nos héros s’achève immédiatement. En un millième de seconde.

C’est la raison pour laquelle le dernier chapitre s’achève si abruptement.

 

Quelle force créative vous a poussé à produire un roman aussi nouveau et aussi captivant? Y a-t-il un fil conducteur, des recettes nouvelles? S’agit d’une histoire qui touche chacun dans un inconscient collectif commun ?

Nous souhaitions évoquer la tragédie du 11 Septembre de manière intimiste et en finissant notre roman là où les commentateurs commencèrent à décrire l’effroi qui tétanisa le monde entier pendant quelques jours. Nos autres romans évoquent souvent les destinées étonnantes de plusieurs personnages, d’une contrée, voire de l’humanité toute entière. Ce fut le cas pour notre second livre : « Katharsis ».

Dans le cas présent, nous avons concentré l’intrigue autour de deux êtres humains en un seul lieu et pendant une seule journée. Nous ne savons pas si c’est une « force créative » qui nous a poussés, mais ce fut un exercice passionnant.

Naturellement, la tragédie du 11 Septembre est inscrite durablement dans l’inconscient collectif. Il en est de même avec le sentiment diffus que l’on revoit toute notre vie juste avant de mourir. Mais nous avons fait ce choix radical en pensant aux deux victimes imaginaires de notre récit. C’est, inconsciemment sans doute, une forme d’hommage aux innocentes victimes de ce drame qui nous fit tous entrer si violemment dans ce XXIe siècle qui risque fort d’être le plus cruel de tous…

Dans « Fureur et mystère » (Les feuillets d’Hypnos), René Char précisait que « l’homme est capable de faire ce qu’il est incapable d’imaginer ». Cette remarque d’une effrayante lucidité est toujours d’actualité…

New York 11 Septembre 2001

New York 11 Septembre 2001

 

Un prochain ouvrage? De prochaines dates de présentation du roman?

Nous avons déjà écrit trois nouveaux romans.

Le sixième : « Zalmoxis » est un pur récit de SF qui paraîtra en 2016 aux Éditions Rivière Blanche. C’est en fait une suite de « Katharsis », mais plus de quatre siècles après la disparition de l’humanité suite à un impitoyable « hiver volcanique » qui pétrifia la surface de la Terre dans la neige et la glace.

Ce roman sera suivi par « Nyx et Thanatos » et « Le testament de la lumière ».

Le septième : « À la verticale de l’Enfer » est un roman fantastique qui se passe dans un manoir isolé en Ardèche. Ce roman est tiré d’un scénario que nous avions écrit pour Joël Houssin (le créateur de la série Dobermann) dans le cadre d’une série TV dont il avait imaginé le concept. Cette série restant pour l’instant à l’état de projet, Joël nous a donné son accord pour que nous puissions transformer ce scénario en roman. C’est l’histoire tragique de trois familles et d’une vengeance qui se poursuit de génération en génération. L’épilogue est… déroutant !

Le huitième et plus récent roman : « L’Hydre-Univers » sera assurément le plus surprenant de tous. Partant d’une intrigue classique pour un thriller (une prise d’otages en Amazonie avec demande de rançon) ce récit qui ne ressemble à aucun autre répond de manière totalement iconoclaste à la question suivante : « que se passe-t-il dans le cerveau d’un homme qui vient d’être décapité ? »

La réponse est hallucinante et entraînera les lecteurs dans l’univers le plus exotique et lointain qui soit : le cerveau d’un homme…

Ce roman bénéficiera d’une postface coécrite par deux des plus prestigieux écrivains dans les domaines de l’imaginaire : Yal Ayerdhal et Jean-Claude Dunyach qui ont glané tous les deux un grand nombre de prix littéraires (Grand Prix de l’Imaginaire, Prix Bob-Morane et Prix Rosny aîné par exemple).

Deux gros éditeurs sont déjà intéressés.

Par ailleurs, nous dédicacerons « Un matin différent » le samedi 20 Juin dans le magasin Cultura d’Hénin-Beaumont, près de Lille.

 

Lien : http://blogs.mediapart.fr/blog/le-blog-des-associes-par-yannick-et-helene/140615/un-matin-different-par-oksana-et-gil-prou

 

Pour commander le livre en version papier (la version numérique est disponible partout) :

http://editions-artalys.com/hors-reel/un-matin-different/

Zalmoxis

Zalmoxis

À la verticale de l'Enfer

À la verticale de l’Enfer

L'Hydre-Univers

L’Hydre-Univers