Le sang de la Terre s’assèche

Notre Terre... sans eau !

L’eau, c’est la vie… Cette expression banale résume une réalité que chaque tremblement de terre vérifie tragiquement lorsque les secouristes luttent pour extraire des victimes des décombres. On ne peut pas survivre longtemps sans boire.

Et la tragédie qui affecte Haïti depuis une semaine illustre en vraie grandeur la réalité d’un monde sans eau.

Or l’une des conséquences les plus dramatiques du réchauffement climatique sera un appauvrissement massif de nos ressources en eau douce.

C’est à dire le bien le plus précieux au monde…

Pour comprendre l’acuité de cette réalité qui sera la notre dans deux ou trois décennies, il faut se remémorer quelques chiffres édifiants.

L’eau ne manque pas sur notre planète et elle n’est pas près de manquer !

Le seul problème réside dans le fait que 97,50% de l’eau sur Terre est de l’eau salée.

L’eau douce se répartit à raison d’un tiers situé dans les lacs (souvent très pollués) et dans les réservoirs souterrains. Les deux tiers restants sont constitués par les glaciers et la neige.

On comprend immédiatement que l’un des premiers effets du réchauffement climatique sera d’épuiser, puis de tarir complètement, l’eau douce contenu dans les glaciers et banquises qui se transformeront inéluctablement en eau salée.

A terme, ne restera plus que l’eau pluviale qui a toujours la détestable habitude de tomber trop abondamment là où ce n’est pas vraiment nécessaire (les zones tropicales humides) en évitant soigneusement de tomber là où ce serait vital (les zones sèches et arides).

Dans un contexte de pénurie d’eau aggravée par une démographie galopante, il pleuvra donc de plus en plus sur des zones fréquemment inondée alors que le reste du monde s’assèchera.

En 2010, plusieurs milliers de personnes décèdent chaque jour en raison d’un manque d’eau chronique ou en raison d’une eau trop polluée et porteuse de maladies. Un seul chiffre suffit, et il est atroce : un enfant meurt toutes les cinq secondes en raison d’une insuffisance hydrique ou après la consommation d’une eau souillée.

Cinq secondes… c’est le juste le temps nécessaire pour lire cette dernière phrase.

Qu’en sera-t-il dans deux décennies lorsque les cités de 30 millions d’habitants seront devenues une norme ?

Nous ne prenons pas le bon chemin, c’est le moins que l’on puisse dire…

Un seul exemple suffit : les agrocarburants. Indépendamment du fait qu’il est parfaitement stupide de consacrer des millions d’hectares pour nourrir des millions de voitures alors qu’un milliard d’êtres humains ne mangent pas à leur faim, la conséquence la plus dramatique de ces cultures industrielles qui s’arrogèrent parfois l’expression biocarburants (c’est un comble !) est liée à leurs exigences en eau.

Il faut en effet 2 000 litres d’eau pour produire un litre d’agrocarburant !

Nous marchons sur la tête et le prix à payer sera exorbitant.

Lorsque nous affirmons que l’eau sera l’enjeu de toutes les ambitions et de tous les conflits dans les décennies à venir, il suffit d’évoquer un chiffre. Il y a actuellement 260 bassins hydrographiques (fleuves ou rivières importantes) qui se situent à la frontière de deux pays. Cela signifie que ce simple constat met en lumière 260 conflits potentiels à court et moyen terme…

Comme nous l’avons déjà signalé ici et dans notre skyblog, ce n’est ni le réchauffement climatique, ni l’accroissement démographique actuel qui risquent d’anéantir notre civilisation. Les cataclysmes à venir seront issus de la confluence de ces deux phénomènes au même moment. C’est-à-dire au milieu du XXIe siècle.

C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons situé l’intrigue de notre thriller écologique : « Katharsis » en 2033. Il n’est pas nécessaire de se projeter dans un lointain futur pour appréhender les apocalypses sanitaires et sociales qui se profilent à l’horizon des décennies à venir.

Des solutions intelligentes existent pourtant. Mais pour les mettre en œuvre il faut simultanément accepter de transgresser nos vieux schémas de pensée tout en acceptant le principe d’une vie différente.

Dans le sens le plus absolu du terme…

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