Interview récente

8 09 2010

Cette interview a été réalisée à la FNAC Valenciennes, juste avant une séance de dédicaces.





Article paru le 25 Août dans Le Populaire du Centre

27 08 2010

Article paru dans "le Populaire du Centre"

Voilà le scan de l’article paru le 25 Août 2010 dans “Le Populaire du Centre”.

Le 29 Septembre nous participerons à l’enregistrement de l’émission “Ma vie est une aventure”. Elle sera diffusée sur FR3 en Octobre.

Lien vers l’article sur le site du Populaire : http://www.lepopulaire.fr/editions_locales/limoges/une_actrice_x_et_un_cadre_fnac_ecrivent_de_la_sf_a_quatre_mains@CARGNjFdJSsGExIDChk-.html et sur celui de “La Montagne” :  http://www.lamontagne.fr/editions_locales/haute_vienne/une_actrice_x_et_un_cadre_fnac_ecrivent_de_la_sf_a_quatre_mains@CARGNjFdJSsGExIDChk-.html





Interview pour le site “La vie littéraire”

1 08 2010

Oksana & Gil Prou

Entretien avec Gil Prou et Oksana autour de leur roman Katharsis

par Matthieu Baumier et Gwen Garnier-Duguy

LVL : Gil Prou et Oksana, vous venez de signer, après votre space opéra métaphysico-planant “Cathédrales de brumes“, un deuxième roman troublant de prophétisme, “Katharsis“, dans lequel des idéalistes intraitables meurtris par ce que l’homme inflige à la race humaine et à la Terre menacent les dirigeants du monde de faire sauter la planète s’ils ne changent pas l’économie de la manière de vivre humaine. Ces éco-terroristes se sont appropriés des missiles nucléaires, qu’ils menacent de faire sauter dans des giga volcans. Première question, Gil et Oksana : le réveil du volcan islandais qui a paralysé l’Europe, c’était vous ?

O & G : Bien sûr ! Plus sérieusement, nous nous sommes posé la même question en constatant l’étrange parallèle existant entre certains éléments de notre fiction et l’actualité la plus récente. En fait, en écrivant Katharsis nous avons souhaité mettre en lumière une réalité -l’existence de plusieurs supervolcans tapis dans l’écorce terrestre depuis plusieurs millions d’années- qui constituent la plus effroyable menace « naturelle » susceptible d’anéantir la civilisation humaine en provoquant un long hiver volcanique. Selon la puissance de l’éruption, cet « hiver » durerait quelques années ou… quelques siècles ! Le hasard fait que cette problématique se nourrit de l’actualité, même si le « petit » volcan islandais représente moins d’un dix millième de la puissance réelle d’un supervolcan tel que celui de Yellowstone ou celui du lac Toba. L’actualité récente confère par ailleurs un caractère prémonitoire à notre thriller. On y retrouve en effet les effets désastreux de l’éruption d’un volcan, mais aussi le constat des échecs des gouvernants du monde lorsqu’il faut prendre des décisions qui engagent l’avenir. On découvre aussi une similitude avec le Sommet de Washington qui met en lumière le risque d’une appropriation de l’arme nucléaire par des terroristes. Enfin, nous programmons la première mission habitée pour Mars en 2033 et Obama évoque l’horizon 2035. On devrait peut-être jouer au loto !

LVL : Votre roman, bien rythmé, haletant, est toutefois extrêmement noir.
L’échec du Grenelle de l’environnement, l’échec du Sommet de Copenhague, l’échec de la Conférence de Doha ne sont certes pas là pour nous rassurer quant à vos prévisions. Votre démarche littéraire est-elle désespérée, nihiliste, ou croit-elle qu’il y a un salut par le Verbe ?

O & G : Notre démarche est tout simplement lucide. Nous serons 9 milliards d’êtres humains en 2050 et nous n’avons nullement l’intention d’endiguer nos suicidaires appétits de consommation. Tous les signaux sont au rouge : on vient d’apprendre par les spécialistes des Nations Unies que les réserves de poissons auront disparues en 2050 si on ne régule pas drastiquement la pêche mondiale… Dans l’état actuel des choses -et les échecs récurrents de tous les sommets visant à enrayer ce processus dément le prouvent- la catastrophe écologique, climatique et sociale est inévitable. N’oublions pas ce chiffre simple et atroce : en 2010, un enfant meure toutes les 5 secondes par manque d’eau ou en raison d’une eau impropre à la consommation… Mais on parle de quoi sur Facebook et dans les journaux télévisés ? De niaiseries politiques ou sportives, mais presque jamais de ces enfants qui meurent chaque jour. Que se passera-t-il lorsque la population humaine aura augmentée de 40% (c’est-à-dire demain) et lorsque nos appétits de consommation auront augmenté de 100% ?

LVL : Votre roman a quelques précédents dans le genre, notamment l’excellent “En direct” de Spinrad. Pensez-vous que “la conscience verte” sera le prochain fascisme ?

O & G : La situation environnementale et sociale deviendra de plus en plus difficile et l’avenir de nos enfants s’obscurcira. Tout ceci génèrera naturellement des révoltes et la radicalisation d’une forme outrée de l’écologie : l’écoterrorisme est une des réalités de demain. Tout le monde le sait et nous avons simplement précipité ce phénomène dans notre thriller…

LVL : Votre roman s’ouvre par une citation de René Char : “L’Homme fut sûrement le voeu le plus fou des ténèbres“. Cet aphorisme est extrait des “Feuillets d’Hypnos“, livre “écrit” pendant l’Occupation, alors que Char était résistant et maquisard, donc au noir d’une période historique très menaçante. Sommes-nous à l’équivalent historique d’une menace capitale, pour que vous repreniez ainsi la lignée de Char ?

O & G : Si l’on considère que la possible généralisation de conflits pour l’accession à l’eau et à la nourriture est une situation dramatique et une menace capitale pour l’humanité (ce qui est notre cas), le parallèle est pleinement justifié.

LVL : Char écrivit aussi “A chaque effondrement des preuves, le poète répond par une salve d’avenir“. La salve d’avenir, votre roman ne semble pas y croire, mais vous, comment le voyez-vous ?

O & G : Si les femmes avaient simplement -et dans tous les pays du monde- le choix d’avoir ou non un enfant, sans contrainte, sans jugement, un véritable espoir poindrait à l’horizon. Mais si nous sommes condamnés à être neuf milliards de fournis laborieuses et consommatrices de ressources en 2050, il n’y aura pas de « salve d’avenir ». Nous n’avons qu’une seule Terre… Et nous l’a tuons.

LVL : Yves Paccalet préface votre beau roman. Auteur du provocant “L’humanité disparaîtra, bon débarras !”, il semble être la plume indiquée pour introduire votre roman. Des vues communes avec lui ?

O & G : Innombrables ! Yves est devenu un ami et discuter avec lui est un plaisir sans borne. Que ce soit dans ces ouvrages coécrit avec le Commandant Cousteau ou dans ces essais les plus récents, il dit tout haut ce que la plupart des spécialistes honnêtes pensent tout bas. Pour être francs, lorsqu’il écrivit « L’humanité disparaîtra, bon débarras ! » en 2005 et lorsque nous avons écrit la première version de « Katharsis » en 2007, nous pensions tous les trois avoir un peu « grossit le trait ». Lorsque nous évoquons cette problématique ensemble en 2010, nous pensons, au contraire, être un peu en retrait par rapport aux catastrophes climatiques, environnementales et humaines que nous alimentons tous ensemble…

LVL : La dernière phrase de votre roman est proprement sublime. Elle fait référence à Chrétien de Troyes (le moment ou le jeune Perceval contemple le sang sur la neige, symboles qui mettent le héros en marche vers sa quête intérieure de pureté et de grandeur humaine), au Giono de “Un roi sans divertissement“, où le thème du sang dans la neige est également très marqué. Est-ce là, silencieuse, la parole discrètement charrieuse d’espérance en l’Homme ?

O & G : Le sang sur la neige… La pureté et la mort mêlées après le « dernier cri du dernier des humains » (Vigny). C’est une image poétique, mais c’est aussi un symbole fort. Or tout est symbole.

LVL : Vous travaillez à un nouveau roman ?

O & G : Nous commençons l’écriture simultanée de deux nouveaux romans. Le premier se déroulera au VIe siècle avant J. C. et le second 3 500 ans plus tard. Nous ne risquons donc nullement de confondre les intrigues et les personnages…

Oksana & Gil Prou le 20 Mai 2010

Lien : http://www.lavielitteraire.fr/index.php/katharsis-entretien

Lien vers notre précédente interview : http://www.lavielitteraire.fr/index.php/gil-prou-et-oksana-entretien





Interview parue dimanche dans « La Voix du Nord »

17 05 2010

Oksana & Gil avec les couvertures de leurs deux premiers romans

Cette interview a été faite le samedi matin, juste avant le début de notre rencontre-dédicace à la FNAC Valenciennes où l’accueil fut très chaleureux. Un grand merci à toute l’équipe…

Cette interview (près de 40 minutes) a été résumée à travers cet article intitulé : « L‘électron libre du cinéma X s’attaque à la littérature SF »

• UN VISAGE, UN JOUR : OKSANA, HARDEUSE ET AUTEUR

La star du X Oksana était hier en dédicace à la FNAC. Pas pour ses prouesses à l’horizontale, mais pour une activité parallèle. La demoiselle a cosigné un roman d’anticipation avec Gil Prou, un ancien gros bonnet de la FNAC. Une collaboration inattendue mais pleinement assumée.

Mini robe moulante, bottes, lunettes noires, décolleté vertigineux… Oksana : vingt-huit ans, a le physique de l’emploi. Sauf qu’on n’est pas là pour parler des films où elle impressionne par la légèreté de sa cuisse, mais de littérature. La belle est d’ailleurs accompagnée d’un homme à l’allure beaucoup plus sage, et au parcours plus « sérieux ». Gil Prou : soixante ans, a été responsable disques à la FNAC Montparnasse, puis directeur de FNAC Distribution. Il a par ailleurs rédigé des articles pour Actuel et a parcouru la planète pour le magazine Grands Reportages.

Tous deux sont venus à Valenciennes dédicacer leur deuxième ouvrage commun, “Katharsis“. Un thriller écologique d’anticipation qui met en scène le chantage exercé contre l’ONU par un groupe écoterroriste en 2033. Le tout préfacé par Yves Paccalet, « philosophe poil à gratter », auteur de “L’humanité disparaîtra, bon débarras !”

À première vue, l’attelage a tout de l’alliance de la carpe et du lapin. « On se connaît depuis longtemps et on a des centres d’intérêt communs », explique Oksana. « Je m’intéresse aux sciences dures et elle a une licence de mathématiques appliquées », précise Gil Prou.

Leur collaboration ne va pourtant pas de soi. « Le fait d’être une star du X a été un handicap au début. L’éditeur de notre premier roman a été un peu malmené : les gens croyaient à un coup éditorial, à un pétard mouillé. » Et les employeurs habituels d’Oksana voient d’un mauvais œil ses velléités d’émancipation. « Le milieu du X, c’est un peu “sois belle et tais-toi”. J’étais en contrat avec Marc Dorcel quand on a commencé à envisager de travailler ensemble. Ils nous ont fait comprendre que ce n’était pas une bonne idée. À la fin de mon contrat, je suis partie. »

Dans le lander(por)neau, ce départ vaut à Oksana une image d’« électron libre », qu’elle et Gil revendiquent. « On ne veut pas s’enfermer dans un genre, avance-t-il. On discute avec des scénaristes pour une adaptation cinématographique, une série télé… On veut se lancer des défis qui nous stimulent. Même si ce roman devient un best-seller, on ne fera pas du copier-coller ». « Je recherche du plaisir, acquiesce Oksana. C’est indispensable : la littérature est un domaine moins facile que le X. Le public n’est pas captif, il faut le conquérir. Même dans mon métier, j’essaie de dépasser les codes. Je ne suis pas une bimbo refaite, je reste proche du public là où d’autres jouent l’inaccessibilité… »

L’actrice signe des autographes avec le sourire. « Continuez, j’adore ce que vous faites », lui glisse un jeune homme, les yeux baissés.

Un lecteur conquis, sans doute…

PAR RUBEN MULLER

valenciennes@lavoixdunord.fr  PHOTO DIDIER CRASNAULT

Lien : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Valenciennes/actualite/Valenciennes/2010/05/16/article_l-electron-libre-du-cinema-x-s-attaque-a.shtml








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