Hypathie d’Alexandrie : la beauté torturée, l’intelligence assassinée…

Certains être humains ont un destin exemplaire (et parfois tragique) qui les positionne au-delà de la condition humaine. Leurs actions, leur idéaux, leurs prises de position, symbolisent alors la précellence absolue de la pensée sur la lie du quotidien.

La belle Hypathie d’Alexandrie se situe au Panthéon de ces êtres d’exception qui redonnent un peu de fierté à une espèce qui -en quelques décennies- s’obstine à détruire notre planète.

Née en 370 et fille du philosophe et mathématicien Théon d’Alexandrie, Hypathie reçue une éducation brillante dont elle fit le meilleur usage.

Nous signalons immédiatement ici le livre de notre ami Jean-Pierre Luminet :  Le bâton d’Euclide qui décrit avec élégance la vie d’Hypathie et son funeste trépas.

Peinture : Alma-Tadema

Peinture : Alma-Tadema

Il est toujours déroutant, lorsque l’on examine la situation précaire de centaines de millions de femmes vivant continûment sous la contrainte dans notre société dite moderne, de constater que, pendant l’Antiquité et le Moyen-âge, les femmes de l’aristocratie bénéficièrent très souvent d’un accès direct à la culture dans sa définition la plus noble et la plus ambitieuse.

Accès presque illimité par ailleurs, puisque certaines jeunes femmes particulièrement douées purent occuper des postes importants et enseigner des matières réputées difficiles, telles que l’astronomie, les mathématiques ou la philosophie.

Hypathie d’Alexandrie symbolise presque idéalement l’archétype de la femme comblée par les Dieux et dont les capacités intellectuelles peuvent légitimement faire rougir de honte tous les machistes.

Faisant rapidement preuve d’une très grande agilité d’esprit, Hypathie d’Alexandrie combina tout naturellement l’élégance de l’âme et l’élégance physique. Sa beauté subjugua ses contemporains et sa renommée s’accrue au rythme des démonstrations éloquentes de ses capacités à analyser et à enseigner.

Férue de mathématiques et d’astronomie, elle rédigea de nombreux ouvrages avec son père, dont un commentaire relatif à l’Almageste de Ptolémée et une critique des Eléments d’Euclide. Elle focalisa ses recherches sur les travaux d’Appollonius relatifs à la géométrie des sections de cône. Ces études, a priori confidentielles et quelque peu hermétiques, permirent d’importants progrès quant aux définitions des hyperboles, paraboles et ellipses, qui constituent encore le menu favori de nombreux lycéens et étudiants à notre époque.

Mais, indépendamment de ses nombreuses recherches scientifiques, elle se soucia aussi de philosophie et enseigna au Muséum. Elle put ainsi enrichir et commenter les textes de Platon, Héraclite, Plotin ou Aristote.

En 400 elle se retrouva à la tête de la prestigieuse école néoplatonicienne d’Alexandrie, démontrant ainsi l’excellence de ses analyses philosophiques et la finesse de son jugement.

Aucun de ses travaux n’ayant pu nous parvenir en raison de l’incendie de la Bibliothèque d’Alexandrie, nous pouvons toutefois glaner quelques anecdotes et détails éclairant sa vie.

Selon le philosophe Synésios de Cyrène, elle était louée pour sa grâce naturelle, sa disponibilité d’esprit et sa gentillesse. C’est ainsi qu’elle conseilla Synésios dans la construction d’un hydroscope (un instrument ressemblant à une clepsydre mais mesurant le poids de l’eau et non son volume), d’un astrolabe, ou pour l’élaboration de cartes géographiques fiables.

Dans le domaine philosophique, ses qualités pédagogiques et la profondeur de ses synthèses impressionnaient ses élèves. Rappelant régulièrement que l’Amour symbolise toujours notre recherche effrénée de l’archétype du Beau, Hypathie d’Alexandrie demeure très étrangement notre contemporaine, notre amie.

Notre sœur de cœur…

Hélas, sa vie s’acheva tragiquement en 415.

Néoplatonicienne, la fille de Théon était non chrétienne. Bien que ses relations avec les chrétiens d’Alexandrie fussent généralement amicales et sans ambiguïtés, cette particularité posa progressivement problème. Le fait qu’elle soit simultanément universellement appréciée et païenne, irrita profondément certains intégristes locaux qui préfigurèrent sinistrement ainsi les sombres heures de l’Inquisition qui déshonora l’Histoire du Monde à partir du pape Grégoire IX.

Cyrille, patriarche d’Alexandrie, excita la haine de certains de ses moines. Fanatisés, ceux-ci décidèrent de lyncher Hypathie, éradiquant ainsi le capital de sympathie que son enseignement véhiculait.

Après l’odieux massacre, le corps de la malheureuse fut traîné dans la ville et mis en morceaux à l’aide de fragments de tuiles.

La raison invoquée était que l’existence même d’Hypathie, brillante mathématicienne et philosophe enseignant le néoplatonisme,  constituait un réel danger pour le christianisme et un frein notoire à sa diffusion.

On peut aisément imaginer que le fait qu’elle soit une femme, et très belle d’après les échos de ses contemporains, ajouta encore à la haine de ces moines inféodés à des conceptions religieuses étroites et obtuses.

En guise de récompense, Cyrille fut canonisé ; puis promu Docteur de l’Eglise en 1882…

La mort révoltante d’Hypathie généra une kyrielle de séquelles inattendues et très lourdes de conséquences pour l’avenir de la région.

Inquiets après cette tragédie ressemblant étrangement à une exécution en règle, de nombreux mathématiciens et philosophes s’exilèrent et partirent pour la Perse ou pour l’Inde. C’est ainsi qu’Alexandrie cessa rapidement d’être le centre unanimement reconnu de l’enseignement de la Philosophie et de la Science, laissant progressivement la place à des cités et à des civilisations plus accueillantes, plus ouvertes à l’imagination créatrice et à la rigueur intellectuelle.

On peut citer ici les civilisations byzantine, sassanide, indienne ou chinoise.

Inéluctable désormais, le lent déclin de l’Occident s’affirmait un peu plus ainsi et, dans les domaines scientifiques en tout cas, il fallut attendre le début de l’ère industrielle pour assister à la résurrection de l’innovation scientifique et technique.

Indirectement, l’horrible trépas d’Hypathie d’Alexandrie occasionna un bouleversement colossal dont les ondes de choc se firent encore sentir 1 000 ans plus tard.

Etrange destinée…

Mais, au-delà de la mathématicienne géniale et de la philosophe païenne, il faut prendre en compte la femme et ses richesses intimes. Cultivée, radieuse et adulée par ses proches, Hypathie demeura un symbole d’humilité et manifesta très tôt son attachement à des valeurs humanistes simples qui trouvent fort peu d’échos chez nos contemporains.

Soucieuse d’un enseignement de qualité et responsable de ses actes comme de ses pensées, elle assuma sa vie de femme, de scientifique et de philosophe, sans jamais souiller son âme au contact impur des compromissions, des faux aveux et des repentirs hypocrites.

Comme l’écrit magnifiquement Charles Marie Lecomte de Lisle dans ses Poèmes antiques lorsqu’il évoque la vie d’Hypathie et son tragique destin :

« Elle seule survit, immuable, éternelle,

La mort peut disperser les univers tremblants,

Mais la beauté flamboie et tout renaît en elle,

Et les mondes encore roulent sous ses pieds blancs ! »

Quelle femme, quel homme aussi par ailleurs, dédaignerait une semblable épitaphe : la mort peut disperser les univers tremblants, mais la beauté flamboie et tout renaît en elle…

Bien au-delà du tombeau, bien au-delà des convenances et bien au-delà des stéréotypes faciles, cette appréciation du poète a valeur d’exemple. Elle confirme définitivement l’exceptionnelle stature de cette femme inspirée qui sut sublimer en elle les plus hautes valeurs morales et culturelles de son époque.

Et qui paya pour ce faire un prix exorbitant. Le prix de la honte.

Mais cette honte qui doit logiquement nous étreindre lorsque l’on songe à ce funeste épisode, se métamorphose lentement et nous conduit à une forme inattendue et radieuse de rédemption.

Hypathie fut injustement tuée. Hypathie fut atrocement mutilée par des hommes qui singeaient alors un combat divin aux motivations obscènes.

Hypathie nous force à réfléchir sur nous-même, car chaque jour qui passe réitère odieusement la sinistre besogne. Toutes les femmes martyrisées et méprisées en 2009 ne sont pas toutes des mathématiciennes.

Elles ne sont pas toutes des philosophes ou des astronomes de talent.

Elles ne ressemblent pas toutes à la sublime Hypathie d’Alexandrie qui conjuguait idéalement beauté, générosité et intelligence.

Mais aujourd’hui elles sont toutes sa sœur cadette.

Et il est vraiment temps que notre honte se transforme enfin en rédemption salvatrice.

Il faut faire vite. Très vite…

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14 commentaires sur “Hypathie d’Alexandrie : la beauté torturée, l’intelligence assassinée…

  1. si un jour l’homme pourrais aller au delà de notre système ,il comprendrait que nul dieux existe en ce monde ,mais cela rassure de croire en une unité supérieure qui
    nous guident ,le malheur c’est que certains homme ne cherchent que le pouvoir supprême de conduire les foules ,les peuples etc etc .ceci dit je respecte toutes les religions cela mets un certain équilibre ou déséqulibre à notre monde,cela rassurent certaines gens de penser qu’au dessus d’eux il y a une matière divine,si l’ont pourrait se recentrer sur l’essentiel ,et ne pas s’entre tuer pour les vanités des siècles passés ,mais bon toutes c’est choses font et feront parties à jamais de notre monde ,
    alors vivont avec ,mais construisont un monde universel pour l’avenir de nos enfants ,et cela passe par l’éducation de tous ….,j’ai vu le film AGORA ,je n’en connaissait pas l’histoire mais si les hommes politiques serait comme cette femme ,
    je pense que notre planéte serait mieux gérée,

    • Est-il vrai qu’Hypatie a professé l’héliocentrisme mille ans avant Galilée ?
      Pour ma part, je suis tombé amoureux d’elle il y a un an. J’ai peu de chances hélas d’être payé en retour…

  2. En ce dimanche, jour sacré pour les chrétiens, je veux vous faire partager la passion que j’ai pour une personne que j’enseigne à mon cours de « Evolution de la Pensée Politique » et cette personne c’est Hypatia ou Hypathie en français. Hypathie est la première femme professeure de philosophie, de mathématique, de physique et d’astronomie à Alexandrie en Egypte. Née en 370 et morte en 415 de notre ère, c’est la première femme scientifique africaine victime de la folie chrétienne. En 2012, les Africains l’ont oubliée et commémorent son bourreau à sa place. Voici comment c’est arrivé.

    Théon, professeur de Mathématiques, de physique, d’Astronomie à Alexandrie forme sa fille en ces matières qui va compléter son enseignement philosophique à Athènes auprès de Plutarque le Jeune. C’est ici qu’elle reçoit toute l’influence des enseignements de Platon et de Plotin. Elle étudie aussi en Syrie où elle subit l’influence des enseignements du philosophe Syrien Jamblique de Chalcis (250-327), mais en traduisant toutes ces pensées à la mathématique, qui est sa marque de fabrique : elle apporte une nouveauté à la philosophie Grecque et Syrienne, c’est leur traduction en Mathématique. Elle est la dernière directrice de l’alors considérée comme la plus grande bibliothèque du monde.

    Lorsqu’elle rentre à Alexandrie, elle enseigne dans l’école de son père Théon, avant d’en prendre la direction. Avec lui, ils vont partager leur passion pour l’astronomie et rédiger et éditer plusieurs manuels de mathématiques, d’astronomie et de philosophie. Elle met un pieds dans l’assiette de l’ignorance et de la superstition que véhicule la religion en cherchant à comprendre le monde. elle réfute catégoriquement l’idée d’un Dieu unique qui aurait créée le monde en 6 jours.

    Tout va bouleverser pour la jeune femme, lorsque la nouvelle religion montante, le Christianisme prend le dessus et cherche à s’imposer comme religion unique de l’Égypte. L’empereur Romain Constantin est le tout premier homme politique de l’histoire à comprendre comment on peut utiliser une religion déiste (monothéiste) pour dompter la population. Il institutionnalise le christianisme qu’il impose dans toutes les colonies de l’empire romain, dont l’Égypte de fin antiquité. La stratégie de l’Empereur est simple : en poussant le peuple à croire à un divin placé au ciel qui commanderait tout le monde, il devient alors plus facile pour le politicien de se faire passer pour l’intermédiaire du divin pour faire accepter son commandement.

    Mais l’Egypte est alors le berceau de l’instruction et de la recherche astronomique où les scientifiques ont déjà la preuve mathématique que l’église ment et elle sait qu’elle ment sur Dieu et le ciel.

    Par exemple :

    – Avant notre ère Aristarque de Samos (-310 à – 230) est le premier à avoir décrit notre système cosmologique avec la Terre qui tourne autour de son axe et autour du Soleil.

    – Eratosthène a mesuré avec précision la circonférence de la Terre

    – Hipparque de Rhodes a découvert une méthode de détermination des longitudes

    – Hypatie qui a lu tous ces auteurs construit un astrolabe plan, pour relever les positions des planètes, des étoiles et du soleil et les résultats sont consignés dans son livre appelé : « canon astronomique ».

    C’est pour mettre fin à tout ça que Rome va nommer Cyrille d’Alexandrie, patriarche en 412. Il déclare la guerre à tous ceux qui ne veulent pas se soumettre à la christianité, surtout aux intellectuels qui se disent laïques. L’impardonnable pour l’église catholique c’est la brèche ouverte par Hypathie dans ses travaux d’astronomie mettant en doute les dogmes enseignés.

    Le pire pour l’église catholique, c’est le fait qu’en plus, elle est une femme. Et celle à qui on remettait tout courrier qui ne portait pour seul indication du destinataire que les mots : « à la philosophe » est le symbole de ce qu’une femme ne doit pas être: instruite. Son cas est encore grave, parce qu’en plus, elle enseigne et elle dirige la plus célèbre école d’Alexandrie. Son châtiment doit servir d’exemple à toutes les femmes à qui viendrait la moindre sensation d’irritation ou de chatouillement de vouloir apprendre à lire et à écrire.

    En 415, c’est une foule de chrétiens conduite par l’Evêque Cyrille en personne qui va agresser la professeure, la dénuder, la promener ainsi dans toutes les rues d’Alexandrie, avec des coups et des fouets qui pleuvent sur son corps en sang. Il ne faut pas qu’elle meurt vite, elle doit tenir le temps de montrer à toutes les femmes de tous les quartiers d’Alexandrie ce qui les attend, au cas où. Les deux yeux sont crevés, le vendre ouvert, un doigt coupé à chaque carrefour, elle va succomber de manière très atroce à toutes ces ouvertures et mutilations faites sur son corps par ces chrétiens. Tous ses livres furent brulés. Ne sont arrivés jusqu’à nous que les titres de ses nombreux ouvrages, dont le contenu n’est parvenu jusqu’à nous que grâce à un de ses élèves, devenu son disciple qui lui, avait pris le risque de cacher ses cours et les correspondances échangées. Il s’agit de Synésius, ensuite fait évêque avec le nom de Cyrène et de qui nous apprenons la leçon principale de Hypathie : « Le monde dans lequel nous vivons est une copie imparfaite de la réalité. C’est le devoir de tout intellectuel à s’efforcer de connaitre d’abord et ensuite de comprendre ».

    Qu’est-il advenu à l’auteur de cette mort tragique, Cyrille? Il fut récompensé, par la canonisation et fait Saint : Saint Cyrille d’Alexandrie commémoré chaque année par l’Église catholique romaine le 28 janvier, mais fêté le 28 février.

    Voilà un exemple de comment les chrétiens africains prient, fêtent et célèbrent la mémoire des bourreaux de leurs ancêtres. Le martyre de celle qui s’énervait d’être appelée la plus belle femme du monde, voulant qu’on la juge par son intelligence et non par son corps, servira à faire progresser l’humanité entière lorsque Giordano Bruno va tomber sur les écrits de l’évêque Cyrène racontant Hypatie. Quand il sera lui aussi assassiné par l’église catholique pour les mêmes thèses du refus du Dieu unique, c’est Galilée qui prendra le flambeau.

    Aujourd’hui, sur les 30 millions de km2 du continent africain, aucune école, aucun collège, aucun lycée, aucune place, aucune ruelle, aucune bibliothèque ne porte le nom de Hypathie. A la place, Saint Cyrille est l’ange gardien de petits enfants africains qui lui dédient leurs prières avant de dormir, pour qu’il les protège dans leur sommeil. En Afrique, Saint Cyrille couronne les noms de cathédrales, d’écoles catholiques, de dispensaires; et en toute bonne foi, c’est aussi le prénom de bien d’africains, contents de le porter en hommage au bourreau de leur héroïne Hypatia. Avec ce pied de nez fait aux Africains par l’Eglise Catholique Romaine, comment croire à la sincérité de la repentance faite par le pape Jean-Paul II en 1992, sur l’ile de Gorée au Sénégal de tous les crimes causés par l’église catholique au continent africain ? Et si au nom de cette repentance, toute l’Afrique exigeait à l’église catholique de rouvrir le dossier Hypathie ???

    Le respect de la dignité africaine viendra aussi de notre capacité à valoriser nos propres martyrs et non nous contenter de célébrer ceux qu’on nous impose par procuration.

  3. Pingback: Mouvement laïque québécois » Conférence de Henri Pena-Ruiz, Laïcité et émancipation, 27 avril 2012

  4. @alain prevost, je suis totalement d’accord avec vous. la nature de Dieu telle que l’église nous l’a enseigné nous laisse toujurs perplexes.

  5. Votre article – évidemment orienté dans le sens du vent – contient plusieurs inexactitudes, que j’espère involontaires… Hypathie n’a pas été tuée par des « moines inféodés à des conceptions religieuses étroites et obtuses », mais par de simples habitants, menés par Pierre le Magistrat. Cyrille d’Alexandrie n’a pas du tout excité « la haine de certains de ses moines », au contraire. Le récit le plus proche des évènements dit le contraire, faisant même du patriarche une victime collatérale du fanatisme : « Une exécution aussi inhumaine que celle-là couvrit d’infamie non seulement Cyrille, mais toute l’Eglise d’Alexandrie, étant certain qu’il n’y a rien si éloigné de l’esprit du Christianisme que le meurtre et les combats » (Socrate le Scolastique, Histoire ecclésiastique, VII, 15).
    Vous avez parfaitement raison de souligner la place de la femme dans la société médiévale, autrement plus riche que dans la société moderne. Peut-être est-ce dû, réfléchissez-y, au fait qu’on vénérait (d’un culte d’hyperdulie) comme créature la plus formidable une femme, la Vierge Marie, au-dessus des anges mêmes…

  6. En disant « non-dogmatique et fermé », c’était dans le sens ni dogmatique ni fermé que je le disais bien sûr, soi « non-dogmatique et pas non plus fermé »! Je ne pense donc pas qu’une religion doit avoir le monopôle sur les autres et sur la Planète Terre…
    Bonne soirée… Un non-dogmatique, et non-« prosélytiste », et qui est autant en ce qui le concerne, Juif que Chrétien (Nazaréen, et donc Juif)… et que Gaulois Celte Animiste et Païen (au sens de quelqu’un d’un Pays et Naturaliste… Animiste… et non au sens péjoratif qu’imaginèrent et qu’imaginent… certains intolérants en appellant « païens » d’un « bloc » et avec mépris… tous ceux qui ont (ou qui ont aussi) une autre religion que celle dont ils se réclament, et/ou tous ceux qui n’ont pas de religion officielle, et/ou tous ceux qu’ils qualifient « d’athées »…)…

  7. Je pense que c’était aussi ça que comprenait le message de Jésus, non-dogmatique et fermé, et allant totalement à l’encontre de ce que firent après lui certains pouvoirs immondes osant se réclamer « de lui »… Je pense donc que l’on peut être de différentes religions officielles… ou d’aucune… et avoir la Foi Universelle et l’Amour de la Vérité (sans qu’il ne soit demandé (aucunement!) un dit « prosélytisme » méprisant et conquérant, ou un quelconque mépris… à l’égard de gens parce qu’ils sont d’autres religions que la sienne!) et aimer aussi le savoir, la science… la technè, l’art… sans dogmatismes imposés…
    Bonne soirée à vous tous…

  8. Et comme je ne peux avec mon téléphone… envoyer un commentaire dépassant une certaine taille, et que je n’ai pas fini de dire certaine choses dans mon précédent commentaire… je continue d’l’écrire ici… Bien sûr, j’dis pas qu’vous êtes athée, Monsieur Alain Prévost, mais j’préfère souligner que le fait de faire des ignominies n’est pas non plus limité à certains qui s’prétendent « religieux »… Et je souligne aussi que justement, il y a des êtres en diverses religions… qui s’insurgent contre des ignominies fanatiques… Hypathie elle-même, Animiste j’crois… fut ouverte à des Chrétiens… etc… et Philosophe… Amoureuse de la Vérité… et Rabbi Yeshoua (soit Jésus), n’est certainement pas pour des ignominies que certains fanatiques ont osés faire en se réclamant à tord « de lui »! J’crois qu’la vraie Religion est celle du Coeur, & s’trouve chez des gens de diverses religions officielles disant toutes du vrai… & aussi chez des gens n’ayant pas de religion(s) officielle(s)…

    • L’ignominie n’est pas le fait exclusif des seuls fanatiques religieux (chrétiens, juifs ou musulmans… pour ne citer que ceux-là), bien entendu. Elle peut aussi être le fait d’intérêts commerciaux… et on peut s’interroger très sérieusement sur la capacité qu’ont certains biologistes (par exemple) à commettre le pire. Exemple: ceux qui consacrent leur intelligence, leur talent, leur énergie et des milliards à développer des armes biologiques. Mais là encore, le « fanatisme » qui permet à certains de se croire justifiés dans cette activité pourtant très contestable (fanatisme politique dans un certain sens) … ce fanatisme-là ne s’apparente-t-il pas à une forme de fanatisme « religieux ». J’entends le mot « religieux » au sens premier du terme: ce qui me relie à… Relié à une pensé, à la doctrine de mon groupe d’appartenance…
      Ce dont nous devons nous méfier, c’est l’absolutisme de la « Pensée Unique », qu’elle soit « religieuse », politique ou socio-économique.
      Hypathie avait tous les torts: elle était brillante, elle était indépendante, elle savait structurer une pensée mieux que certains de ses contemporains… et elle était une femme!! Bref: une cible idéale, une « sorcière » à vouer aux gémonies!

  9. Très bel article, qui m’a aidé à mieux connaitre la Noble Hypathie…
    J’aimerais aussi répondre à la personne ayant laissé un commentaire précédent ce commentaire que j’envoi là… Je pense en effet, que les religions doivent être des chemins pour relier… outre le fait qu’elles sont souvent aussi liées à des identités… Quant au sens réel que signifie le mot science, savoir… je pense qu’il n’est certainement pas la propriété de certains appelés parfois « scientistes » et « matérialistes » athées… Et beaucoup savent qu’il y eut aussi des individus se disant athées… et très intolérants… Certaines procédures sous le Soviétisme me font même penser sur certains points… à certains procès d’Inquisition(s)… Et je citerais aussi en outre, la phrase d’un célèbre Scientifique Médecin, Rabelais : « Science sans conscience n’est que ruine de l’ame ». Désolé, j’arrive pas à mettre un accent circonflexe sur le « a » du mot « ame », avec le téléphone portable avec lequel j’écris ici!

  10. Grand merci pour cet article et la piste vers le livre « Le bâton d’Euclide » que j’ai immédiatement commandé. Se pose, une fois encore, la question de l’obscurantisme dans lequel la Religion (au sens de « confession religieuse ») peut nous entraîner. Vous me direz qu’il y a dans chaque « forme » religieuse des fanatiques mais aussi des hommes (moins souvent des femmes) qui prêchent un esprit de tolérance. Si on considère une « religion » comme le moyen de nous « relier » à l’Univers qui nous entoure, alors la Science ne peut-elle pas être considérée comme une « religion »? Et cette « religion » n’est-elle pas la plus tolérante car constamment appelée à se remettre en question au vu de l’Expérience? Partant de là, et sans tomber dans la notion d’Opium du Peuple, n’y a-t-il pas là matière à remise en cause de la structure-même de nos sociétés fondées sur des croyances religieuses elles-même basées sur une explication « magique » ou « mystique » de l’Univers? Et n’avons-nous pas là un des facteurs de l’instabilité de nos sociétés (notamment chrétiennes) et de la tension entre sociétés de croyances religieuses différentes?
    Et si, d’un point de vue « non religieux », le Dieu Eternel, Tout-Puissant, Omni-Présent et Infini n’était que le souffle de l’expansion et de l’éventuelle contraction de l’Univers? En quoi cela affecterait-il nos sociétés? Un tel concept pourrait à coup sûr soulever l’ire des tenants les plus fanatiques de la Foi et déclencher des mouvements violents d’intolérance religieuse. Est-ce cela que nous observons actuellement dans le clivage entre le Monde Musulman d’une part et l’Occident « rationnel » d’autre part?

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