Interview des deux responsables « Rivière blanche » : Jean-Marc Lofficier & Philippe Ward

Rivière Blanche a cinq ans ! Cinq ans, une centaine de livres derrière eux et de très beaux projets à venir ! Petite interview en forme de bilan pour fêter cet anniversaire !

Actusf : Après cinq ans, quel regard portez-vous sur l’aventure Rivière Blanche ?

Êtes-vous satisfait du résultat ?

Philippe Ward : J’avoue que je n’en reviens toujours pas. Cinq ans après l’embarquement sur la Rivière Blanche – quand je vois le chemin parcouru – je me dis que c’est une sacré aventure que nous avons vécu et que nous vivons. Jamais je n’aurai cru que la Rivière Blanche serait encore là au bout de ces cinq années.

Oui je pense que nous pouvons être satisfaits. Bien entendu nous avons eu des problèmes : j’ai même commis des erreurs, mais cela fait partie de l’apprentissage. Quand on regarde les 90-100 livres que nous avons publiés, nous pouvons être contents de la Rivière blanche. Le résultat, c’est aussi d’avoir dans notre catalogue toutes les générations d’auteurs de la SF française, des grands anciens aux jeunes auteurs.

Aujourd’hui, Rivière Blanche est ancrée dans le monde de l’imaginaire français, mais à notre niveau. Nous sommes conscients d’être des petits scarabées, mais nous publions aussi bien des auteurs reconnus, que de grands anciens qui avaient disparu du monde de l’imaginaire et aussi de jeunes auteurs. Ce mélange est vraiment un plaisir pour nous.

Et puis nous nous sommes diversifiés avec une série Dimension qui doit beaucoup à Sylvie Miller et qui continue grâce à Patrice Lajoye et à d’autres…

Jean-Marc Lofficier : De mon point de vue, je suis plus que satisfait. Je ne pense pas que, quand Philippe et moi avons démarré, en septembre 2004, j’aurais imaginé que nous serions encore en activité cinq ans plus tard, avec près de 100 titres à notre catalogue. Rien que cela, c’est déjà un constat de succès, dans un domaine où beaucoup de petits éditeurs meurent dans les 3 ans. Mais, de fait, notre vrai succès, du moins à mon avis, est ailleurs : c’est le fait que, dans leur immense majorité, les ouvrages que nous publions n’auraient pas pu être publiés ailleurs. Je veux dire que si Mnémos ou Bragelonne venaient subitement à disparaître, il ne fait aucun doute que la majorité de leurs auteurs retrouveraient vite un éditeur. La nature arbore le vide, comme on dit, et ils seraient vite remplacés. Pas nous.

Qui, en France, va publier M.-A. Rayjean, Piet Legay, Daniel Piret, Louis Thirion, Dominique Rocher, Claude Legrand, et les grands anciens du Fleuve Noir à qui la communauté de la SFF doit tant ? Qui aurait publié les premiers romans de Simon Sanahujas, Laurent Whale, Alain Blondelon ou Thomas Géha, ou les recueils de nouvelles de Bruno Bordier, Philippe Heurtel et Eric Boissau ? Sans parler des anthos sur l’Amérique Latine, l’URSS, Dick, Les Compagnons de l’Ombre, etc…

Quand même des célébrités comme Sellig arrivent chez nous, avec un roman de SF humoristique tout aussi hilarant qu’un Robert Sheckley (qui, lui aussi, a fini chez nous), on se dit que le reste de l’édition française de SF travaille dans un mouchoir de poche. C’est peut être justifié financièrement, mais c’est parfois bête, souvent injuste et toujours déprimant pour tous les autres, qu’ils soient auteurs ou lecteurs, qui cherchent autre chose.

Donc, avec le recul de ces 5 ans, je peux dire que le résultat le plus probant de l’existance de Rivière Blanche est que, grâce à Philippe, le meilleur directeur de collection français (et j’en connais un bon nombre), nous avons permis à une multitude de livres qui n’auraient jamais vu le jour d’EXISTER, dans tous les sens du terme.

Actusf : Quelles ont été les grandes étapes de ces cinq années ?

Jean-Marc Lofficier : Au départ, la confiance que nous a témoigné P.-J. Herault en nous confiant La Fédération de l’Amas, puis André Caroff avec sa Mme Atomos, qui a permis de lancer la Collection Noire, pseudo-Angoisse. Les deux anthos de Sylvie Miller et La dimension des miracles revisitée de Sheckley sont aussi des tournants importants, qui ont justifié et légitimé la troisième collection, Fusée. J’ai la faiblesse de croire que Les Compagnons de l’Ombre sont quelque chose de totalement unique en France, et d’ailleurs assez étranger au goût français. L’arrivée de Sellig chez nous avec Pour une poignée de Koumlaks est une étape aussi, car avec lui, on n’est plus dans les vieux auteurs nostalgiques, mais une véritable célébrité médiatisée qui aurait du être chez un grand éditeur mais qui a préféré nous faire confiance à nous. Il en va de même pour Cathédrales de Brume que nous venons de sortir en grand format.

Maintenant, il y a l’arrivée de la collection BD « Hexagon Comics » qui va rééditer des BDs publiées dans les petits formats des Editions Lug. C’est la même démarche que Rivière Blanche, adaptée à la BD. Quand le catalogue va s’étoffer, d’ici un an, ce sera quelque chose. Tout un immense passé quasiment ignoré de la BD francophone va ressortir de l’obscurité injuste dans lequel il était !

Philippe Ward : Je dirais qu’il y a d’abord eu le lancement, là c’est se faire plaisir. Et puis j’avoue que des auteurs comme F Darnaudet, PJ Hérault, JP Andrevon nous ont fait aussitôt confiance et cela a permis le lancement de la Rivière Blanche. J’avoue que cela m’a surpris que des auteurs me disent OK. Malgré notre mode de fonctionnement, ils ont accepté d’embarquer avec nous.

Ensuite, il y a eu le lancement de la collection, là aussi grâce à André Caroff qui a accepté la réédition des Mme Atomos, grâce aussi à Gilles Bergal qui nous a donné des inédits. Et puis la collection bleue, avec les Dimension Espagne et Latino de Sylvie Miller, des livres qui font référence et qui ont ouvert la porte à toute une série. Et puis les hors séries comme l’ouvrage Anticipation. Au départ, nous partions pour un livre de temps en temps, là nous arrivons à 20 livres par an.

Aujourd’hui c’est le lancement de la collection BD qui marque une nouvelle étape dans notre aventure.

Actusf : Avez-vous été surpris par l’accueil du public ?

Philippe Ward : Oui. J’avoue que lors du premier festival auquel a participé la R.B à Sèvres, j’ai été surpris par l’accueil du public, aussi bien pour le roman de PJ Hérault que pour les autres que nous venions de sortir. Mais je crois aussi que c’est un coup de génie de Jean-Marc qui a décidé de prendre une maquette du Fleuve Noir au lieu d’inventer une maquette à nous. Cette maquette attire le regard des anciens mais aussi des jeunes qui disent « je connais » et donc qui vont vers les livres. C’est un point très important dans le succès de la R.B. Nous avons 4 maquettes différentes chacune en fonction de la série. Mais les auteurs ont été aussi pour beaucoup.

Jean-Marc Lofficier : On est toujours surpris par ce dernier car, au fond, nul ne comprend cette créature amorphe et statistique baptisée « le public ». Au risque de surprendre, je dirais pourtant « non », parce que j’ai toujours pensé qu’il devait y avoir en France entre 2000 et 5000 anciens lecteurs purs et durs, collectionneurs même, du Fleuve Noir Anticipation. Donc notre public existe ; il est connu. Le problème est plutôt comment le toucher, en l’absence de tout support permettant de le cibler avec efficacité. Pour résumer, disons globalement, 1) on savait qu’il existait un public, et 2) les réactions de nos lecteurs sont précisément ce que nous espérions, donc dans l’ensemble, pas trop de surprises de ce côté.

Actusf : Quels ont été vos plus grands succès ? Et quels sont les livres pour lesquels vous avez une tendresse particulière ?

Philippe Ward : Comme nous ne cachons rien, la moyenne des ventes est de 190 exemplaires. Notre best -seller c’est Pour une poignée de Koumlaks de Sellig qui dépasse les 1 200 ventes. Ensuite il y a tous les PJ Hérault, un auteur qui a un véritable fan club, ses livres varient entre 500 et 900. Et puis il y a 2 petits jeunes qui ont fait un tabac : John Lang avec Le Bouclier obscur et Thomas Geha pour sa série des Alone. Et puis le Noir Duo et Dimension Espagne.

Comme j’ai choisi tous les titres, j’ai une tendresse particulière pour chacun d’entre eux à différents niveaux, mais tous ont une histoire personnelle pour moi. C’est le contact avec les auteurs aussi, les coups de téléphone, les lettres, les rencontres lors de salons. C’est pour cela que je ne peux pas en sortir un ou deux du lot.

Jean-Marc Lofficier : Il est toujours délicat de répondre à ce genre de questions sans vexer quiconque, mais cela ne surprendra personne si je confirme que Sellig et P.-J. Herault sont nos meilleures ventes. Cela n’est, en soi, pas trop étonnant dans la mesure où ce sont, de nos auteurs, ceux qui ont le « fan club » le plus motivé. John Lang, de même.

En ce qui concerne les livres pour lesquels j’éprouve une « tendresse particulière », je dois citer Martervenux et la Trilogie Coqdor, non parce que j’y ai participé, mais parce que très honnêtement je rêvais de rendre cet hommage à Maurice Limat depuis des années. Je suis aussi très fier de notre intégrale Mme Atomos. Sinon, en tant que simple lecteur, je mentionnerais très subjectivement Aberration Cosmique de Hugues Douriaux, La Grande Migration de P.-J. Herault, Helios de Louis Thirion, Nova Roma, Le Chant des Psychomorphes… Les Cavaliers du Taurus est très beau aussi…

Actusf : Votre catalogue est finalement très hétéroclite, avec des vieux de la vieille et des petits nouveaux. Comment choisissez-vous vos futurs ouvrages ?

Philippe Ward : Depuis le début, j’ai toujours voulu publier chaque année 2 jeunes auteurs, un que je connais et un que je ne connais pas et dont j’ai reçu le livre par la poste ou plutôt par mails. Pour les anciens auteurs, j’ai les romans inédits qu’ils ont écrits il y a des années. C’est un peu mon fond, à la fois de commerce et aussi mon fond de manuscrits. Et puis certains anciens se sont relancés dans l’écriture à notre contact comme André Caroff ou Kurt Steiner. Ensuite, il y a les auteurs reconnus qui me proposent leur manuscrits que je lis et que je choisis ensuite. Et puis il y a les petits jeunes. Il faut dire que chaque année je dois recevoir plus de 350 propositions de romans et je dois en choisir un. C’est ce qui est le plus dur. Et puis il y a les commandes des romans que je demande à de jeunes auteurs et que j’essaye de développer maintenant en travaillant avec eux.

Actusf : Y’a-t-il eu des anecdotes ou des moments insolites ? (réactions des lecteurs, découverte d’un manuscrit spécial, réaction des auteurs, brèves de salon, soucis d’impression…).

Jean-Marc Lofficier : Insolite n’est pas tout à fait le mot, mais oui., il y a un « fou » qui, périodiquement, essaie de nous convaincre de publier son opus magnum de 7 ou 8 volumes ovniens totalement illisibles — le plus mauvais écrivain du monde ; rien qu’une page suffit à donner la migraine. Et nos rejets polis ne font qu’accroître les aberrations de son comportement. Sinon, pour moi tout au moins, les grands moments sont la gratitude émouvante témoignée par les anciens auteurs du Fleuve que nous avons contacté pour leur proposer d’être à nouveau publiés… C’est là qu’on se dit que notre existence est pleinement justifiée… A contrario, il y a eu deux ou trois cas de veuves d’auteur qui semblent désireuse d’enterrer l’oeuvre du disparu avec ce dernier, voire même la déteste. Cela me semble toujours très bizarre…

Philippe Ward : Je dirais que le moment le plus insolite pour moi a été Sellig. Un jour je reçois un roman de Sf humoristique de Sellig (je ne connaissais pas), mon fils de 22 ans passe à côté, voit le nom et il me dit, tu vas publier Sellig ? Je lui dit oui car c’est le seul roman humorisitique que j’ai reçu. Il me répond : « ça déchire ! » Je le regarde surpris car il ne s’est jamais intéressé à la lecture. Je lui dit : « tu le connais ? » « Un peu c’est un des meilleurs comiques actuels, pousse-toi tu vas voir ses sketchs ! » Il se branche sur Youtube et je vois les sketchs de Sellig. Trois mois après, Sellig nous a invité à l’un de ses spectacles. A la fin, il a parlé de son fils et de Rivière Blanche, cela m’a fait quelque chose en l’entendant…

Ensuite il y a le contact avec les lecteurs, j’essaye de répondre à tout le monde, et ensuite il y a les lecteurs qui viennent dans les salons et qui discutent avec moi et qui m’offre un coca… Là aussi cette relation avec les lecteurs est importante. Mais vous avez vu les chiffres, ils ne sont pas nombreux.

Et puis les auteurs, quand un auteur qui a derrière lui plus de 100 publications qui a vendu à plus de 50.000 exemplaires vous téléphone et presque les larmes à l’oeil vous disent merci, ils ont reçu leur livre et ils n’en reviennent pas de voir leur nom. Là aussi cela fait quelque chose au coeur.

Et puis les salons, avec ma place au bar que me réserve un des responsables d’ActuSF….

Pour finir le dernier moment insolite que j’ai vécu : Cathédrales de Brume, un roman de Gil Prou et Oksana. Cela surprend toujours qu’une actrice du X vous envoie un roman de Hard Science. Je sais que certains auteurs que j’ai refusés vont m’accuser de l’avoir publiée pour son physique (authentique) que pour sa prose. Mais je suis vraiment fier de publier ce roman. Et tant pis pour le quand-dira-t-on.

Et pour finir une anecdote postale, un facteur qui sonne et qui me demande si Madame Blanche Rivière habite chez moi !

Actusf : On a l’impression que vous débordez de projets, avec en plus maintenant la BD. Comment arrivez-vous à sortir autant de titres ? Comment vous organisez-vous ?

Philippe Ward : Tout est une question de temps. J’avoue que la BD, c’est géré par Jean-Marc, et nous nous sommes répartis les tâches, chacun dans son domaine et cela tourne très bien. Jean-Marc explique très bien notre fonctionnement. Je crois que c’est aussi notre force d’avoir ce business plan (j’adore ce mot). Moi je passe surtout mon temps à faire des enveloppes et à aller à la poste. A la poste, je suis connu comme le loup. Et en plus nous avons autour de nous une petite équipe de bénévoles, certains scannent les manuscrits, d’autres travaillent avec les auteurs, d’autres corrigent les manuscrits (notre point noir), d’autres font la pub sur Ebay, d’autres font le tour des librairies à Paris et vantent nos livres. Des bénévoles qui nous aident et à qui nous devons beaucoup.

Jean-Marc Lofficier : Oui, on aimerait bien connaître la réponse à cette question aussi…. 🙂 Philippe choisit les livres, et entretient le contact avec les auteurs. En aval, il gère la facturation et les expéditions, sauf celles en gros qui partent directement de l’imprimeur anglais, et comptabilise les ventes. Moi, je m’occupe de la direction artistique, le fabrication, les relèves de droits d’auteur (trimestrielles !!!) et les paiements. Pour la BD, c’est le site le Coffre à BD qui se charge des ventes et des envois. Il ne faut pas oublier qu’il y a aussi Black Coat Press – un ou deux livres par mois de plus ! – dont je m’occupe intégralement. Grosso modo, en comptant les BDs, on doit sortir 6 ou 7 livres par mois. Inversement, je vois de gros éditeurs qui ont beaucoup de personnel, qui semblent complètement dépassés, et sont incapables de gérer le moindre dossier sans y mettre des mois, ou de répondre aux courriels. C’est plutôt à eux qu’il faudrait demander comment ils s’organisent. Paradoxalement, je crois que de ne pas avoir de diffuseur et/ou distributeur nous fait gagner du temps.

Actusf : On a surtout l’impression que vous vous faites plaisir. Est-ce que c’est vraiment votre moteur ?

Jean-Marc Lofficier : Oui. Je dis toujours que, vu notre « business model » (tirage numérique à la demande), si on ne peut pas se faire plaisir, ce n’est pas la peine d’exister. Nous n’avons JAMAIS refusé un projet qui nous plaisait à cause de son manque total de potentiel commercial. Exemple : Martervenux. Il faut être complètement fondu pour publier une Encyclopédie de l’univers de Maurice Limat. Philippe n’a pas son pareil pour trouver des projets qu’aucun autre éditeur n’oserait toucher.

Philippe Ward : Oui. Passion et plaisir, ce sont les deux maître-mots pour moi. Tant que je prendrais du plaisir dans cette aventure et tant que j’aurais la passion je continuerais. Mais le plaisir reste notre moteur, vu que ce n’est pas l’argent car nous sommes bénévoles. C’est aussi le plaisir de publier les livres que j’aime, les auteurs pour qui j’ai eu un coup de coeur, sans trop me soucier de la comptabilité (mais nous n’avons jamais été dans le rouge) et surtout sans que Jean-Marc soit derrière moi. Il m’a donné, depuis 5 ans, carte blanche et jamais il n’a rejeté un projet que je lui ai proposé. Et franchement, pouvoir publier ce que je veux c’est une véritable liberté pour moi. Et c’est mon plaisir.

Actusf : Parlez-nous un peu du recueil célébrant votre 5ème anniversaire. Comment avez-vous choisi les nouvelles ?

Philippe Ward : C’est Jean-Marc qui s’est occupé de tout, et c’est du beau travail, et là aussi on se fait plaisir et on fait plaisir à nos lecteurs.

Jean-Marc Lofficier : C’est moi qui me suis chargé de cela, visant de boucler la chose en 120 pages, donc la pagination a affecté le choix… J’aurais voulu mettre l’autobio de Caroff, par exemple, mais il n’y avait plus la place… Sinon j’ai choisi des nouvelles qui me plaisaient, et j’ai rédigé les courtes introductions. Je vois ce petit livre comme un « sampler » (échantillon) du talent de nos auteurs, anciens et modernes. Et une superbe couve de Grillon représentant justement une « rivière blanche » ! C’était trop idéal pour passer à côté !

Actusf : Comment travaillez-vous aujourd’hui et quels sont désormais vos objectifs ?

Philippe Ward : On travaille comme il y a 5 ans, nous n’avons jamais rien changé. Comme on dit, on ne change pas une équipe qui gagne. Je sais où est la Rivière Blanche, nous ne jouons pas la Champion’s League, nous sommes à notre niveau, nous montons les marches une à une. J’ai vu trop d’éditeurs faire faillite et disparaître pour vouloir tout casser et vouloir être en haut de l’affiche. Nous allons continuer à notre rythme en innovant de temps en temps et en se faisant plaisir.

Jean-Marc Lofficier : Ayant renoncé, il y a longtemps, à la conquête du monde, je pense que cultiver notre jardin éditorial nous suffit largement… J’imagine mal de grands changements dans notre façon de faire, sauf accidents…5 ans déjà...

Actusf : Quelles sont les parutions importantes à venir ?

Jean-Marc Lofficier  : Je vais laisser Philippe répondre à cette question, me permettant uniquement de mentionner un gros recueil de nouvelles de Claude Legrand, Le dernier homme de chair, prévu pour 2010. Voila un monsieur, grand scénariste BD, traducteur, auteur de peut être une centaine de nouvelles courtes, souvent de SF, recensées nulle part car publiées dans des petits format BD, totalement inconnu du milieu, et pourtant un grand auteur… Encore un oubli qu’on va combler…

En BD, après Kabur, on va rééditer Wampus, Phénix et Dragut, trois séries absolument incontournables dans l’histoire du petit format. Après, on fera des superhéros made in France eux aussi peu connus tels Homicron, Starlock, Jayde…

Philippe Ward : En septembre, nous publions un premier roman de fantasy historique. En octobre, Cathédrales de Brume, notre premier roman Hors série. En décembre un Kurt Steiner inédit (qu’il vient d’écrire) en 2010. Il y aura sans doute un roman inédit de PJ Héraut, un recueil de nouvelles de Lionel Davoust, et peut-être un premier tome de Fantasy Catalane (3 novellas avec 3 auteurs ) et si cela marche, j’aimerais continuer cette série avec d’autres auteurs à partir d’un même personnage. Et puis nous allons continuer la collection Dimension avec un Russie, un suisse, peut-être un Dimension Arabe. Et nous terminerons l’année sur une anthologie de Capes et d’épées qui devrait surprendre si les auteurs répondent présents.

Jérôme Vincent

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