Olaf Stapledon et « Cathédrales de brume »…

 

L'univers flamboyant...

Les premières personnes qui purent lire « Cathédrales de brume » -notre éditeur et l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet par exemple- résumèrent rapidement notre roman en précisant que son intrigue était originale et différait totalement des critères habituels propres à la science-fiction.

Cette analyse semble être corroborée par celles et ceux qui, depuis, ont lu « Cathédrales de brume ».

Naturellement, chacun essaie de faire des rapprochements avec d’autres auteurs. Logique…

Etrangement, l’unanimité s’est presque systématiquement faite autour d’un nom : Olaf Stapledon !

Comme nous ne connaissions ce romancier anglais que par son patronyme et non par son oeuvre, nous avons cherché à en savoir un peu plus sur cet écrivain dont le nom revient systématiquement lorsque l’on évoque l’intrigue et les atmosphères fantasmagoriques de « Cathédrales de brume ».

Voilà donc quelques informations prélevées sur wikipedia.

« William Olaf Stapledon (né le 10 mai 1886 près de Liverpool, décédé le 6 septembre 1950), était un philosophe anglais et un auteur de romans de science-fiction visionnaire ayant esquissé nombre de thèmes classiques explorés par la science-fiction du XXe siècle.

William Olaf Stapledon naquit en 1886 à Poulton-cum-Seacombe, dans le Cheshire, sur la péninsule de Wirral, non loin de Liverpool en Grande-Bretagne. Il commença ses études à la Abbotsholme School, puis au Balliol College d’Oxford, où il obtint un diplôme d’histoire moderne en 1909 et un master en 1913.

Après une courte période d’enseignement à la Grammar School de Manchester, il travailla dans les transports maritimes entre Liverpool et Port Saïd, de 1910 à 1913.

Pendant la Première Guerre mondiale, il servit dans la Friends’ Ambulance Unit en France et en Belgique, de juillet 1915 à janvier 1919. Le 16 juillet 1919, il épousa Agnes Zena Miller (1894-1984), une cousine australienne vivant à Sydney. Agnes lui donna une fille, Mary Sydney Stapledon (1920-), et un fils, John David Stapledon (1923-).

En 1925 Stapledon obtint un doctorat de philosophie à l’Université de Liverpool. Il écrivit à cette époque une Modern Theory of Ethics (Théorie moderne de l’éthique) qui fut publiée en 1929. Cependant, il se tourna rapidement vers la fiction pour présenter ses idées au grand public.

Son roman Last and First Men (Les premiers et les derniers) connut un grand succès, ce qui le convainquit de se consacrer pleinement à l’écriture. Il écrivit une suite et de nombreux autres romans associés au mouvement appelés aujourd’hui le transhumanisme.

A partir de 1945, Stapledon fit de grandes tournées pour présenter son œuvre, visitant les Pays-Bas, la Suède et la France. En 1948, il fit une conférence au Congrès des intellectuels pour la paix à Wrocław, en Pologne. Il participa à la Conférence pour la paix mondiale qui se tenait à New York en 1949 comme seul citoyen britannique auquel fut accordé un visa pour participer à cette rencontre.

En 1950, il s’impliqua dans le mouvement anti-apartheid. Après avoir passé une semaine à Paris, il rentra chez lui à Caldy où il mourut soudainement d’une attaque cardiaque.

Son œuvre influença directement des auteurs comme Arthur C. Clarke, Brian Aldiss, Stanisław Lem et John Maynard Smith et indirectement un grand nombre d’autres auteurs, fournissant une large contribution d’idées nouvelles au genre de la science-fiction (la plupart d’entre elles étant inspirées de lectures philosophiques).

Son idée d’empires englobant plusieurs galaxies inspira de nombreux auteurs de science-fiction comme Edward Elmer Smith, Alfred Elton van Vogt ou Isaac Asimov.

Bien que son œuvre ait été écrite avant l’apparition du mouvement appelé « transhumanisme » (1966), les thèmes de la condition transhumaine et du super-esprit composé de nombreuses consciences individuelles sont des thèmes récurrents dans son œuvre.

Son roman intitulé Créateur d’étoiles (Star Maker) contient même la première description connue de la célèbre sphère de Dyson. Freeman Dyson déclara que ce fut le roman qui lui en fournit l’idée première. Les derniers et les premiers (Last and First Men) propose également une description d’ingénierie génétique et de terraformation.

Son roman Sirius décrit également un chien dont l’intelligence égale celle d’un être humain, comme plus tard dans Demain les chiens de Clifford D. Simak.

Ce dernier roman fut tout d’abord refusé par son éditeur à cause de quelques scènes sexuellement explicites.

Ses œuvres de fiction représentent souvent une quelconque intelligence écrasée par un univers totalement indifférent. Ses romans présentent souvent des protagonistes tourmentés par le conflit entre leurs bas instincts et leurs hautes aspirations.

Les romans Les derniers et les premiers (Last and First Men, une histoire anticipée de l’humanité) et Créateur d’étoiles (Star Maker, une histoire esquissée de l’univers) en particulier furent encensés par des personnages aussi divers que J. B. Priestley, Virginia Woolf et Winston Churchill.

Leur philosophie rebuta en revanche C. S. Lewis, dont la Cosmic Trilogy fut écrite en réponse à l’amoralité qu’il percevait dans les romans de Stapledon. En fait, Stapledon était agnostique et hostile aux institutions religieuses, mais non aux aspirations religieuses, ce qui lui valut quelques différends avec H. G. Wells tout au long de leur correspondance.

Olaf Stapledon et son plus célèbre roman

Aucun de ses romans ou aucune de ses nouvelles n’ont été portés à l’écran, bien que George Pal acheta les droits pour Odd John (un roman qui propose l’arrivée de mutants supérieurs à l’homme qui remettent en cause les valeurs culturelles de l’humanité). Mais l’œuvre de William Olaf Stapledon semble trop diffuse et trop complexe pour permettre une adaptation cinématographique ».

Ce résumé de la vie et de l’œuvre d’Olaf Stapledon nous explique mieux le rapprochement, a priori incongru, que la majorité de nos lecteurs fait entre les univers d’Olaf Stapledon et ceux de « Cathédrales de brume ».

Nous laisserons donc à nos futurs lecteurs le soin de se faire leur propre opinion. Mais il est exact que les notions de philosophie (néoplatonicienne en ce qui nous concerne), de sensualité et de totale ouverture aux autres (même s’ils sont fondamentalement différents…) s’harmonisent parfaitement avec nos objectifs littéraires.

Et comme notre second roman : « Katharsis » met en exergue une vision holistique du Monde, des autres et de soi-même qui aurait probablement séduit Olaf Stapledon, cette logique perdurera longtemps encore…

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