Chronique de L’outre-blanc dans la revue Keep Watching the Skies ! de Janvier 2017

Présentation de L'outre-blanc aux Halliennales (Octobre 2016)

Présentation de L’outre-blanc aux Halliennales (Octobre 2016)

Une excellente chronique de L’outre-blanc dans le N° 79 de la revue KWS (Keep Watching the Skies!)
L’expédition Orpheus s’enfonce au cœur de la jungle sud-américaine, à la frontière entre le Venezuela, le Guyana et le Brésil. Dirigée par Karin Stockhausen, héritière de l’une des familles les plus riches du globe, cette mission scientifique attire l’attention de la pire des engeances. Sous couvert d’un discours politicorévolutionnaire, un commando s’empare de la dizaine d’hommes et de femmes qui composent le petit groupe et réclame une forte rançon. Afin de prouver sa détermination, le chef de ces rebelles n’hésite pas à frapper, torturer ses prisonniers et finit par tuer l’un des otages. C’est en étant décapité par ce fou furieux que commence l’étrange odyssée de Phil Caldwell.
Moins hermétique que Cathédrales de brume, qui jouait avec la théorie des cordes, et qui était le tout premier roman de l’improbable duo littéraire formé par l’ex-star du X Oksana et l’ancien journaliste Gil Prou, L’Outre-blanc débute comme un récit d’aventures. On suit ainsi un groupe de scientifiques dont l’objectif importe peu, car ils ne pourront jamais l’atteindre. Armés de leur simple volonté de découverte, ils se heurtent à la violence d’un preneur d’otages psychopathe et de ses vils séides. Au fil des chapitres, la véritable nature du chef du commando se révèle, tout comme les failles de certains des explorateurs coincés au plus profond de la jungle, entre la terreur de souffrances annoncées et la peur de mourir. Et c’est justement la mort par décapitation de l’un des membres du groupe qui fait basculer L’Outre-blanc dans une tout autre dimension, le thriller cède la place à quelque chose de totalement différent.

Nos préfaciers : Jean-Claude Dunyach et Bernard Werber

Nos préfaciers : Jean-Claude Dunyach et Bernard Werber

En perdant la tête, au sens propre, Phil Caldwell, le non-héros de ce livre, nous entraîne dans une étrange quête au cœur d’un univers d’outre-tombe à la blancheur immaculée. Le Phil Caldwell qui renaît après son décès brutal n’est qu’une ébauche d’être humain, nu comme au premier jour et à la peau aussi blanche que le monde qu’il découvre. Ce Phil Caldwell n’est pas seul à arpenter ce territoire laiteux et inconnu, il rencontre d’autres individus qui disent s’appeler Phil Caldwell comme lui, mais qui ont des apparences diverses, masculines, féminines ou même animales. Ce sont des milliers de lui-même qui parcourent cet espace de blancheur dont ils cherchent à percer les secrets. Accompagné d’une Phil Caldwell très en formes, d’un Phil Caldwell tigre et d’un Phil Caldwell anomalocaris, le Phil Caldwell originel voyage à travers le temps et flirte avec l’infini. Il assiste ainsi à la fin du système solaire et à la création d’un nouvel univers dont l’origine est une décapitation, la sienne.
Oksana et Gil Prou ont le chic pour surprendre le lecteur avec des récits qui échappent à toute classification. Fort heureusement, dans leur préface à quatre mains, Jean-Claude Dunyach et Bernard Werber ont trouvé le qualificatif idéal pour définir cet Outre-blanc avec le terme de « métaphysique fiction ».
—Philippe Paygnard
KWS (Keep Watching the Skies!) n° 79 / janvier 2017

Les auteurs avec deux lecteurs lors des Halliennales

Les auteurs avec deux lecteurs lors des Halliennales

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